<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-8507802020714847873</id><updated>2011-07-08T12:43:26.733-04:00</updated><title type='text'>Gilles et Jeanne-Mance en voyage</title><subtitle type='html'>Dans ce blog, nous comptons apporter nos commentaires de voyage, et plus particulièrement nos observations sur les hommes de diverses cultures que nous rencontrerons de septembre 2007 à juin 2008. Bien sûr, vos commentaires sont les bienvenus.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://gtjmdenvoyage.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8507802020714847873/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gtjmdenvoyage.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Gilles Tremblay et Jeanne-Mance Dallaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01334462351712757340</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmnpkAa85I/AAAAAAAAA1A/qa--lgIvXcc/S220/GTjmd+Taj1.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>33</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8507802020714847873.post-3294241864410456330</id><published>2009-07-21T09:35:00.077-04:00</published><updated>2009-07-21T21:16:38.501-04:00</updated><title type='text'>Suède et Norvège</title><content type='html'>&lt;div&gt; &lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZke01acrI/AAAAAAAABw0/VtG6AOXi2Oc/s1600-h/gt+neiges+%C3%A9ternelles.JPG"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; FLOAT: left; HEIGHT: 150px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5361082887172682418" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZke01acrI/AAAAAAAABw0/VtG6AOXi2Oc/s200/gt+neiges+%C3%A9ternelles.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; FLOAT: right; HEIGHT: 150px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5361083196869556898" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZkw2i5uqI/AAAAAAAABw8/dxrR3PHj16k/s200/jmd+et+paysage.JPG" /&gt; &lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;Suède et Norvège&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 200px; DISPLAY: block; HEIGHT: 150px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5361084123650106722" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZlmzEmpWI/AAAAAAAABxE/C46kdqkPMrU/s200/IMG_7470.JPG" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Quelques clarifications s’imposent pour commencer. On parle souvent des pays Nordiques pour parler en fait de cinq pays qui se trouvent au Nord de l’Europe : le Danemark, la Finlande, la Suède, la Norvège et l’&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZOSMNNucI/AAAAAAAABts/OmYGdNgCObE/s1600-h/affiche+muee+Nobel.JPG"&gt;&lt;/a&gt;Islande. Ces cinq pays partagent plusieurs points en commun et ont établi plusieurs ententes entre eux au sein du Conseil Nordique. Parler des pays Nordiques est différent de parler de la Scandinavie qui comprend essentiellement le Danemark, la Suède et la Norvège. Ces trois pays diffèrent sur plusieurs aspects des autres pays Nordiques. D’abord, l’origine ethnique et la langue parlée en Finlande sont davantage d’origine russo-hongroise et se rapprochent de certains pays voisins à l’est comme la Latvie et l’Estonie alors que la Norvège et la Suède ont développé des langues issues du Danois, trois pays dont le peuple d’origine était les Vikings. Les habitants de ces trois pays peuvent facilement se comprendre, ce qui n’est pas le cas de la Finlande. La Suède, le Danemark et la Finlande font partie de l’Union européenne et l’Islande est en démarche pour le devenir alors que ce n’est pas le cas pour la Norvège. En fait, les Norvégiens tiennent farouchement à leur indépendance envers l’Europe. Il y a eu deux référendums sur le sujet et, à chaque fois, la population s’est prononcée largement contre l’adhésion à l’Union européenne. Ce sont tous des pays relativement peu peuplés. L’Islande, le plus petit pays parmi eux ne comptait qu’environ 300 000 habitants en 2006 (Wikipédia), soit moins que la population de la ville de Québec. Par ailleurs, sur le plan géographique, le sud de ces pays correspond à peu près au Nunavuk. Juste pour donner une idée, Bergen qui est dans la partie sud de la Norvège se situe juste au-dessus du 60e parallèle soit environ à la hauteur d’Inukjuak. Donc, la partie la plus au nord de ces pays se situe dans le cercle polaire. Comme nous y sommes quelques jours à peine après le solstice d’été, c’est dire que le soleil ne se couche pratiquement jamais. C’est une période qui s’étend de la mi-mai à la mi-juillet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La participation au congrès à Göteborg nous ouvrait aussi la possibilité de renouer avec le type de périple que nous avions fait il y a un an, mais en beaucoup plus court. Une période de deux semaines nous semblait courte, mais quand même intéressante. Les pays nordiques offrent un attrait particulier, surtout lorsqu’on s’intéresse aux questions relatives aux genres. De tout temps, ils arrivent en tête de liste selon l’ONU pour les mesures en matière d’égalité entre les hommes et les femmes. La social-démocratie étant très présente depuis plusieurs années fait en sorte que souvent leurs mesures sociales sont prises comme des modèles. Par exemple, le programme de congé parental en place depuis quelques années au Québec s’est largement inspiré du modèle norvégien. Actuellement, le congé parental québécois, plus généreux que le programme canadien, prévoit un congé de maternité et en parallèle un congé de paternité (de 5 à 8 semaines), suivi d’un congé parental qui peut être pris par l’un ou l’autre des deux parents ou divisé entre eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La Suède&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;La Suède est le plus populeux des pays Nordiques avec près de 9,2 millions d’habitants dont les ¾ vivent dans le sud du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Göteborg&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes d’abord atterris à Göteborg, la deuxième plus grande ville du pays. Nous avons eu un vol un peu long. Le trajet impliquait un court arrêt à Toronto puis un deuxième à Frankfurt en Allemagne avant d’arriver à Göteborg, notre premier arrêt. Cependant, nous avons manqué le vol prévu à Frankfurt, ce qui nous a obligés à passer quatre heures d’attente pour le vol suivant qui lui-même est parti une heure en retard. Bref, nous sommes arrivés à l’hôtel Gothia à Göteborg vers 16h00, soit environ 24 heures (incluant le décalage horaire) après notre départ de Québec. Gilles a pris rapidement une douche et s’est changé pour aller au congrès de la Word Association of Sexual Health où la partie discutée de son poster avait lieu dans les minutes qui suivaient. Pour Gilles, d’ailleurs, le temps passé à Göteborg a été essentiellement centré sur le congrès, congrès intéressant par ailleurs, notamment en matière de santé des hommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, Jeanne-Mance en a profité pour faire un tour de ville, notamment de la vieille partie de la ville. Comme il lui arrivait très souvent pendant le long voyage, elle se promenait seule dans les villes, à contempler les gens et leur mode de vie. Bien sûr, comme ce sont des pays industrialisés et &lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZUfCfI-dI/AAAAAAAABu0/3c09JUNlqhk/s1600-h/jmd+visite+canaux+Goteberg.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; FLOAT: left; HEIGHT: 150px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5361065298651314642" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZUfCfI-dI/AAAAAAAABu0/3c09JUNlqhk/s200/jmd+visite+canaux+Goteberg.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;développés, l’exotisme est moins grand. À la fin de la journée, elle a profité d’un petit tour sur les canaux de la rivière. Quand même, elle a osé monter dans une tour de 86 mètres, la Lilla Bommen qui lui a donné une vue panoramique sur la ville de Göteborg. Ce n’est pas très haut pour la plupart des gens, mais pour elle. qui a le vertige, c’est un exploit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La veille &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZXSSGCa3I/AAAAAAAABvU/iG9M2JWp5YU/s1600-h/tour+Shanska.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 150px; FLOAT: left; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5361068378037578610" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZXSSGCa3I/AAAAAAAABvU/iG9M2JWp5YU/s200/tour+Shanska.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;du départ de Göteberg, nous avons soupé avec Robert Heasley, le président de l’American Men’s Studies Association qui fera aussi partie du réseau international que Gilles tente de mettre sur pied, et Betsy, sa conjointe, de même que quelques autres participants au congrès. La soirée a été très agréable. Belles discussions, bons échanges, très sympathiques. On a notamment pu découvrir les qualités de G.O (Gentille Organisatrice comme on dit dans les clubs MED) de Betsy. Elle a trouvé un excellent restaurant pouvant accommoder les huit personnes que nous étions. Bravo Betsy! Et cela a été une autre occasion d’échanger avec Robert. C’était la 4e fois que Gilles et lui se rencontraient, et à chaque fois avec beaucoup de plaisir. Avec ces personnes, nous avons partagé nos points de vue sur les accommodements raisonnables, sur l’intégration des immigrants… pas facile ce genre de discussion quand la langue anglaise n’est pas notre première langue (particulièrement pour Jeanne-Mance). Notamment, Matthew Yau, un Chinois de Hong Kong qui a immigré en Australie a donné de bons exemples à partir de sa propre expérience. Quand même un débat animé même si c’était en anglais….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si Götebord se situe dans la partie Sud su pays, déjà on voit l’effet nordique. À 22h00 le soir, il fait encore très clair. Puis s’installe un crépuscule qui dure toute la nuit avant que le soleil ne se lève très tôt vers 3h00 le matin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Stockholm&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Stockholm, la capitale de la Suède, constituait notre dernière étape avant le départ. En fait, nous avons commencé et fini par la Suède. Nous sommes arrivés par avion de Tromsø pour nous rendre chez &lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZWHV9vYvI/AAAAAAAABvE/VdRQi_E8Kfw/s1600-h/Peder+stockholm.JPG"&gt;&lt;/a&gt;Peder, notre hôte, avec qui nous avons eu notre deuxième expérience avec Couchsurfing. Jon, notre hôte Couchsurfing de Tromsø nous avait introduits à Peder. Celui-ci nous a donné plein d’information sur la ville, la culture, et les habitudes des Suédois en plus de nous faire goûter des mets traditionnels dont la soupe aux pois, un peu comme on la fait au Québec, mais sans le jambon parce que Peder est végétarien. Comme dessert, des crêpes avec de la confiture aux fraises et de la crème fouettée. Le tout fut arrosé par une liqueur de type Schnaps très alcoolisée. Une autre belle rencontre. Nous avons pu constater à quel point Peder aime son pays. En soirée, nous avons profité avec Peder d’un&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZTnsoCThI/AAAAAAAABus/jZ1mchaCqck/s1600-h/coucher+soleil+3+Stockholm.JPG"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 322px; FLOAT: right; HEIGHT: 229px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5361064347890241042" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZTnsoCThI/AAAAAAAABus/jZ1mchaCqck/s320/coucher+soleil+3+Stockholm.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;e petite balade dans un parc. Le coucher de soleil était tout simplement magnifique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles en a profité pour rencontrer Lars Jalmert, un chercheur bien connu en Suède sur les réalités masculines. Notamment, les échanges ont porté sur l’actuel débat ayant cours sur le congé parental en vue de le rendre à parité, soit 9 mois pour les mères et 9 mois pour les pères, &lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZWkjlT09I/AAAAAAAABvM/eTLVMLLNT6o/s1600-h/rue+%C3%A9troite+Stockholm.JPG"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 150px; FLOAT: left; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5361067592458163154" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZWkjlT09I/AAAAAAAABvM/eTLVMLLNT6o/s200/rue+%C3%A9troite+Stockholm.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;soit le total de 18 mois. La place accordée aux pères se sent bien en Suède (comme en Norvège) où on voit régulièrement aussi bien des pères que des mères avec des poussettes, des pères qui semblent très habitués à prendre soin des bébés et des enfants en général. Les chercheurs sur les réalités masculines travaillent en fait au sein de groupes de recherche sur le genre, certains se spécialisant sur les réalités des femmes, d’autres sur celles des hommes ou sur les deux. Il y a eu, semble-t-il, des échanges corsés au début mais très vite l’unité s’est faite autour de la notion d’égalité des genres. La Suède est issue d’une longue tradition de social-démocratie au sein de laquelle les valeurs de justice, d’équité, de démocratie sont bien ancrées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, Jeann&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZScfdosHI/AAAAAAAABuk/zrY-VmpZvzw/s1600-h/affiche+muee+Nobel.JPG"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; FLOAT: left; HEIGHT: 150px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5361063055866769522" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZScfdosHI/AAAAAAAABuk/zrY-VmpZvzw/s200/affiche+muee+Nobel.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;e-Mance en a profité pour visiter le musée Nobel. On se rappelle qu’Alfred Nobel était un Suédois. Il avait stipulé dans son testament que, chaque année, une partie des revenus de sa fortune serait décernée à des personnalités novatrices en physique, chimie, médecine, littérature ainsi qu’au service de la paix. Ces prix devaient être distribués sans égard aux revenu, au sexe, à la nationalité. Ce qui, à l’époque, n’a pas fait l’unanimité dans la population et les élites en particulier. On voulait réserver les prix Nobel exclusivement aux Suédois. Jeanne-Mance s’est laissée inspirer par les idéaux des grands qui ont changé le monde. Plus de 750 lauréats ont été honorés par le prix Nobel depuis 1901. On sait certainement que des personnalités comme Nelson Mandela, Marie et Pierre Curie, Jean-Paul Sartre (qui a refusé ce prix) sont parmi les personnalités. Parmi les autres po&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZVBLY2g4I/AAAAAAAABu8/k6K-q9505BQ/s1600-h/palais+royal+stokholm.JPG"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; FLOAT: left; HEIGHT: 150px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5361065885156410242" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZVBLY2g4I/AAAAAAAABu8/k6K-q9505BQ/s200/palais+royal+stokholm.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;ints touristiques visités, notons le palais royal qui date du 18e siècle et qui constitue la résidence officielle de sa Majesté le Roi. Stockholm est la ville des musées : de l’armée, de la dance, de la police, de l’ethnographie, de la photographie, de la porcelaine, musée juif, de l’opéra… pour ne nommer que ceux-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Stockholm est une ville magnifique, surnommée la Venise du Nord avec ses nombreux canaux, ses ponts ses vieux édifices particulièrement dans la vieille cité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La Norvège&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;En fait, nous avons plutôt décidé de passer plus de temps en Norvège dont les décors nous semblaient plus pittoresques. La Norvège est un pays peu populeux avec seulement 4,7 millions d’habitants répartis sur un grand territoire. Sa partie Nord se situe à l’intérieur du cercle polaire. La végétation et le paysage ressemblent beaucoup à ceux du Québec: conifères, pins, fleurs sauvages très connues ici, mais là s’arrête la comparaison. Leur nourriture, l’heure des repas, leurs mesures sociales sont assez différentes… surtout le coût de la vie qui est beaucoup plus élevé : pour vous donner une idée, nous avons acheté une bouteille de vin et sept morceaux de gâteau pour 58.00 $. Un repas très simple comme des pâtes alimentaires avec crevettes nous a couté 50.00 $.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Moss et Oslo&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Nous avons pris l’autobus de Göteborg jusqu’à Moss où nous attendait une famille Servas, Asta, Kjell, leur fils Knut et leur fille Liv. Il ne manquant que l’aînée qui était en stage d’immersion en Allemagne pour y &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZcGzrA8kI/AAAAAAAABvs/fVmjvCQUAmI/s1600-h/gt+Asta+Kjell+22+hres.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; FLOAT: right; HEIGHT: 150px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5361073678450750018" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZcGzrA8kI/AAAAAAAABvs/fVmjvCQUAmI/s200/gt+Asta+Kjell+22+hres.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;perfectionner son Allemand. Les trois enfants sont étudiants dans trois universités différentes mais se retrouvent à la maison familiale pour les congés et les vacances d’été. Un ami de Knut, Martin, était aussi à la maison et le cousin germain, Thomas, s’est joint à nous aussi pour l’un des repas. Bref, une belle immersion dans une famille norvégienne avec des discussions intéressantes, notamment avec des jeunes adultes qui nous ont parlé du système d’éducation en Norvège. Disons simplement que l’université est gratuite ici (en Suède aussi d’ailleurs). Les étudiants ont aussi droit à un système de prêts et bourses pour les aider à financer leur subsistance, régime qui semble un peu plus généreux que le régime québécois. Nous avons eu droit là aussi à un mets typiquement norvégien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moss est situé à environ 45 kilomètres d’Oslo, la capitale de la Norvège. Même si Oslo est la ville la plus importante de Norvège, elle ne comprend qu’un demi-million d’habitants environ. Nous avons passé une journée à Oslo. Gilles y a rencontré un groupe qui travaille auprès des hommes, le Reform (&lt;a href="http://www.reform.no/"&gt;http://www.reform.no/&lt;/a&gt;) et Jorgen Lorentzen, un chercheur bien connu en Norvège. Malheureusement, Øystein Holster, avec qui j’étais déjà en contact avant, était en vacances à l’extérieur de la ville. Les deux sont membres d’un centre d’études sur le genre et ont mené plusieurs recherches sur les hommes en Norvège. Pour sa part, le Reform est un organisme communautaire financé par l’état pour faire avancer les questions relatives aux hommes et aux masculinités dans l’ensemble du pays. Dans les faits, ils sont six permanents et une personne à temps partiel, ce qui limite leurs possibilités. Ils travaillent donc à établir des projets pilotes en soutenant d’autres organismes qui veulent bien implanter l’un ou l’autre de leurs programmes. L’organisme travaille sur divers plans dont la promotion de l’engagement paternel, la violence conjugale (groupes de traitement et prévention), la santé, notamment concernant les hommes et la dépression post-partum (celle des pères et celle des mères) et l’éducation (réussite scolaire des garçons, plus de garçons dans les professions d’aide et de soins). Les échanges avec Elise du Reform et Jorgen ont été particulièrement intéressants pour bien comprendre où en est la Norvège en matière de travail avec les hommes et la dynamique avec les pays voisins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, Jeanne-Mance s’est promenée dans les rues d’Oslo. Ensuite, nous nous sommes dirigés vers l’île de Bygdøy où nous avons visité le musée du folklore et celui des Vikings. &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZdHwHUenI/AAAAAAAABv0/S2YCSZLesok/s1600-h/MuseeVikings4.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 150px; FLOAT: left; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5361074794187225714" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZdHwHUenI/AAAAAAAABv0/S2YCSZLesok/s200/MuseeVikings4.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Raufoss et Gjøvik&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Notre prochain arrêt prévu était Raufoss pour y rencontrer Torbjørn un collègue de Gilles rencontré lors du dernier congrès de l’American Men’s Studies Association à Montréal et Britt sa conjointe. Le couple était passé nous voir à Québec (début avril). Nous avions eu un bon moment ensemble et nous avions bien hâte de les revoir. Nous nous retrouvons dans des situations semblables alors que tous les quatre sommes des travailleurs sociaux, Torbjørn, tout comme Gilles, enseigne en service social et Britt tr&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZeDY00hUI/AAAAAAAABv8/GD-v3XN2_rE/s1600-h/gt+et+Torbjone.JPG"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; FLOAT: right; HEIGHT: 150px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5361075818727769410" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZeDY00hUI/AAAAAAAABv8/GD-v3XN2_rE/s200/gt+et+Torbjone.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;availle sur le terrain, un peu comme Jeanne-Mance. Nous avons passé deux jours merveilleux avec eux. Ils nous avaient prévu une petite croisière sur le lac Mjosa de Gjøvik à Totenkiva. Le soleil était radieux. Puis Torbjørn nous a amené faire le tour de Gjøvik et visiter quelques endroits de la région. Ils y sont allés aussi avec de bons conseils pour la suite de notre tournée en Norvège. Torbjørn est presqu’un guide touristique, tellement il s’y connaît bien et se retrouve facilement sur Internet pour nous dénicher une Auberge de Jeunesse à Bergen ou un train qui nous amène également à Bergen. Bien sûr, Gilles et Torbjørn en ont profité pour échanger sur leurs travaux de recherche. Bref, un séjour court mais très agréable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Bergen et les fjords&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Torbjørn a eu la gentillesse de venir nous reconduire à Hønefoss pour y prendre le train pour Bergen. En route, nous sommes arrêtés à une fabrique de verre selon la méthode artisanale. Le train vers Bergen est réputé pour être l’un de ceux qui offrent les vues les plus panoramiques de Norvège. De la verdure d’été de Hønefoss, nous avons traversé une région montagneuse sans arbre, puis une région de glaciers pour redescendre vers Bergen. Nous avions l’impression de passer les quatre saisons en quelques heures. Le trajet dure environ 5h30. Puis, ce fût la célèbre Bergen, deuxième plus grande ville de Norvège avec 250 000 habitants, mais surtout la plus visitée à cause de son cachet et aussi parce qu’elle constitue l’une des principales portes d’entrée vers les pittoresques fjords. Nous étions à l’auberge de jeunesse Montana, un peu loin du centre-ville mais très bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès notre arrivée, nous nous sommes rendus du côté de Bryggen, le quartier historique. Ces maisons de bois datent du Moyen Âge et elles contribuent au charme de la ville. Elles tiennent toujours debout et elles sont encore utilisées par les commerces qui s’y trouvent, même si elles sont croches. Quelques-unes ont été rénovées dans le respect du passé. C’est un très joli quartier qu’on ne peut manquer. Le lendemain a été la journée pour mieux connaître cette belle ville : le célèbre marché de poissons, le funiculaire et téléphérique qui donnent des vues impressionnantes sur la ville et les fjords qui l’entourent. Nous en avons profité aussi pour simplement arpenter les rues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, nous ne pouvions pas manquer une tournée dans les fjords. Des paysages à en couper le souffle. Nous avons opté pour le bateau longeant le Sognefjorden, le fjord le plus long de Norvège, long de 204 km. jusqu’au célèbre petit village de Flâm. L’« expressboat » prend 5h30 pour le trajet arrêtant dans plusieurs petits villages en chemin. Plus nous avancions et plus le paysage était pittoresque ave les cascades d’eau de plusieurs mètres de haut, les petites maisons isolées dans les montagnes, les sommets enneigés même au cœur de l’été,. Les fjords sont le symbole de la Norvège.&lt;br /&gt;Nous nous sommes reposés à Flâm, un très petit village, situé dans un décor superbe mais excessivement touristique. Puis le lendemain, nous avons pris l’autobus local jusqu’au petit village de Gudvangen. La route pour s’y rendre ne compte que 9 kilomètres mais presqu’en totalité dans un très long tunnel. Arrivés à Gudvangen, nous avons pris un autre bateau pour suivre le parcours du Naerøyfjorden, reconnu comme patrimoine mondial par l’Unes&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZhDXAIxPI/AAAAAAAABwU/vApjFhPIazs/s1600-h/fjord+Naeroyfjorden.JPG"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; FLOAT: left; HEIGHT: 150px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5361079116773246194" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZhDXAIxPI/AAAAAAAABwU/vApjFhPIazs/s200/fjord+Naeroyfjorden.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;co. Ce fjord est le plus étroit au monde, le plus escarpé de tous (250 m.) et des plus pittoresques. Le fjord du Saguenay est le deuxième (notre région natale). C’est incroyable de constater que des gens vivent tout au long du fjord. Puis, arrivés à Flâm, nous avons passé une nuit dans une petite auberge. Quelle ne fut pas notre déception de voir arriver un énorme bateau de croisière dans ce tout petit village et qui plus est, déguise la nature… tourisme oblige ! Puis, nous avons pris le train qui monte en pente jusqu’à Myrdal. Ce train traverse 20 tunnels creusés à la main et presque 80% du trajet a une pente de 55 %. Enfin, de Myrdal nous reprenions le train régulier vers Bergen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tromsø&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Jeanne-Mance tenait bien à visiter le cercle polaire et constater les nuits sans noirceur, le&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZfozZ8ShI/AAAAAAAABwM/iejZJ9BTibM/s1600-h/Bergen+gt+marcueh+poisson.JPG"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; FLOAT: right; HEIGHT: 150px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5361077561029577234" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZfozZ8ShI/AAAAAAAABwM/iejZJ9BTibM/s200/Bergen+gt+marcueh+poisson.JPG" /&gt;&lt;/a&gt; célèbre midgnight sun. Nous avons donc pris l’avion de Bergen vers Tromsø en passant par Oslo. L’avion partait à 6h00 du matin, il fallait donc nous lever vers 3h30 du matin pour prendre l’autobus de 4h10 pour nous mener vers l’aéroport. C’était amusant de voir que déjà à Bergen, bien plus au sud, les lampadaires se sont éteint à 3h30 parce qu’il faisait déjà assez clair. Cela donne un avant-goût des journées très longues sans noirceur qui nous attendaient à Tromsø.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Changement complet de température en arrivant à Tromsø. Il faisait autour de 25°C à Bergen et à Tromsø il ne faisait plus que 7°C avec un léger vent un peu glacial. La ville comme telle est sans attrait particulier si ce n’est qu’elle est la principale ville Norvégienne située à l’intérieur du cercle polaire. C’était aussi notre première expérience avec un hôte de Couchsurfing, une autre organisation qui favorise les échanges entre les gens de diverses cultures. Les membres sont en moyenne plus jeunes que ceux de Servas. Nous avons donc été accueillis par Jon, un jeune ouvrier de la construction très gentil. Le soir de notre arrivée, notre hôte allait avec des amis à un festival rock annuel ayant lieu en ville où se retrouvent des chanteurs et chanteuses rock d’un peu partout. Pour notre part, nous avons plutôt décidé de nous reposer au chaud. Nous nous étions levés très tôt le matin (pour ne pas dire la nuit). Le spectacle avait lieu à l’extérieur et nous avions passé plusieurs heures à marcher dans la ville au froid; nous étions un peu gelés. Le lendemain, nous avons visité le musée polaire qui rappelle les conditions de vie des premiers habitants du Nord (hormis les Samis, le peuple autochtone du Nord de la Norvège) mais surtout l’histoire de la chasse aux phoques et le rôle particulier de deux scientifiques. Encore de nos jours, la chasse aux phoques est très populaire. Notre hôte Jon chasse le phoque durant les mois de mars et avril au Groenland. Imaginez 2300 phoques en deux mois. Il faut croire que Brigitte Bardot n’est pas passée par la Norvège. Nous avons aussi assisté à un magnifique spectacle dans la petite &lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZbHr-jEvI/AAAAAAAABvk/68sXTdFL9r4/s1600-h/Bergen+3+hre+matin.JPG"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; FLOAT: right; HEIGHT: 150px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5361072594053436146" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZbHr-jEvI/AAAAAAAABvk/68sXTdFL9r4/s200/Bergen+3+hre+matin.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;cathédrale de bois mettant en vedette une célèbre organiste coréenne et un jeun&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZjX5D_7kI/AAAAAAAABws/v4ccgNpWXiI/s1600-h/jmd+3+hres+matin+Bergen.JPG"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; FLOAT: right; HEIGHT: 150px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5361081668536888898" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZjX5D_7kI/AAAAAAAABws/v4ccgNpWXiI/s200/jmd+3+hres+matin+Bergen.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;e violoniste norvégien de 24 ans.. Jeanne-Mance n’a pu se passer d’une petite visite à une vente de garage. Je (Jeanne-Mance) me suis levée à 3 heures du matin pour constater qu’il fai&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZiOhzqSYI/AAAAAAAABwc/eyaNDScH4U4/s1600-h/Tromso+3+hres+matin+2.JPG"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; FLOAT: right; HEIGHT: 150px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5361080408163895682" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZiOhzqSYI/AAAAAAAABwc/eyaNDScH4U4/s200/Tromso+3+hres+matin+2.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;t clair comme s’il était 15 heures au Québec. C’est très impressionnant! Je vous laisse admirer les photos prises à cette heure. J’ai vu beaucoup de monde dans les rues, c’était comme si les gens emmagasinaient du soleil en prévision de la période qui s’en vient, celle de la noirceur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Notes sur les réalités masculines en Scandinavie&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Notre séjour en Suède (5 jours) et en Norvège (11 jours) a été relativement court. En cette période vacances annuelles d’été, il était aussi plus difficile d’avoir des rencontres avec des chercheurs. De plus, en Suède en particulier, nos arrêts se sont limités aux deux plus grandes villes, ce qui ne donne pas une image vraiment juste de ce pays comportant principalement de petites municipalités. Bref, encore une fois, nous tenons à noter les limites importantes de nos commentaires qui demeurent de grands traits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au sein de classement international des pays en matière d’égalité des genres réalisé par l’ONU, la Norvège occupe le premier rang et la Suède le deuxième. Cela fait en sorte que le regard de plusieurs pays Occidentaux se porte sur eux pour déterminer les politiques à adopter en cette matière. La Scandinavie est souvent considérée comme une « zone expérimentale » en matière d’égalité des genres (Holster, Svage &amp;amp; Egeland, 2009). Par exemple, la Norvège a beaucoup inspiré le Québec dans son nouveau régime de congé parental qui reconnaît notamment une part plus importante au congé de paternité avec une possibilité pour les pères québécois de prendre entre 5 et 8 semaines de congé payé à la suite de la naissance de leur enfant et les parents peuvent aussi partager le congé parental qui suit le congé de maternité et le congé de paternité. La Norv&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZm7WbnoDI/AAAAAAAABxM/Z-7uReStkJE/s1600-h/homme+et+carosse.JPG"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; FLOAT: right; HEIGHT: 150px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5361085576250892338" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZm7WbnoDI/AAAAAAAABxM/Z-7uReStkJE/s200/homme+et+carosse.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;ège vient tout juste d’améliorer son régime portant le congé de paternité de 5 à 10 semaines avec comme objectif de le rendre à 14 semaines d’ici la fin du mandat du gouvernement actuel. Cela mènerait la Norvège à un régime semblable à celui de l’Islande, soit un tiers pour la mère, un autre pour le père et une troisième part au choix ou pouvant être divisée. La Suède a déjà un régime un peu plus généreux et elle vise un partage du congé en parties égales entre le père et la mère. Que ce soit en Norvège ou en Suède, le congé de paternité ne peut être pris que si la mère est au travail ou aux études au moins à 75% du temps ou encore en congé de maladie. Certaines entreprises offrent des conditions supérieures à ces normes gouvernementales afin de favoriser l’implication des pères dans la famille. Il faut dire cependant que la famille occupe une plus grande place dans ces pays qu’au Québec, au Canada ou aux États-Unis. Ces pays sont passés rapidement à l’ère moderne et dans ce passage, la famille est demeurée une valeur importante. Les pays Nordiques envisagent la famille dans une vision renouvelée, basée sur les principes qui leurs sont chers comme l’égalité, la justice et la démocratie. Ces pays ont connu un court passage au pouvoir de partis politiques plus à droite qui ont favorisé le retour des femmes au foyer, mais ces gouvernements ont principalement été dirigés depuis une centaine d’années par des partis socio-démocrates qui ont de tout temps favorisé une pleine participation des femmes à tous les niveaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notons que la partie qui semble avoir plus avancée en ce qui concerne les hommes est sans contredit tout ce qui touche les soins des enfants. Une vaste enquête réalisée en Norvège en 1988 (Holster, 1988) montrait qu’il y avait encore des pas à franchir en matière d’égalité mais que les hommes étaient, de manière générale, largement d’accord avec le principe d’égalité dont le partage du travail salarié et des tâches domestiques surtout en ce qui concerne les soins aux enfants, les hommes Nordiques étant reconnus comme plus « family oriented » et « caring oriented » que les hommes des autres pays Européens (Holster &amp;amp; Olsvik, 2009). Cependant, certaines tâches domestiques semblent un peu plus difficiles à partager, notamment la lessive selon Holster et al. (2009).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Essentiellement, l’équité demeure une valeur centrale. Ainsi, contrairement à ce qu’on peut connaître au Canada et aux États-Unis notamment, cette valeur est perçue dans un travail conjoint des hommes et des femmes en regardant dans tous les aspects de la vie ce qui affectent négativement un genre ou l’autre. Le mouvement féministe est passé à une autre étape : finie la « guerre des sexes », maintenant solidarité dans la recherche d’égalité. En fait, la population de la Scandinavie, particulièrement celle de Norvège, est connue pour son sens pratique. On laisse de côté les luttes idéologiques pour viser des résultats pratiques. Les politiques sont conçues pour répondre aux valeurs d’égalité et de justice sociale. On connaît tout l’impact que peuvent avoir des politiques sociales dans les changements des mentalités. Par exemple, les politiques adoptées ces dernières années en matière de congé de paternité dans plusieurs pays occidentaux semblent avoir eu un impact important pour favoriser l’engagement paternel, bien au-delà des campagnes de sensibilisation réalisées dans les années précédentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ainsi que certains programmes sont mis sur pied aussi pour les hommes et non plus seulement pour les femmes, et aussi avec l’appui du mouvement des femmes. Par exemple, des projets sont en marche pour favoriser que les garçons choisissent des disciplines traditionnellement féminines comme les soins et l’aide, en particulier les disciplines reliées aux soins et à l’éducation des enfants. En fait, ces programmes, encore à l’étape de projets pilotes, sont un peu la contre partie des mesures en place pour favoriser l’implication des filles dans des disciplines traditionnellement masculines comme le génie ou l’informatique. Notons au passage que cela peut prendre des formes très simples parfois comme le changement du nom du programme. Des jeunes nous ont parlé de deux programmes d’informatique, l’un typiquement appelé baccalauréat en informatique recrute environ 95% de garçons alors qu’un programme tout à fait similaire dans le contenu mais avec un titre du style informatique et environnement fait en sorte que les filles représentent environ 30% des étudiants. C’est déjà assez sensible comme changement! La Norvège en particulier s’intéresse à la réussite scolaire des garçons. Un peu comme au Québec, 63% des étudiants à l’université sont des filles (Kristiensen, 2008). Les difficultés scolaires des garçons préoccupent davantage du fait que les emplois manuels requérant une main d’œuvre moins scolarisée sont en nombre décroissant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En matière de violence, seulement 4% des couples de Norvège rapportent avoir connu un épisode de violence (Holster et al., 2009), ce qui représente un taux plus faible que la plupart des pays occidentaux. On la considère comme plus reliée à l’âge qu’au genre, c’est-à-dire qu’elle se retrouve plus chez les jeunes couples que chez les couples plus matures et dans une proportion comparable entre les hommes et les femmes. Par ailleurs, le réseau de soutien et d’intervention directe demeure encore peu développé si on le compare à celui du Québec. En Norvège, le Reform est le seul organisme spécialisé qui tente d’implanter son programme pour conjoints aux comportements violents dans d’autres villes sous forme de projets pilotes. Au Québec, on compte 36 programmes bien implantés couvrant la plupart des régions administratives. .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les femmes et les hommes se partagent à part égale la direction des organismes de pouvoir à tous les niveaux (syndicats, organismes communautaires et instances politiques). L’espérance de vie s’est améliorée de manière comparable pour les deux genres, passant pour les hommes de 72,3 ans en 1980 à 75,5 ans en 1998 (Holster et al. 2009). Cependant, les mortalités par cancer sont deux fois plus fréquentes chez les hommes comparativement chez les femmes. Dans les deux pays, on retrouve trois fois plus de suicides chez les hommes que chez les femmes (quatre fois dans plusieurs autres pays industrialisés comme l’Australie et le Canada).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, la Suède a probablement été le premier pays au monde à décriminaliser l’homosexualité en 1944. Ces deux pays sont reconnus comme « gay friendly », pour avoir une ouverture d’esprit en cette matière. Cependant, le mariage de conjoints de même sexe n’est reconnu que depuis mai 2009 mais le contrat de partenariat existait auparavant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, issus d’une tradition sociale-démocrate très forte, ces pays sont largement reconnus pour leur sens de l’équité et de la justice sociale plaçant l’égalité des genres comme une vertu tout comme la reconnaissance des droits des homosexuels. Sur le plan des politiques, la Norvège et la Suède font clairement œuvre de chefs de file. Par contre, sur le plan des services aux hommes, le réseau de groupes demeure très faible. Tout le poids porte sur quelques organismes centraux comme le Reform qui font un travail extraordinaire avec peu de moyens. Le travail de ces quelques groupes vise alors à influencer les organismes publics en place comme les écoles par exemple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Remerciements&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Nous tenons à remercier les familles Servas et Couchsurfing qui nous ont hébergés et qui nous ont permis de mieux connaître ces deux pays « de l’intérieur ». Merci donc à Asta, Kjiell, Liv, Knut, Martin et Thomas de Moss, Jon de Tromø, Peder de Stockholm. Un merci particulier à Torbjørn et Britt, avec qui nous espérons bien maintenir une longue amitié. Un sincère merci aux collègues Jorgen Lorenzen d’Oslo et Lars Jalmert de Stockholm qui se sont rendus disponibles en cette période d’été. Enfin, merci à l’équipe du Reform et à Élise en particulier qui m’ont chaleureusement accueilli et donné plein d’information sur leur travail.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8507802020714847873-3294241864410456330?l=gtjmdenvoyage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gtjmdenvoyage.blogspot.com/feeds/3294241864410456330/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8507802020714847873&amp;postID=3294241864410456330' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8507802020714847873/posts/default/3294241864410456330'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8507802020714847873/posts/default/3294241864410456330'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gtjmdenvoyage.blogspot.com/2009/07/suede-et-norvege.html' title='Suède et Norvège'/><author><name>Gilles Tremblay et Jeanne-Mance Dallaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01334462351712757340</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmnpkAa85I/AAAAAAAAA1A/qa--lgIvXcc/S220/GTjmd+Taj1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZke01acrI/AAAAAAAABw0/VtG6AOXi2Oc/s72-c/gt+neiges+%C3%A9ternelles.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8507802020714847873.post-1842205479681276833</id><published>2009-07-21T09:32:00.026-04:00</published><updated>2009-07-21T21:46:47.852-04:00</updated><title type='text'>Un an plus tard</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Un an plus tard&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Un an plus tard nous revenons à notre blog. En fait, on profite d’un court séjour en Suède et Norvège pour continuer la réflexion entreprise l’an dernier. Mais avant de parler de ces deux pays nordiques, un petit mot sur le retour au Québec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’abord, soulignons que nous étions bien heureux de revoir nos proches. Nous avons eu droit à un accueil des plus chaleureux alors que nos familles et quelques amis nous attendaient à l’aéro&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZq0oZCWLI/AAAAAAAABx8/AJXyh464J9w/s1600-h/Photo+014.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 221px; FLOAT: right; HEIGHT: 240px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5361089858859325618" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZq0oZCWLI/AAAAAAAABx8/AJXyh464J9w/s320/Photo+014.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;port. Nous avions acheté deux bouteilles de champagnes à l’aéroport de Londres, histoire d’écouler les derni&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZqNgUmzUI/AAAAAAAABxs/UR7ldmI6PoU/s1600-h/P1010711.JPG"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 315px; FLOAT: left; HEIGHT: 266px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5361089186678361410" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZqNgUmzUI/AAAAAAAABxs/UR7ldmI6PoU/s400/P1010711.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;ères devises que nous avions en main et profiter du prix intéressant. Nous avons donc sablé le champagne avec eux dans le plaisir des retrouvailles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons passé le jour suivant à Magog et Sherbrooke, pour passer un peu de temps avec &lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZqZByNvYI/AAAAAAAABx0/Gl4y_8irJZY/s1600-h/Photo+005.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; FLOAT: right; HEIGHT: 240px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5361089384639479170" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZqZByNvYI/AAAAAAAABx0/Gl4y_8irJZY/s320/Photo+005.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;Isabelle, notre nièce et sa petite famille avant leur départ à Haïti. Puis, ce fût le retour à Québec avec Catherine, notre fille, et son conjoint Mathieu qui nous ont accompagnés. Quel plaisir de constater que la maison était impeccable. Vraiment, nos locataire qui avaient loué notre maison s’en étaient occupé à merveille. Nous avons donc pris le temps de replacer la maison comme avant notre départ, puisque plusieurs choses avaient été mises au rangement pour faire de la place à nos locataires et tenir compte qu’ils ont de jeunes enfants et préféraient qu’on enlève les choses qui pouvaient être abîmées. &lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZpiUy_wXI/AAAAAAAABxk/EREtufoOxM0/s1600-h/retour+Cathou+Mathieu.JPG"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 253px; FLOAT: right; HEIGHT: 256px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5361088444850225522" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZpiUy_wXI/AAAAAAAABxk/EREtufoOxM0/s400/retour+Cathou+Mathieu.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois l’essentiel en place, nous nous sommes mis à ouvrir les boîtes que nous avions envoyées en cours de route. Il y en avait plus d’une trentaine, pleines de souvenirs de toutes sortes. À chaque fois, pleins d’images nous venaient en tête, d’anecdotes à raconter…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’été a passé très vite surtout que le gîte a été rempli à pleine capacité tout l’été. L’année 2008 fêtait les 400 ans de la ville de Québec. Le flot d’activités gratuites (spectacles de Paul McCartney, Céline Dion et beaucoup d’autres) a amené beaucoup de touristes d’un peu partout dans le mon&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZpA9u984I/AAAAAAAABxc/sCq5zAhkKXE/s1600-h/Num%C3%A9riser0001.jpg"&gt;&lt;/a&gt;de Encore plein de belles rencontres. Environ 85% de la clientèle nous venait d’Europe. Les discussions nous ont souvent ramenés à notre voyage : « Nantes, le restaurant La Cigale? Bien sûr, nous y étions avec Jacques et Anne-Marie il y a une couple de mois. » « Toulouse! Oui une belle ville qu’on a visitée avec Daniel »…. Le gîte nous a permis de continuer dans nos souvenirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis ce fût le retour au travail plus régulier. Jeanne-Mance au ministère de la Santé et des Services sociaux et Gilles à l’Université Laval. Quel choc! Certes, le gîte nous avait permis d’amortir le choc, mais il était quand même là. La dure réalité de la vie quotidienne nous a vite rattrapés. De plus, nous avions été émerveillés par la chaleur humaine et la qualité des relations qu’on peut retrouver assez facilement dans les pays sous-développés. Plus encore, finie l’excitation de nouvelles découvertes à tous les jours. Il fallait reprendre le travail quotidien bien connu, sans défi particulier, du moins à première vue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, ce retour « sur terre » a été quelque peu pénible. On nous avait dit qu’une telle expérience prendrait au moins quatre à cinq mois pour nous en remettre. Effectivement, ce fut le cas. Même si nous le savions avant de partir, cela s’est avéré plus difficile que nous le pensions. Heureusement, il y a eu des&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZtvyNs7hI/AAAAAAAAByE/G9_lycqSJ_Q/s1600-h/HPIM2484.JPG"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; FLOAT: left; HEIGHT: 240px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5361093074131676690" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZtvyNs7hI/AAAAAAAAByE/G9_lycqSJ_Q/s320/HPIM2484.JPG" /&gt;&lt;/a&gt; projets pour nous aider. De son côté, Jeanne-Mance s’est mise à la production d’un conte pour enfants, spécialement écrit pour Manouchka et Élie, conte qui a servi à la mère Noel le soir de notre party de famille. Quant à Gilles, il a pris au sérieux l’avis de Daniel Welzer-Lang et de Steve Robertson à la fin du voyage et il s’est mis à l’œuvre pour mettre les conditions en place pour créer un réseau international de chercheurs sur les hommes et les masculinités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, malgré ce contexte de retour difficile, cela a quand même été une « grosse » année. Jeanne-Mance a changé d’équipe de travail, donc nouveaux dossiers à s’approprier, nouvelle patronne, etc., sans compter la reprise de ses activités d’évaluation dans le cadre de la Loi sur le Curateur public. Gilles est allé au Nunavik présenter le rapport de recherche, à Toronto pour un colloque sur la paternité avec un article qui a été publié depuis, il y a eu l’évaluation d’un projet d’intervention auprès des hommes en milieu de travail, la préparation de la demande de financement et les contacts nécessaires pour l’étude de la possibilité de mise en place d’un réseau international de chercheurs, et une demande de financement pour une recherche comparative entre l’Ouest canadien, l’Australie, la Grande-Bretagne et le Québec, la participation au colloque « social work with men » en Alabama, la présidence d’un comité d’élaboration d’un programme de doctorat en thérapie conjugale et familiale et le travail avec un comité pour la rédaction d’un livre sur les réalités masculines au Québec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre le projet très intéressant de mise sur pied d’un réseau de chercheurs, cette année d’étude et de recherche a été pour Gilles très riche en retombées : le projet sur la détresse psychologique chez les agriculteurs (en espérant qu’il soit financé), deux articles ont été publiés avec des collègues du Canada anglais sous la direction de Steve Robertson du Royaume-Uni, il y a eu la visite de John Macdonald d’Australie chez nous à Québec, la participation au panel de l’Américan Men’s Studies Association en avril dernier, un atelier pour le colloque étudiant sur le service social international, un séminaire de l’équipe Masculinités et Société sur les cadres théoriques des équipes de recherche visitées et des expériences d’intervention auprès des hommes dans les pays visités&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZurbe44XI/AAAAAAAAByM/tFAHCN9tTMc/s1600-h/RHQAutonHommie.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 207px; FLOAT: left; HEIGHT: 196px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5361094098821898610" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZurbe44XI/AAAAAAAAByM/tFAHCN9tTMc/s320/RHQAutonHommie.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;, une conférence pour le Réseau Hommes Québec en collaboration avec AutonHommie intitulée « Voyage aux pays des masculinités ». Dans la même lignée, il vient d’y avoir ma présentation au congrès ici en Suède sur les similarités et les différences entre les pays Occidentaux et les cultures orientales dans les relations entre hommes. Enfin, un livre est toujours sur la table de travail et deux maisons d’édition sont intéressées à le publier sans compter à l’automne dans le cadre du 3e Forum sur la condition masculine organisé pour le 25e anniversaire d’AutonHommie une conférence sur un état de situation sur la santé des hommes dans le monde. Bref, une année d’étude et de recherche qui a ouvert de nombreuses portes pour les années à venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autrement dit, revenir d’un périple comme nous avons fait n’est pas facile. Cette année à se promener dans 15 pays a été en fait non seulement un voyage comme on l’entend généralement mais aussi un « voyage » riche sur le plan professionnel par les contacts, les apprentissages, les nouvelles avenues qu’il a ouvert et sans doute aussi un « voyage personnel », « au fond de soi », au cours duquel on a pu apprendre beaucoup sur la vie humaine, celles des autres mais aussi sur la nôtre, comme individus, chacun de notre côté, et comme couple. Voyager, c’est passer presque tout son temps avec l’autre, du moins nettement plus que dans la vie quotidienne où on a chacun notre boulot et nos activités, et c’est aussi devoir prendre de nombreuses décisions sur de petites choses qui vont de soi dans la vie quotidienne mais qui exigent un consensus à établir lorsqu’on est en voyage, ne serait-ce que le choix d’un restaurant. Par ailleurs, ce qui aide, c’est de se donner de nouveaux défis, de nouveaux projets. Cela aide à redonner un sens au travail, et plus largement, à notre vie chez nous. Bien sûr, il y a les liens sociaux. Plus que tout, les liens avec les gens qu’on aime demeurent un fondement, Bref, ce voyage et plus qu’un voyage c’est une expérience humaine.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8507802020714847873-1842205479681276833?l=gtjmdenvoyage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gtjmdenvoyage.blogspot.com/feeds/1842205479681276833/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8507802020714847873&amp;postID=1842205479681276833' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8507802020714847873/posts/default/1842205479681276833'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8507802020714847873/posts/default/1842205479681276833'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gtjmdenvoyage.blogspot.com/2009/07/un-plus-tard.html' title='Un an plus tard'/><author><name>Gilles Tremblay et Jeanne-Mance Dallaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01334462351712757340</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmnpkAa85I/AAAAAAAAA1A/qa--lgIvXcc/S220/GTjmd+Taj1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_FHyHwmkzVb0/SmZq0oZCWLI/AAAAAAAABx8/AJXyh464J9w/s72-c/Photo+014.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8507802020714847873.post-2195501682148953471</id><published>2008-06-14T06:46:00.064-04:00</published><updated>2008-07-15T21:43:55.053-04:00</updated><title type='text'>27e envoi: L'Angleterre, la multiculturelle</title><content type='html'>&lt;div align="left"&gt;&lt;strong&gt;27e envoi : L’Angleterre : la multiculturelle&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;L&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTg1kH-XVI/AAAAAAAABFw/FsrR-ezS8Rg/s1600-h/coucher+soleil+1+Leeds.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212037879609318738" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTg1kH-XVI/AAAAAAAABFw/FsrR-ezS8Rg/s200/coucher+soleil+1+Leeds.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;’Angleterre est le 15e et dernier pays de notre périple. Nous avions d’abord pensé passer en Angleterre avant d’aller en France, cependant nous avons modifié cela après avoir contacté Steve Robertson, un collègue chercheur que j’ (Gilles) ai connu en Australie, qui nous apprenait qu’il changeait d’université et commencerait à la Leeds Metropolitan University au début de juin. Cela permettait donc de le rencontrer en même temps que Alan White dont j’avais entendu parler déjà. De plus, comme notre billet de retour partait de Londres, cela nous allait très bien de finir le voyage dans cette ville.&lt;br /&gt;Nous sommes partis de Toulouse après deux heures de vol pour atterrir à Leeds. Depuis avril, nous parlions Français, arriver en Angleterre il nous a fallu se réhabituer à parler Anglais et à s’adapter à l’accent du pays. Les premiers jours ont été un peu difficiles sur ce plan. Mais au bout de deux ou trois jours, nous avions passablement repris le contrôle.&lt;br /&gt;Un des premiers aspects qui a retenu notre attention, c’est la diversité culturelle de l’Angleterre. On y retrouve des communautés culturelles provenant de plusieurs pays du monde : Pakistan, Turquie, Pologne, Inde, pour n’en nommer que quelques uns. Selon les gens que nous avons rencontrés, ces communautés s’intègrent plutôt bien. Cela donne un cachet particulier à l’Angleterre. La communauté chinoise s’est développée un quartier bien à elle comme elle l’a fait au Québec et dans plusieurs autres villes. Bien sûr, Londres est de loin plus multiculturelle que les autres villes anglaises. Mais même à Leeds, on retrouve de nombreuses personnes issues de l’immigration, notamment en milieu universitaire. Un professeur nous racontait qu’il demande souvent aux étudiants étrangers pourquoi ils et elles choisissent l’Angleterre malgré certains aspects moins intéressants : « Why have you chosen to come in UK? The cost of living is expensive, it’s dirty, it’s wet, people are rude, why? » Et systématiquement, il reçoit la réponse : « But, it’s fun ». Ce ne sont pas que des étudiants qui arrivent mais des gens d’un peu partout. D’abord du Commonwealth, soit les anciennes colonies britanniques qui sont demeurées en lien avec la « mère-patrie » comme le Canada, mais aussi des pays plus pauvres d’Afrique et des Caraïbes avec des populations qui cherchent des conditions de vie plus avantageuses. C’est aussi le cas de pays d’Europe de l’est qui peuvent maintenant immigrer sans exigence de plus avec l’élargissement de la Communauté européenne. Comme la plupart de ces personnes doivent apprendre une nouvelle langue lorsqu’elles émigrent, plusieurs choisissent un pays où la langue d’usage est l’Anglais, soit une langue qui donne un accès beaucoup plus large par la suite comparativement à l’Allemand, au Français ou encore au Danois pour ne donner que quelques exemples. De plus, le marché de l’emploi demeure très bon en Angleterre, davantage par exemple qu’en France. Bref, beaucoup pour attirer les immigrants d’un peu partout.&lt;br /&gt;Bien sûr, le climat est incertain, l’Angleterre étant sur une île, et selon que les vents proviennent du nord ou du sud, le climat peut changer rapidement. Nous avons eu droit à des belles journées de chaleur (24 à 26 C), mais aussi des journées froides pour ce temps-ci de l’année (13 à 16 C), avec de la pluie passagère ou même parfois un peu persistante. Par ailleurs, cela donne une végétation en pleine santé, radieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Leeds&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Encore là, nous avons connu des gens magnifiques, accueillants et nous avons découvert une ville charmante qui a environ la même dimension que Québec. Le dimanche de notre arrivée, nous avions rendez-vous avec &lt;strong&gt;Peter et sa conjointe Jane&lt;/strong&gt;, en fait, pas seulement eux mais aussi avec la pluie. J’ (Gilles) ai connu Peter lors d’un congrès au Mexique il y a de cela 2 ans alors qu’il terminait son doctorat. Lorsque j’avais contacté Alan White, peu après je recevais&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTiIiz6FzI/AAAAAAAABGw/aPisf4myVfY/s1600-h/gt+groupe+universit%C3%A92.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212039305185859378" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTiIiz6FzI/AAAAAAAABGw/aPisf4myVfY/s200/gt+groupe+universit%C3%A92.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; un courriel de Peter me demandant s’il s’agissait du même Gilles Tremblay qu’il avait connu au Mexique. Il travaille maintenant à la Leeds Metropolitan University comme chercheur dans une équipe spécialisée sur la santé des hommes. Nous y reviendrons plus loin. Avec Peter et Jane, nous avons visité &lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTjs8iYBkI/AAAAAAAABHo/7HgxfNby7eI/s1600-h/mine+charbon+Leeds.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212041030078563906" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTjs8iYBkI/AAAAAAAABHo/7HgxfNby7eI/s200/mine+charbon+Leeds.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;le &lt;strong&gt;National coal mining museum&lt;/strong&gt;, une ancienne mine de charbon dont l’entrée est gratuite. C’est un ancien mineur qui nous servait de guide. Les mineurs y ont complété leur dernier horaire de travail en 1985 (pas si longtemps, quand même). Nous sommes descendus sous terre à 140 mètres de profondeur. C’est la première fois que nous entendions parler que des familles entières travaillaient dans une mine; pourtant ce n’est pas la première fois que nous en visitions. Le guide rapportait que des enfants de cinq ans passaient leurs journées dans le noir à surveiller l’ouverture et la fermeture des portes. Ils étaient attachés à la porte pour ne pas qu’ils se perdent ou se sauvent mais aussi pour retrouver facilement la porte à ouvrir. C’étaient les conditions de travail et de vie des familles ouvrières lors de la révolution industrielle. Quelles conditions de misère ! Par la suite, nous nous sommes rendus au &lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFOiEWUgCEI/AAAAAAAABEw/AD0snX7FgEs/s1600-h/2+hommes+et+masqueLeeds.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5211687389392537666" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFOiEWUgCEI/AAAAAAAABEw/AD0snX7FgEs/s200/2+hommes+et+masqueLeeds.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Yorkshire sculpture park&lt;/strong&gt;. Il s’agit d’une galerie d’art extérieure. On y retrouve plus de 40 sculptures à dimension humaine disposées un peu partout dans le parc, alors que d’autres œuvres sont situés dans des bâtiments prévus à cet effet. C’est ainsi que nous avons pu admirer des œuvres de Niger Hall, de Henry Moore et de Jonathan Borofsky, trois sculpteurs anglais bien connus. J’avoue &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTixnabAbI/AAAAAAAABHI/WzF9MBbhD7I/s1600-h/homme+et+arbreLeeds.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212040010795778482" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTixnabAbI/AAAAAAAABHI/WzF9MBbhD7I/s200/homme+et+arbreLeeds.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;que nous avons été impressionnés par quelques-unes d’elles. C’est magnifique cette idée de démocratiser la sculpture. Les familles y viennent prendre un pique-nique, l’entrée étant gratuite. Ce qui est également particulier de ce parc, c’est que les moutons, les canards s’y promènent partagent l’espace avec les sculptures et contribuent à donner à ce décor un joli coup d’œil.&lt;br /&gt;Le lundi, nous attendaient Roger et Hannah&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTlAhRVGaI/AAAAAAAABIg/6EnwuzYPIFo/s1600-h/Roger+hannad+Leeds.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212042465868323234" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTlAhRVGaI/AAAAAAAABIg/6EnwuzYPIFo/s200/Roger+hannad+Leeds.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; qui sont membres de Servas et avec qui nous avons passé deux jours. Tous les deux travaillent à &lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTgDZD6yWI/AAAAAAAABFY/zfaXmouowYU/s1600-h/canards+parc+Leeds.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212037017646057826" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTgDZD6yWI/AAAAAAAABFY/zfaXmouowYU/s200/canards+parc+Leeds.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;l’Université de Leeds en informatique, Roger comme professeur et directeur du département et Hannah comme chercheure sur l’intelligence artificielle. Elle est probablement une des rares femmes dans le monde à posséder une telle expertise. Elle est demandée dans beaucoup de pays pour des conférences.&lt;br /&gt;Pendant que Gilles travaillait, Jeanne-Mance se plaisait à visiter la ville sous la pluie, une ville sous la pluie a quand même un certain charme n’est-ce pas ? &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTlQld0CqI/AAAAAAAABIo/h7ELsKCGXUQ/s1600-h/rue+parapluie+Leeds.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212042741872331426" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTlQld0CqI/AAAAAAAABIo/h7ELsKCGXUQ/s200/rue+parapluie+Leeds.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;J’ai vu la&lt;strong&gt; galerie d’art moderne &lt;/strong&gt;où on y expose différentes collections de sculpture, dont des œuvres de Henry Moore, de peinture, des dessins, des bijoux, etc. Ensuite, je me suis rendue au &lt;strong&gt;Victoria Square&lt;/strong&gt;, là où on retrouve des grands magasins comme Louis Vutton, Chanel, Gucchi pour ne nommer que ceux-là, mais attention, c’est très dispendieux. L’intérêt de ce lieu n’est certes pas de faire du magasinage (pour moi) mais d’y admirer l’architecture des bâtiments et de marcher dans cette rue piétonnière, très large, avec beaucoup de monde. Comme j’avais (Jeanne-Mance) proposé de cuisiner une entrée aux aubergines, nous sommes allés au &lt;strong&gt;Square market&lt;/strong&gt;, &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFThfLXhIPI/AAAAAAAABGQ/Fl0TrCv1zZM/s1600-h/face+vieux+marche+Leeds.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212038594518130930" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFThfLXhIPI/AAAAAAAABGQ/Fl0TrCv1zZM/s200/face+vieux+marche+Leeds.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;tel que conseillé par Roger et Hannah, pour acheter tout le nécessaire. Ce marché est situé dans un vieil édifice dont malheureusement je ne connais pas la date de construction. D’ailleurs, dans ce marché on y retrouve de tout : de la petite culotte aux poissons frais.&lt;br /&gt;Le mercredi, j’ (Gilles) étais attendu au &lt;strong&gt;Centre for men’s health&lt;/strong&gt; de la Leeds Metropolitan University&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;(&lt;a href="http://www.lmu.ac.uk/health/menshealth"&gt;http://www.lmu.ac.uk/health/menshealth&lt;/a&gt;). Notons qu’Alan White est l'un des rares chercheurs à détenir un poste dédié spécifiquement à la santé des hommes. La chaire de recherche qu’il dirige comprend aussi Peter Branney et Steve Robertson et deux autres personnes. Un peu comme le centre dirigé par John MacDonald en Australie, ce centre dédié à la santé des hommes travaille non seulement à développer la recherche mais travaille aussi au transfert des connaissances auprès des professionnels de la santé et des hommes en général. L’avant-midi a passé à toute vitesse à échanger plein d’informations sur nos projets de recherche respectifs, sur des références et des textes. Il faut dire aussi qu’Alan est très impliqué au sein du forum européen sur la santé des hommes (http://www.emhf.org) et qu’il connaît pas mal tous les chercheurs qui travaillent sur ce thème en Europe. Puis, à l’heure du lunch, je présentais une petite conférence sur l’application de notre modèle en 10 points aux hommes abusés sexuellement dans leur enfance. Il n’y a avait pas foule en cette période-ci de l’année mais il y avait des professionnels qui travaillent auprès des hommes aux comportements violents et aussi en toxicomanie. Encore une fois, notre modèle a suscité beaucoup d’intérêt. Puis, Peter, Steve et moi sommes allés prendre le lunch ensemble dans un petit café coquet et nous avons continué nos échanges. J’ai tenté très fort de convaincre Steve de mettre Québec sur sa liste lors de son voyage d’étude au Canada l’été prochain. Bref, ce fût une journée des plus enrichissantes.&lt;br /&gt;Le soir, nous étions invités pour le repas et le coucher chez Peter et Jane da&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTjerBFi3I/AAAAAAAABHg/GcAHqveHrrE/s1600-h/maison+Petersalon+1754+Leeds.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212040784857369458" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTjerBFi3I/AAAAAAAABHg/GcAHqveHrrE/s200/maison+Petersalon+1754+Leeds.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ns leur agréable &lt;strong&gt;maison qui date de plus de 250 ans&lt;/strong&gt;. Pendant que Jane mettait la dernière main pour la préparation du repas, Peter nous a amenés visiter un endroit particulier tout près de chez lui : &lt;strong&gt;Surprise view&lt;/strong&gt;. Effectivement, la vue sur la vallée est magnifique. En même temps se déroulait une compétition locale de course à pied. &lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTkQy3IstI/AAAAAAAABIA/4wFFw0Z14Do/s1600-h/Peter+Jane+Leeds.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212041645956575954" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTkQy3IstI/AAAAAAAABIA/4wFFw0Z14Do/s200/Peter+Jane+Leeds.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Nous avons pris quelques minutes pour encourager les marathoniens et les marathoniennes qui franchissaient le haut de l’immense escalier qui mène au sommet de la colline. &lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFThDVxTFJI/AAAAAAAABF4/13LfeURHHZk/s1600-h/coureurs2Leeds.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212038116274279570" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFThDVxTFJI/AAAAAAAABF4/13LfeURHHZk/s200/coureurs2Leeds.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Liverpool&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Liverpool, ce nom vous dit quelque chose ? Eh bien oui ! C’est la ville des &lt;strong&gt;Beatles&lt;/strong&gt;, là où ils sont &lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTfYooeGYI/AAAAAAAABFA/7kAPnyaH5pY/s1600-h/banniere+dans+ville.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212036283091523970" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTfYooeGYI/AAAAAAAABFA/7kAPnyaH5pY/s200/banniere+dans+ville.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;nés, ont grandi et ont commencé leur carrière. Depuis le début de mon séjour en Angleterre, je (Jeanne-Mance) me disais qu’on ne peut passer à côté de Liverpool et que je ne voulais pas rentrer au Québec avec le regret de ne pas y être allée. Après consultation du site officiel du bureau de l’information touristique, je découvre qu’on organise des activités autour des Beatles : musée de renommée mondiale sur l’histoire des Beatles, visite des maisons de l’enfance de John Lennon et de Paul Mc Cartney et aussi du &lt;strong&gt;Cavern Club&lt;/strong&gt;. Mais quelque chose freinait mon ardeur. Gilles, pour sa part, travaillait cette journée, et je devais faire quatre heures de train (aller-retour), me retrouver seule dans cette ville inconnue et dont on disait que l’accent local était incompréhensible pour les étrangers et surtout que les deux jours précédents j’étais affectée par un mal de gorge et d’oreille. Je me posais même la question à savoir si ce n’est pas une folie ou un caprice de « jeune fille ». Jusqu’au matin même du départ, je n’étais pas certaine d’y aller. N’écoutant que mon courage et ma détermination, j’ai décidé de partir pour Liverpool sur les traces des Beatles le même jour où Gilles était occupé à l’université. Cette ville a été nommée Capitale européenne de la culture en 2008. Je me suis d’abord rendue visiter le &lt;strong&gt;musée The Beatles Story&lt;/strong&gt; &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTfLmSg8HI/AAAAAAAABE4/VS01-jB9OCc/s1600-h/annonce+mus%C3%A9e+Beatles.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212036059124265074" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTfLmSg8HI/AAAAAAAABE4/VS01-jB9OCc/s200/annonce+mus%C3%A9e+Beatles.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;qui est situé sur le bord du canal dans un sous-sol d’un vieux bâtiment, probablement pour simuler le Cavern Club. Passer trois heures dans ce musée nous imprègne de la musique, de l’histoire, de la vie, des photos, des vidéos, des objets souvenirs – dont la première guitare de John Lennon - des Beatles et évidemment du talent de ce groupe. J’y ai même rencontré une dame qui les avait déjà vus…la chanceuse. Malheureusement, aucune photo n’est permise à l’intérieur du musée. Les commentaires audio sont dits par Julia Lennon, la sœur de John. Je doute fort que ce soit elle qui parle en français mais je lui laisse le bénéfice du doute. La visite se termine dans une salle toute blanche, piano blanc, tapis blanc, murs blancs et comme seul objet décoratif une photo de John Lennon sur le piano. On y entend la célèbre chanson « Imagine » et les paroles sont écrites sur le mur. C’est superbe ! Une seule ombre au tableau : au début, Julia Lennon parle des quatre gars en disant que John est le plus intelligent des quatre, que Paul est un gars sympathique et j’oublie les qualificatifs pour les deux autres. Personnellement, je trouve ce commentaire un peu déplacé et pas très gentil pour les trois autres. Je n’ai pu obtenir de billets pour la visite des maisons de John et Paul. Il m’aurait fallu attendre jusqu’à 17heures et cela m’aurait amenée trop tard à Leeds. Ce sera pour une autre fois ! Je vous conseille de réserver avant votre arrivée, car la demande est forte. Ensuite, je me suis rendue sur la rue Mathew au fameux Cavern Club. Les Beatles ont joué dans ce club 272 fois. J’imagine l’atmosphère dans ce club dans les années 60. Il faut descendre quatre étages pour se retrouver dans un sous-sol. Le &lt;strong&gt;Cavern Club&lt;/strong&gt; &lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTglAboXdI/AAAAAAAABFo/SCy2XX40iyw/s1600-h/cavern+club.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212037595150179794" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTglAboXdI/AAAAAAAABFo/SCy2XX40iyw/s200/cavern+club.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;a conservé ses senteurs de sueur, de cigarette, d’alcool, de sous-sol humide et de quelque chose d’autre…! D’ailleurs, dans le musée, cet espace est reproduit pour bien montré tout le symbole qu’il représente. Cet endroit est gardé intact même si aujourd’hui le Cavern Club est toujours un bar et non un endroit historique. La scène où ont joué les Beatles est encore là avec le même décor en arrière. La rue où il se trouve est commémorative de la naissance des Beatles : il y a un hôtel qui se nomme « Hard days night », des sculptures des Beatles longent la rue, des magasins vendent des souvenirs des Beatles. Bref, ça sent la Beatlesmania ! C’est ici que se termine ma journée à Liverpool, heureuse d’y être allée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Londres&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Le jeudi, nous sommes partis pour Londres en train. &lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTiVjiyTMI/AAAAAAAABG4/Rr-P9TgSvqg/s1600-h/gtjmd+palace1Londres.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212039528720780482" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTiVjiyTMI/AAAAAAAABG4/Rr-P9TgSvqg/s200/gtjmd+palace1Londres.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;C’est aussi en pensant à notre fille Catherine que nous l’avons visitée alors qu’elle était venue dans cette ville en 2001. De manière générale, il a fait beau, un beau soleil la majorité du temps passé à Londres. Les premières journées se sont déroulées chez Chris et Fiona, un couple Servas, à Uxbridge en banlieue ouest de la ville. La première journée a passé en visites touristiques. Tout d’abord, le &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTf38iHcGI/AAAAAAAABFQ/X6iWqurhzlA/s1600-h/Buckingham+palace+Londres9.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212036821009526882" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTf38iHcGI/AAAAAAAABFQ/X6iWqurhzlA/s200/Buckingham+palace+Londres9.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Buckingham Palace&lt;/strong&gt;, la résidence officielle où se sont succédés les rois et reines de ce pays. Nous avons appris comment on peut savoir si la reine est présente dans le palais : Quand il y a le drapeau du Royaume Uni sur le toit du palais, c’est qu’elle est absente et quand c’est le drapeau royal, alors elle est au palais. C’est donc dire que tous les jours, il y a une personne qui monte ou descend le drapeau. Nous &lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFThn3vwAZI/AAAAAAAABGY/h_YyxpTtn70/s1600-h/fanfare+rougeLondres.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212038743869882770" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFThn3vwAZI/AAAAAAAABGY/h_YyxpTtn70/s200/fanfare+rougeLondres.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;sommes arrivés juste à temps pour le changement de garde qui ne nous a pas impressionnés puisqu’il n’a rien d’exceptionnel. Ensuite, nous sommes passés par le &lt;strong&gt;Trafalgar Square&lt;/strong&gt; qui commémore la grande bataille navale de 1805 contre les Français défaits par la Anglais sous la gouverne de Lord Nelson en l’honneur de qui une longue colonne de 170 pieds a été érigée. Par la suite, nous nous sommes dirigés vers la &lt;strong&gt;tour Big Ben&lt;/strong&gt; &lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTfkZFDGBI/AAAAAAAABFI/vF_w6kJgx5A/s1600-h/bigBentour6Londres.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212036485074851858" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTfkZFDGBI/AAAAAAAABFI/vF_w6kJgx5A/s200/bigBentour6Londres.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; avec son horloge de 23 pieds de diamètre et les aiguilles indiquant les minutes ont 14 pieds - que nous ne pouvons malheureusement pas gravir. La tour est intégrée au parlement et nous en avons profité pour assister à une séance de la Chambre des Communes où se discutait un projet de loi en deuxième lecture sur le droit de vote à 16 ans. À peine une dizaine de députés étaient présents. Il faut croire que ce projet de loi n’attire pas vraiment l’intérêt des parlementaires… Nous sommes arrêtés prendre des photos du &lt;strong&gt;Wesminster Abbey&lt;/strong&gt;. Puis nous avons marché le long de La Tamise, ce fleuve qui est au centre de Londres. Ainsi, nous avons vu de proche le &lt;strong&gt;London Eye&lt;/strong&gt;, &lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTi9JAUijI/AAAAAAAABHQ/ZsW0o0Qc_oQ/s1600-h/jmd+et+London+EyeLondres.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212040208791669298" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTi9JAUijI/AAAAAAAABHQ/ZsW0o0Qc_oQ/s200/jmd+et+London+EyeLondres.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;la plus haute grande roue au monde construite pour le nouveau millénaire. À voir cette structure de 135 mètres de haut, cela ne nous a pas donné le goût de l’essayer. Chris et Fiona nous ont raconté leur plaisir d’identifier les différents édifices à partir d’en haut, mais il faut bien les connaître. Un de leurs amis, pour son anniversaire, avait réservé une bulle et y avait invité ses amis avec &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTifWsslLI/AAAAAAAABHA/bXpt0xZKu4M/s1600-h/gtparlement+Londres1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212039697071379634" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTifWsslLI/AAAAAAAABHA/bXpt0xZKu4M/s200/gtparlement+Londres1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;champagne et gâteau d’anniversaire. Cela doit être assez amusant de fêter ainsi ! Il faut dire que la bulle prend 45 minutes pour faire un tour complet. Dans leur cas, ils avaient eu droit à deux fois le tour complet soit une heure et demie. Puis nous nous sommes arrêtés juste en face voir l’exposition de &lt;strong&gt;Dali Universe&lt;/strong&gt;, l’un des grands génies du vingtième siècle. Plus de 500 travaux font partie de l’exposition. Cette prestigieuse &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFThLsbQvlI/AAAAAAAABGA/EyMHKYlgHrY/s1600-h/Dali1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212038259794820690" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFThLsbQvlI/AAAAAAAABGA/EyMHKYlgHrY/s200/Dali1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;collection nous montre d’importantes sculptures, de rares graphiques, des bijoux et des meubles. Nous tenons à vous rappeler que Dali explore trois thèmes : Sensualité et féminité, Religion et mythologie et Rêves et fantaisie. Le soir, nous avons invité Maude McCloud que nous avions connue à Vientiane au Laos pour prendre le repas avec nous. Ceux et celles qui nous lisent régulièrement se souviendront de cette dame de 80 ans avec qui j’avais (Jeanne-Mance) passé une journée au Laos. C’était très agréable de la revoir. Elle vient de fêter ses 81 ans et elle est toujours en pleine forme.&lt;br /&gt;Le lendemain matin départ pour une autre journée et une autre famille Servas, celle de Renée et &lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFThv8vRokI/AAAAAAAABGg/JJOeBP4NRSs/s1600-h/genesse2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212038882649023042" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFThv8vRokI/AAAAAAAABGg/JJOeBP4NRSs/s200/genesse2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTk3iJ3InI/AAAAAAAABIY/k3h3Xk48PBc/s1600-h/renee+genesse.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212042311486612082" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTk3iJ3InI/AAAAAAAABIY/k3h3Xk48PBc/s200/renee+genesse.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;de son fils Genessee. Renee est travailleuse sociale auprès des familles d’accueil. Nous avons eu donc d’intéressantes discussions sur le système de soutien aux enfants en besoin de protection et le soutien aux familles d’accueil. Notamment le programme de formation pour celles-ci prévoit tout un volet pour les pères d’accueil et pour les enfants biologiques des familles d’accueil. Son fils a treize ans et joue de la guitare. C’est une jeune assez "allumé" comme on dit au Québec. Avec elle, Genessee et un de ses amis, nous sommes allés à un festival dans un parc, une activité où les gens de Londres participent. Ce n’est pas &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTkIv0ftII/AAAAAAAABH4/IUSDgV9nkvg/s1600-h/parade+parc.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212041507701240962" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTkIv0ftII/AAAAAAAABH4/IUSDgV9nkvg/s200/parade+parc.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;touristique et nous aimons beaucoup ce genre d’activités. Cela nous permet de voir les manières de vivre des gens de la place : les relations parents-enfants, les relations de couple, les activités locales, etc… et en plus, il faisait super beau !&lt;br /&gt;Le lundi, nous nous sommes dirigés vers l’auberge de jeunesse où nous logions dans le quartier SoHo. Alors que Gilles travaillait, Jeanne-Mance en a profité pour visiter la &lt;strong&gt;rue Oxford&lt;/strong&gt; et y faire du « shopping » puisqu’il s’agit de l’un des lieux les plus prisés des Londonniens et Londonniennes pour magasiner. &lt;strong&gt;Le quartier Soho,&lt;/strong&gt; rappelons-le, est un quartier très multiculturel, un peu alternatif, qui est un lieu prisé des artistes et des écrivains, possiblement le plus coloré de Londres, avec pleins de boutiques et de restaurants. On y retrouve aussi le Chinatown et le quartier gai.&lt;br /&gt;À trois reprises au cours du voyage, on m’avait parlé de Fathers Direct, qui est devenu depuis février dernier le &lt;strong&gt;Fatherhood Institute&lt;/strong&gt; (http://www.fatherhoodinstitute.org). C’est ainsi que j'ai (Gilles) rencontré Adrienne Burgess, l’une des permanentes de l’institut chargée notamment du volet recherche. Le groupe existe depuis une quinzaine d’années. Il travaille sur le développement de politiques sociales qui reconnaissent la place des pères. Ils sont sept permanents, sans local comme tel, fonctionnant à partir de leurs domiciles respectifs, certains demeurent dans des villes relativement éloignées, mais ils sont toujours en contact par courriel, téléphone ou autrement tout en se réservant une réunion d’une journée complète aux trois semaines. Le groupe a développé différents volets, bien sûr tout l’aspect politique pour lequel Adrienne souligne qu’ils ont remporté de bons succès, mais aussi un travail pour implanter les politiques, ce qui est beaucoup plus complexe. En ce sens, ils élaborent des outils de soutien pour les intervenants et intervenantes, notamment en périnatalité pour les sages-femmes, ou encore pour les travailleurs sociaux qui œuvrent auprès des délinquants, ou encore qui outils qui visent des clientèles spécifiques comme les pères issus de familles immigrantes des Caraïbes, les pères prisonniers, etc. Leurs outils sont particulièrement bien faits et à chaque fois, bien appuyés par des données probantes provenant de résultats de recherche à jour. Bref, nous avons eu une discussion d’une couple d’heures qui a été passionnante sur les pratiques québécoises et anglaises dans le domaine. J’ai aussi vu quelques minutes son mari qui participe à un groupe d’hommes (groupe de parole) du même type que le RHQ depuis 25 ans, ce qui représente sans doute un record de longévité pour un groupe du genre.&lt;br /&gt;Ensuite, j’ai rencontré &lt;strong&gt;Mathew Hodson &lt;/strong&gt;du&lt;strong&gt; Gay Men’s Health Centre&lt;/strong&gt; (http://www.gmfa.org.uk). Ce groupe est né dans les années 90 dans la foulée du travail contre l’épidémie de SIDA. La prévention du VIH/SIDA demeure un volet important de leur travail mais en fait, le groupe a développé une approche plus globale de la problématique. Ils travaillent de manière plus générale sur la santé sexuelle mais aussi dans une approche qui favorise l’appropriation du pouvoir. Ils font un travail plus général de sensibilisation et de promotion, mais aussi un travail plus spécifique auprès de communautés plus à risque ou moins rejointes par les campagnes usuelles, par exemple les gais de certaines minorités ethniques. Par leurs interventions, ils touchent aussi les bisexuels, mais le groupe demeure largement centré sur les réalités homosexuelles. En fait, les années Tacher ont, semble-t-il, amené plusieurs reculs pour les droits des gais, ce qui a été corrigé par la suite au cours des années 90, mais la communauté gaie demeure vigilante et craint qu’un élargissement aux bisexuels - ou encore aux MSM comme on parle souvent dans le travail en prévention du VIH/SIDA pour parler des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes même si plusieurs ne s’identifient pas comme homosexuels – soit utilisé pour limiter le soutien aux organismes dédiés à la communauté homosexuelle.&lt;br /&gt;Puis mardi, nous nous sommes ensuite retrouvés chez Joanna et Richard, un autre couple &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTjNfct9sI/AAAAAAAABHY/ITk0ul1eIZI/s1600-h/joanarichard.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212040489694262978" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTjNfct9sI/AAAAAAAABHY/ITk0ul1eIZI/s200/joanarichard.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Servas. Ce sont deux professeurs d’université, Richard en informatique et Joanna en sciences humaines. Ils ont une grande maison dans le quartier Harringay, un autre quartier très multiculturel où on retrouve notamment beaucoup de personnes originaires de la Turquie. Dans le cadre de son travail, Joanna élabore des outils de formation. Elle travaille pour l’université à distance (Open University). Comme elle a une formation en histoire, elle a développé plus spécifiquement la méthode du conte (storytelling) qui amène les personnes concernées à raconter leur histoire de vie. Elle a notamment travaillé sur un cours portant sur le placement d’enfants pour les travailleurs sociaux en utilisant cette méthode où un jeune homme raconte son histoire de placement. Le deuxième soir, nous sommes allés manger dans un restaurant du quartier servant de la cuisine du sud de l’Inde : pas trop épicée et délicieuse.&lt;br /&gt;Pour notre dernière grande journée à Londres, nous avons fait une autre série de visites touristiques. Nous avons probablement marché un bon cinq kilomètres autour de l’auberge de jeunesse et de la rue St-Paul. Nous avons visité d’abord la &lt;strong&gt;Cathédrale St-Paul&lt;/strong&gt;, &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTgUDupaYI/AAAAAAAABFg/tYjOyO6WguM/s1600-h/cath%C3%A9drale+St-paul.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212037303977470338" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTgUDupaYI/AAAAAAAABFg/tYjOyO6WguM/s200/cath%C3%A9drale+St-paul.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;qui date de 1400 ans. Elle demeure l’un des joyaux de la ville. Elle a été témoin du mariage de Lady Dy et du prince Charles et du quatre-vingtième anniversaire de la reine Élizabeth II. Nous sommes passés ensuite par un lieu de commémoration des &lt;strong&gt;soldats morts en mer&lt;/strong&gt; lors des deux grandes guerres. Vingt-quatre mille noms sont inscrits sur des grands murs. C’est comme un cimetière où le respect et le silence sont de mise. Puis la &lt;strong&gt;Tour de Londres&lt;/strong&gt;, un monument historique important. Elle a eu plusieurs fonctions au cours des années : prison, forteresse, etc. Le billet d’entrée était très &lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTlh-To-3I/AAAAAAAABIw/yOJ9Hzw4Puo/s1600-h/Tour+Londres+8.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212043040598326130" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTlh-To-3I/AAAAAAAABIw/yOJ9Hzw4Puo/s200/Tour+Londres+8.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;cher (une trentaine de dollars chacun), nous nous sommes donc contentés de la regarder de l’extérieur. &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTlwTikh1I/AAAAAAAABI4/Wuhz9EHqpPs/s1600-h/tower+bridge6.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212043286816261970" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTlwTikh1I/AAAAAAAABI4/Wuhz9EHqpPs/s200/tower+bridge6.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Mais nous avons pris la visite du &lt;strong&gt;Tower-Bridge&lt;/strong&gt;. Ce pont date de 1894. Son mécanisme est fort ingénieux car il permettait aux piétons de continuer de le traverser en utilisant la section supérieure lorsque la section du bas était levée pour laisser passer les bateaux. Nous sommes arrêtés au &lt;strong&gt;Tate Modern Museum&lt;/strong&gt;, une immense galerie d’art moderne ouverte en 2000 avec des expositions permanentes et d’autres qui sont temporaires. Il s’agit d’un musée très réputé dont au moins trois personnes nous avaient dit de ne pas manquer. Après, nous sommes revenus à l’auberge de jeunesse en passant par le &lt;strong&gt;Pont du Millénaire&lt;/strong&gt;, un pont piétonnier ouvert en 2000. Ce pont a été fermé peu après son ouverture jusqu’à ce que l’on remédie au défaut de fabrication décelé, ce qui a pris trois ans. Nous avons terminé la journée par une soirée au théâtre en nous rendant voir &lt;em&gt;Les misérables&lt;/em&gt;, ce drame musical que nous n’avions pas vu au Québec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Réalités masculines en Angleterre&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Malheureusement, notre séjour en Angleterre a été très court (13 jours), sans doute un peu trop court. De plus, nous l’avons dit, l’Angleterre est sans aucun doute le plus multiculturel des pays que nous avons visités. De ce point de vue, il est clair que les réalités masculines sont très diversifiées ce qui complexifie l’image que l’on peut en dresser. Dans ce contexte, le rappel des limites de ce genre d’exercice demeure important.&lt;br /&gt;Cela étant dit, nous allons quand même tenter de dresser quelques grandes lignes plus générales. &lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFThXWofvrI/AAAAAAAABGI/XqF2tP4N85c/s1600-h/dolce+gabana.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212038460103179954" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFThXWofvrI/AAAAAAAABGI/XqF2tP4N85c/s200/dolce+gabana.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, pour nous Québécois et Québécoises, lorsque nous pensons à l’Angleterre, nous référons assez rapidement à la monarchie et aussi à la reine Élizabeth II. Jusqu’à un certain point, cela donne un premier aperçu de l’état de ce pays en matière de relation entre les genres. Bien avant Élizabeth II, il y a aussi eu la reine Victoria qui a fait sa marque, bien autant que bien des rois. Autrement dit, il y a là un premier symbole d’une vision égalitaire où une femme peut occuper un poste de premier plan. Parmi les pays industrialisés, l’Angleterre a sans doute été l’un des premiers à élire une femme à la tête du pays avec Margareth Tatcher. Certains disent que son règne a par ailleurs nui considérablement à l’avancement de la cause des femmes : les positions de son gouvernement conservateur ont ramené l’Angleterre en arrière en matière de lois sociales, notamment nous a-t-on dit, en ce qui concerne les droits des gais et lesbiennes, donnant ainsi une image négative des femmes au pouvoir. Il n’en demeure pas moins que, si d’un côté l’Angleterre, à certains égards du moins, a toujours eu ses solides défenseurs du conservatisme, d’un autre côté elle a aussi ses personnes qui représentaient des images très fortes de la remise en question de la masculinité traditionnelle. &lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTkftgOS2I/AAAAAAAABII/QiHe2OoFcMk/s1600-h/publicite+bouffe.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212041902216334178" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTkftgOS2I/AAAAAAAABII/QiHe2OoFcMk/s200/publicite+bouffe.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Déjà dans les années 60 et 70, même si cela n’était pas exprimé ainsi, les Beatles ont clairement bousculé le modèle aristocratique de l’homme. Par son habillement, son maquillage et son homosexualité connue de tous, Boy George a aussi marqué. Et nous pourrions en nommer plusieurs autres, plus ou moins adulés, mais qui ont tous connu une forme de célébrité marquant ainsi en quelque sorte &lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTh99bIeVI/AAAAAAAABGo/_zfCllmti8U/s1600-h/gt+boite+lettres.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212039123351140690" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTh99bIeVI/AAAAAAAABGo/_zfCllmti8U/s200/gt+boite+lettres.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;l’acceptation par la population de la différence, notamment sur le plan de l’orientation sexuelle. Même Tony Blair lors de son entrée au pouvoir à l’époque avait noté l’importance qu’il accordait à sa vie de père, ce qu’on a rarement entendu de la bouche d’un politicien. En ce sens, on peut comprendre qu’on y retrouve un important organisme financé par l’État pour soutenir le travail auprès des pères. Des pressions sont faites pour et s’assurer que cette dimension soit présente.et pour adapter les politiques aux réalités des pères. Certes, beaucoup demeure à faire pour voir à l’implantation de tout cela et s’assurer du soutien aux intervenants et intervenantes pour y arriver. Il n’en demeure pas moins que le congé de paternité de 15 jours lors de la naissance d’un enfant est largement utilisé et plusieurs pères, semble-t-il considèrent qu’il n’est pas suffisant (April &amp;amp; Romero, 2008). Notons qu’en Angleterre aussi, l’organisme Fathers for Justice est très présent et fait des démonstrations publiques du type « Batman » comme on connaît bien au Québec. Cela oblige les autres &lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTkuVfWcPI/AAAAAAAABIQ/2rdkyhp6jCM/s1600-h/publicite+donne+main.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212042153468260594" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTkuVfWcPI/AAAAAAAABIQ/2rdkyhp6jCM/s200/publicite+donne+main.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;organismes qui travaille au soutien et à la promotion de l’engagement paternel à constamment se démarquer pour ne pas soulever de réaction négative au sein de la population.&lt;br /&gt;Bien sûr, cela ne signifie pas que l’égalité des genres soit acquise. Le taux d’emploi des femmes atteint 70%, soit un taux relativement près de celui des hommes &lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTj_JpP_FI/AAAAAAAABHw/ikGVV5EC_v8/s1600-h/pa%3Dternit%C3%A9+Leeds.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212041342834703442" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTj_JpP_FI/AAAAAAAABHw/ikGVV5EC_v8/s200/pa%3Dternit%C3%A9+Leeds.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;(79%) si on compare à plusieurs autres pays. Cependant, les femmes occupent souvent des emplois moins bien rémunérés de telle sorte que pour des emplois à temps complet, elles gagnent encore 29% de moins de l’heure que les hommes (Watson, 2006). Un peu comme chez nous, les garçons réussissent moins bien à l’école de telle sorte que seulement 49% des garçons (59% des filles) obtiennent une cinquième secondaire (Watson, 2006), soit dans les deux cas, des taux inférieurs à ceux du Québec. Selon l’Office national de la statistique (2004), les différences entre les genres s’amenuisent considérablement au fil des ans, mais il n’en demeure pas moins des écarts comme ceux que nous venons de parler mais aussi dans la vie quotidienne. Dans toutes les familles où nous sommes demeurés, les tâches domestiques étaient partagées, cependant il ne semble pas que ce soit le cas de toutes les familles anglaises. « La majorité des tâches domestiques et des soins des enfants demeurent encore la province des femmes », concluait une recherche du bureau de la statistique (ONS, 2006 : 1). Le taux de divorce augmente et du même coup le nombre de mères qui assument seules les soins des enfants (ONS, 2006). De plus, les hommes se distinguent clairement sur le plan de la criminalité (quatre fois plus que les femmes) et dans le cas des voies de fait, ils sont plus souvent victimes et aussi agresseurs (ONS, 2006). Bref, ce sont là quelques chiffres mais aussi des chiffres qui varient considérablement selon les origines ethniques il faut bien le dire.&lt;br /&gt;L’Angleterre est sans doute le deuxième pays parmi ceux que nous avons visités où l’avancement du travail et de la réflexion sur les réalités masculines est le plus notable. Le gouvernement britannique n’a certes pas investi autant que le gouvernement australien et par le fait même, le niveau de services disponibles est nettement inférieur. Ce qui est fait en matière de santé des hommes est en ce sens très indicateur. On y retrouve un centre spécialisé qui développe de la recherche et des outils pour les intervenants (Conrad &amp;amp; White, 2007). Ce centre joue aussi un rôle important sur le plan européen. Alan White et son équipe sont particulièrement dynamiques. Ils approfondissent des dimensions de la santé des hommes encore peu explorées dont par exemple l’obésité (White &amp;amp; Pettifer, 2007). De plus, un réseau de groupes locaux s’est développé dans les grandes villes (du moins à Londres et à Leeds) pour sensibiliser les hommes à leur santé. En cette matière, les données les plus récentes disponibles placent le Royaume Uni de manière avantageuse comparativement aux autres pays industrialisés pour certains problèmes de santé. Par exemple, le taux de suicide chez les hommes de 15 à 24 ans était de 8,2 par tranche de 100 000 de population en 2002 comparativement à, selon les données de l’année 2000, 12,1 pour la France, 17 pour les États-Unis et 20,2 pour le Canada (White &amp;amp; Holmes, 2006). Il semble bien que, tout comme au Québec, le taux de suicide chez les hommes tend à diminuer en même temps que les professionnels notent une augmentation de la demande d’aide des hommes (Burgess, 2008, entretien personnel). Par contre, pour d’autres problèmes de santé, la situation de l’Angleterre est moins enviable pour ce qui concerne la mortalité chez les hommes de 35 à 44 ans à la suite d’une maladie cardiovasculaire, dont le taux par 100 000 de population atteignait 36 en 2002 comparativement pour l’an 2000 à 30,7 en France, 50,3 aux États-Unis et 25,3 au Canada. (White &amp;amp; Holmes, 2006). Par ailleurs, l’espérance de vie des hommes est de 70 ans et celui des femmes de 80 ans (ONS, 2006), soit un peu moins que ce que nous connaissons au Québec. De plus en plus, des travaux sont faits pour mieux identifier comment la dépression se profile chez les hommes et s’assurer qu’elle est bien dépistée par les professionnels de la santé (Branney &amp;amp; White, 2007, 2008). De plus, des travaux permettent de mieux comprendre les représentations de la masculinité qui interfèrent dans la demande d’aide des hommes mais aussi dans l’interprétation que les professionnels font des problèmes que les hommes vivent (Robertson, non daté, 2006, 2007).&lt;br /&gt;En matière de violence conjugale, le gouvernement britannique a adopté une nouvelle loi en 2004 et du même souffle a renforcé son réseau de services qui semble bien implanté tant en ce qui concerne le soutien aux victimes que celui offert aux hommes aux comportements violents. Notamment, le gouvernement a mis en place une ligne d’écoute pour ceux qui commettent ou ont peur de commettre des abus en plus de celle qui existait déjà pour les personnes qui sont victimes de violence (Bristish Government, 2005).&lt;br /&gt;Enfin, nous avons ouvert quelque peu sur les réalités des hommes bisexuels et gais en parlant notamment d’artistes comme Boy George. L’Angleterre est bien connue pour son ouverture sur ce plan. Du moins, la situation semble avoir évolué positivement depuis le milieu des années 90 après la fin du règne du gouvernement conservateur et des suites de l’époque Tatcher. Le mouvement gai demeure cependant sur ses gardes de peur qu’un autre recul puisse arriver à nouveau. De plus, le réseau de services pour les gais est visiblement bien en place. Le mariage de conjoint demeure cependant illégal, mais il est remplacé par un contrat de partnership. Comme peu d’hommes homosexuels pratiquent une religion (70% ne sont pas pratiquants selon une enquête), cela ne représente pas une revendication pour eux actuellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Remerciements :&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Nous tenons à remercier les familles Servas qui nous ont hébergés chaleureusement : Roger et Hannah à Leeds, Chris et Fiona, Renée et Genessee, de même que Joanna et Richard à Londres. Un merci aux collègues avec qui les échanges ont été très fructueux : Alan White, Steve Robertson et Peter Branney. Un merci spécial à Peter et Jane pour la visite à la mine et au parc des arts et de nous avoir accueillis chez eux où nous avons pu échanger davantage. Merci à Adrienne Burgess du Fatherhood Institute et à Matthew Hodson du Gay Men’s Health Centre. Merci aussi à Maud que nous avons bien aimé revoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Références&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Abril, P. &amp;amp; Romero, A. (2008). Including men into work-life balance: Fostering caring masculinities. QMIP Newsletter (5) 11-15. The British Psychological Society.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Branney, P. &amp;amp; White, A. (2007). Why do men die younger? HCPJ, july.&lt;br /&gt;Branney, P. &amp;amp; White, A. (2008). Big boys don’t cry: Depression in men. Advances in Psychiatric Treatment, 14.&lt;br /&gt;Bristih Government (2005). Domestic violence: A national report. London: Bristih Government.&lt;br /&gt;Conrad, D. &amp;amp; White, A. (ed.) (2007). Men’s health. How to do it. Oxford &amp;amp; New York: Radcliffe.&lt;br /&gt;Office for National Statistics (2004). Focus on Gender. London: Office for National Statistics.&lt;br /&gt;Robertson, S. (non date). Lay men’s and health professionals’ beliefs about masculinity and preventative health care. Final Report for NHS Executive Northwest R&amp;amp;W Fellowship Award. Lancaster : Lancaster University.&lt;br /&gt;Robertson, S. (2006). Masculinity and Reflexivity in Health Research with Men. Auto/Biography (14) 1-18.&lt;br /&gt;Robertson, S (2007). Understanding Men and Health – Masculinities, Identity and Well-Being. Bekshire (UK): Open University Press.&lt;br /&gt;Watson, J. (sous la présidence de ) (2006). Facts abour Men &amp;amp; Women in Great Britain. London: Equal Opportunities Commission.&lt;br /&gt;White, A. &amp;amp; Pettifer, M. (ed.) (2007). Hazardous Waist. Tackling male weight problems. Oxford &amp;amp; New York: Radcliffe.&lt;br /&gt;White, A. &amp;amp; White, M. (2006). Patterns of mortality across 44 countries among men and women ages 15-44 years. Journal of Men’s Health and Gender, 3 (2) 139-151.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8507802020714847873-2195501682148953471?l=gtjmdenvoyage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gtjmdenvoyage.blogspot.com/feeds/2195501682148953471/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8507802020714847873&amp;postID=2195501682148953471' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8507802020714847873/posts/default/2195501682148953471'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8507802020714847873/posts/default/2195501682148953471'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gtjmdenvoyage.blogspot.com/2008/06/27e-envoi-langleterre-la.html' title='27e envoi: L&apos;Angleterre, la multiculturelle'/><author><name>Gilles Tremblay et Jeanne-Mance Dallaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01334462351712757340</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmnpkAa85I/AAAAAAAAA1A/qa--lgIvXcc/S220/GTjmd+Taj1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SFTg1kH-XVI/AAAAAAAABFw/FsrR-ezS8Rg/s72-c/coucher+soleil+1+Leeds.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8507802020714847873.post-8560026789621095219</id><published>2008-06-10T06:56:00.051-04:00</published><updated>2008-06-10T09:59:58.192-04:00</updated><title type='text'>27e envoi : France : douce France – Deuxième partie : le Sud</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;27e envoi: France-douce France : Deuxième partie : le Sud&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Deux autres incontournables orientaient notre passage dans le sud de la France : le congrès de l’Association internationale de pédagogie universitaire à Montpellier du 19 eu 22 mai et les contacts avec Daniel Welzer-Lang, un chercheur français qui travaille sur les réalités masculines depuis plusieurs années. Daniel était coorganisateur avec Chantal Zaouche d’un colloque sur « Les hommes et le masculin » qui se tenait le 30 mai à Toulouse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Aix-en-Provence&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Sur la route de Montpellier, nous en avons profité pour arrêter quelques jours à &lt;strong&gt;Volx&lt;/strong&gt;, tout près de Aix-en-Provence, pour rencontrer nos amis Claire et Patrick. &lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5hUGfe0tI/AAAAAAAABBs/K-A3NGZNpfs/s1600-h/Claire+patrick+Volx+Aix.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210208816882176722" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5hUGfe0tI/AAAAAAAABBs/K-A3NGZNpfs/s200/Claire+patrick+Volx+Aix.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Ils habitent un très joli village d’environ 2 300 habitants. Patrick travaille à la mairie et Claire est psychologue. Nous les avons connus par Servas lors de leur passage à Sherbrooke en 2002 avec leurs trois fils Grégoire, Lucas et Quentin. Pour ma part (Jeanne-Mance), quand je raconte une &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE6H_x6k_AI/AAAAAAAABEo/HdkBxFQCmto/s1600-h/Patrick+mairie+Volx+Aix.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210251348714781698" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE6H_x6k_AI/AAAAAAAABEo/HdkBxFQCmto/s200/Patrick+mairie+Volx+Aix.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;belle expérience avec l’organisation Servas, je donne l’exemple de cette famille. Elle est arrivée chez nous un jeudi soir avec leurs trois adolescents et nous le avions promenés dans quelques endroits importants de la région de Sherbrooke où nous demeurions à l’époque. Je me souviens très bien du plaisir avec cette famille et d’avoir bien ri avec les garçons. Le soir de notre arrivée, comme par hasard, Patrick, qui participe à une chorale, donnait un concert à Aix-en-Provence avec son chœur de chant. Le chœur est spécialisé dans du Gospel. Qui aurait dit qu’en Provence, nous assisterions à un concert de Gospel ! Le samedi, Claire et moi avons fait une petite tournée de &lt;strong&gt;Manosque&lt;/strong&gt; pour voir le marché, les petites boutiques. Le soir, ils avaient invité des amis pour le souper : Daniel et Agnès. Nous avons parlé voyage, projet et bien sûr d’eux-mêmes etc. bref une agréable soirée bien arrosée. Patrick, pour sa part, nous a fait découvrir de magnifiques villages de la&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5jqDOu1PI/AAAAAAAABCU/0HgS2v_EPIg/s1600-h/gt+escalier+Le+Dauphin+Aix.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210211392986993906" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5jqDOu1PI/AAAAAAAABCU/0HgS2v_EPIg/s200/gt+escalier+Le+Dauphin+Aix.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; région&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5qngPVCaI/AAAAAAAABDs/_DtB9xapCgA/s1600-h/rue+Ã©troite+Ainx.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210219045815912866" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5qngPVCaI/AAAAAAAABDs/_DtB9xapCgA/s200/rue+%C3%A9troite+Ainx.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; environnante : la &lt;strong&gt;Chapelle Ste-Agathe à St-Maime, le village voisin, Dauphin et le Prieuré de Mane. Le village Dauphin&lt;/strong&gt; est un des plus beaux petits villages de la Haute Provence. Nous nous sommes arrêtés plusieurs fois dans les ruelles pour découvrir des façades du XVème et X111ème siècles. Le village s’ouvre sur un panorama remarquable. Le prieuré de Mane que l’on nomme &lt;strong&gt;prieuré Renaissance&lt;/strong&gt; est situé à Salagon où encore là, on peut y visiter une église du X11ème siècle, une salle romane, des fouilles &lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5lBWpUAeI/AAAAAAAABCs/fwqD7Y6f19s/s1600-h/paysage+3+St-Maime+Aix.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210212892847374818" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5lBWpUAeI/AAAAAAAABCs/fwqD7Y6f19s/s200/paysage+3+St-Maime+Aix.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;archéologiques. &lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5l05i3XaI/AAAAAAAABC8/XZ5Vturobeo/s1600-h/prieurÃ©+Mane+Aix.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210213778388901282" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5l05i3XaI/AAAAAAAABC8/XZ5Vturobeo/s200/prieur%C3%A9+Mane+Aix.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;En après-midi, Claire m’ (Jeanne-Mance) a prêtée sa voiture pour que je complète ma tournée de Manosque. Le dimanche, après un bon déjeuner (le petit déjeuner pour les Français), nous sommes partis tous les quatre pour visiter d’autres beaux coins environnants entre autre &lt;strong&gt;Lurs&lt;/strong&gt; surtout impressionnant par sa cascade d’oliviers. Puis nous avons pris un panaché, il s’agit d’une bière aromatisée d’une limonade; breuvage très rafraichissant. Nous avons adopté cette délicieuse boisson pour le reste de notre voyage en France. Nous avons eu aussi l’opportunité de parler au téléphone avec leurs fils Lucas et Quentin. Dimanche 17 heures, c’était le départ…trop court séjour mais si agréable !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Montpellier&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Notre passage à Montpellier était aussi l’occasion de revoir nos amis Agnès et Bernard que nous avions reçus dans le cadre de Servas à Québec en 2006. Ils nous ont invités à passer notre séjour à Montpellier chez eux, dans leur nouvelle maison. Deux ans sans se voir et c’est comme si c’était hier. La philosophie de Servas fait que les gens qui sont membres partagent les mêmes valeurs de paix, justice et de fraternité dans le monde. C’est donc très facile de se connecter rapidement. Après une petite heure de mise à jour (enfants, travail, occupation sociale, etc.), nos discussions ont assez vite touché des choses qui marquent nos quotidiens, nos expériences personnelles enrichissantes, bref, comme on dit au Québec « des vraies affaires ».&lt;br /&gt;Pendant que Gilles participait au congrès, je me suis promenée (toujours à pied) dans le vieux Montpellier, notamment sur la &lt;strong&gt;Place de la Comédie&lt;/strong&gt;, et tout autour. L’Office du Tourisme, comme dans plusieurs pays d’ailleurs, met à la disposition des touristes un circuit à faire à pied pour découvrir dans une ville quelques attraits intéressants. C’est ainsi que j’ai vu la &lt;strong&gt;Place &lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5ruJ-id6I/AAAAAAAABEA/NdfGzEw-aQ0/s1600-h/place+PÃ©rou+Montpellier.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210220259610621858" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5ruJ-id6I/AAAAAAAABEA/NdfGzEw-aQ0/s200/place+P%C3%A9rou+Montpellier.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Voltaire, la Place du Pérou, la Place Notre Dame de Paris, le Musée des Beaux-Arts, la Place du Ralliement.&lt;/strong&gt; Il faut dire que Montpellier est une ville universitaire charmante qui est en expansion depuis déjà quelques années. Un nombre important de personnes du Nord de la France, mais aussi des pays plus au nord comme les Pays Bas et de l’Angleterre, viennent s’installer dans le sud de la France pour leur retraite. De plus, plusieurs immigrants, notamment en provenance du Maghreb, viennent aussi s’y installer profitant ainsi d’une température plus clémente. Dans mon cas (Gilles), c’était mon deuxième passage dans cette ville très agréable.&lt;br /&gt;Agnès m’a amenée voir quelque chose de magnifique : un &lt;strong&gt;champ de coquelicots&lt;/strong&gt;.&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5hrOuYN0I/AAAAAAAABB0/bD-bPaUCqLA/s1600-h/coquelicots+10+Montpellier.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210209214229133122" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5hrOuYN0I/AAAAAAAABB0/bD-bPaUCqLA/s200/coquelicots+10+Montpellier.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Je m’attendais à ne voir que quelques coquelicots, mais alors là, derrière les barrières, s’étendaient des milliers et des milliers de coquelicots bien encerclés par des arbres. Je n’ai pu cacher mon émotion devant tant de beauté. Elle-même me disait qu’elle avait eu sensiblement la même émotion la première fois qu’elle s’était rendue à cet endroit. Quel moment idéal pour lire, écrire, méditer, réfléchir sur le sens de la vie ! Nous avons marché pendant plus d’une heure autour de ce cercle de coquelicots en s’arrêtant pour parler de nos expériences communes. Elle m’a parlé de leur voyage à Auschwitz où ils ont visité les camps de concentration et d’extinction de Juifs; et je lui ai parlé de mon expérience au musée de l’Apartheid en Afrique du Sud et à celui du génocide au Cambodge. Toutes les deux, nous nous disions qu’il faut se souvenir pour ne pas que cela se reproduise. En après-midi, un peu fatiguée, je (Jeanne-Mance) suis allée au cinéma voir le film &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Les citronniers&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, film à ne pas manquer. Bernard, dans le cadre de son travail, organisait un colloque qui rassemblait des producteurs de vins hongrois et français dans le cadre d’un jumelage entre deux régions. Le responsable de la commercialisation du vin hongrois et une interprète&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5o2mnBoiI/AAAAAAAABDU/2rgBHAyT5HY/s1600-h/souper+amis+Bernard+AgnesMontpellier.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210217106200699426" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5o2mnBoiI/AAAAAAAABDU/2rgBHAyT5HY/s200/souper+amis+Bernard+AgnesMontpellier.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; logeaient chez eux en même temps que nous. Tous et toutes ensemble, nous avons partagé un repas. Au début du repas, Marc de la Hongrie, a offert un vin de son pays à Agnès et Bernard. Il était debout, la bouteille à la main, et a commencé la présentation du vin par ceci : « Je vous offre un cadeau de la nature, ce vin se nomme Vesparas, qui signifie Vin du soir. Un vin que nous buvons entre la fin du jour et le début de la soirée, moment où l’on est disponible pour que l’âme s’élève vers le ciel». N’est-ce pas d’une grande profondeur ? Je (Jeanne-Mance) l’ai remercié pour m’avoir appris que le vin a une âme. Cet homme dégageait une grande spiritualité.&lt;br /&gt;C’était ma (Gilles) deuxième participation aux congrès de &lt;strong&gt;l’Association internationale de &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5lb6MtIKI/AAAAAAAABC0/yI5ivVk9eS0/s1600-h/prÃ©sentation+gt+MOntpellier.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210213349067661474" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5lb6MtIKI/AAAAAAAABC0/yI5ivVk9eS0/s200/pr%C3%A9sentation+gt+MOntpellier.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;pédagogie universitaire&lt;/strong&gt;, la première étant l’année précédente à Montréal. Ce congrès se déroule selon les règles usuelles des congrès scientifiques avec des séries d’ateliers comprenant des présentations d’une vingtaine de minutes suivies d’une période de questions d’une dizaine de minutes. Cela est relativement court mais permet d’avoir une bonne idée et éventuellement continuer l’échange après l’atelier ou encore par courriel. Un congrès international nous donne l’occasion d’avoir une idée de la situation dans les autres pays, notamment de la France et de l’Europe d’où parvenaient la plupart des participants et participantes. Après ma présentation, une professeure m’a demandé une copie de mon « power point » en me laissant sa carte d’affaire. Le soir, en expédiant le texte par courriel, j’ai bien vu qu’elle était de Grenoble où nous allions ensuite. Je lui ai donc proposé de la rencontrer à ce moment.&lt;br /&gt;J’ (Gilles) ai aussi eu la chance de rencontrer &lt;strong&gt;Alain du RHF-Montpellier&lt;/strong&gt;. Nous avons échangé ensemble pendant plus de deux heures. Alain est aussi un leader pour tout le Réseau puisqu’il organise de temps à autre des ateliers de fin de semaine ou encore une semaine entière avec des hommes du Réseau qui désirent approfondir un thème. L’idée a rapidement fait son bout de chemin lorsqu’il a proposé cette formule de telle sorte que le nombre maximal (une vingtaine) de participants est rapidement atteint à chaque fois.&lt;br /&gt;Le jeudi matin, nous sommes partis avec Agnès qui se rendait à son travail pour prendre l’autobus pour Agde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Agde&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Après Montpellier, nous avions prévu quelques jours de repos au bord de la mer, histoire de refaire nos énergies avant le dernier sprint final et de se retrouver seuls quelques jours. Bien que nous rencontrions des gens tout à fait extraordinaires, cela nous demande beaucoup de concentration, d’adaptation, de disponibilité et de présence. Nous trouvions donc important de refaire le plein. Comme Montpellier se situe tout près de la Méditerranée, nous avions une réservation à Cap d’Agde pour quatre jours. Malheureusement pour nous, même si la pluie est relativement rare dans cette région, il a plu trois jours sur quatre. Pas de veine ! Nous en avons profité pour finaliser le blog sur l’Irlande et commencer celui sur la France. Mais attention ! j’ai (Jeanne-Mance) vu un lever de soleil sur la Méditerranée à 6 heures comme&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5pcd3u9BI/AAAAAAAABDc/O-4IuM50Pxw/s1600-h/lever+sol+Agde.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210217756689888274" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5pcd3u9BI/AAAAAAAABDc/O-4IuM50Pxw/s200/lever+sol+Agde.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; j’en ai rarement vus un au cours de notre voyage. La photo traduit mal ce lever de soleil, imaginez que la boule que vous voyez était rouge comme le feu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Grenoble&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Grenoble ne figurait pas dans notre planification initiale. Cependant, les invitations chaleureuses de &lt;strong&gt;Gérard et de Jean du Réseau Hommes Rhône&lt;/strong&gt;/Alpes nous ont incités à trouver « un trou » dans notre horaire pour passer par Grenoble. Les deux nous offraient à nous loger. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés chez Jean, la même semaine qu’il avait la garde de son fils &lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5jLVXNMsI/AAAAAAAABCM/kCTVfSr2uEE/s1600-h/groupe+souper+5+Grenoble.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210210865278431938" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5jLVXNMsI/AAAAAAAABCM/kCTVfSr2uEE/s200/groupe+souper+5+Grenoble.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Thomas et chez qui était de passage Maklouf, un ancien du RHF – Rhône/Alpes qui demeure maintenant à Rennes. Cela nous a permis plusieurs échanges intéressants avec Jean et Maklouf. Celui-ci nous a accompagnés pour la visite du centre-ville le lendemain de notre arrivée comme l’ancienne prison aujourd’hui devenue le palais de justice. Nous avons visité le &lt;strong&gt;rempart souterrain qui date du 11e siècle. En fait, c’est un baptistère. C’est un lieu qui a été découvert il &lt;/strong&gt;n’y a pas si longtemps lors de la construction du tramway. &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5iLm4-HjI/AAAAAAAABB8/-e0x1P7SYQA/s1600-h/crane+plus+11+000+ans+1Grenbole.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210209770471824946" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5iLm4-HjI/AAAAAAAABB8/-e0x1P7SYQA/s200/crane+plus+11+000+ans+1Grenbole.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pendant que Jeanne-Mance et Maklouf complétaient la visite du centre-ville, j’ (Gilles) ai rencontré &lt;strong&gt;Marie-Clotilde Pirot de l’Institut polytechnique de Grenoble&lt;/strong&gt; que j’avais connue à Montpellier. Elle s’occupe notamment de la reconnaissance d’équivalences pour la formation continue. Nous avons eu des échanges très intéressants.&lt;br /&gt;Le lendemain, nous avions une rencontre prévue avec les gens disponibles du RHF et RFF (Réseau femmes) Rhône/Alpes pour prendre le repas du midi. Nous nous sommes retrouvés à ci&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5g520ZjPI/AAAAAAAABBk/DqqgSje2qhQ/s1600-h/Brigitte+Maklouf+Gerard+gt+Grenoble.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210208365998345458" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5g520ZjPI/AAAAAAAABBk/DqqgSje2qhQ/s200/Brigitte+Maklouf+Gerard+gt+Grenoble.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;nq, &lt;strong&gt;Gérard, Brigitte, Maklouf et nous deux&lt;/strong&gt;. Gérard est en quelque sorte le fondateur de cette section du RHF. Il est très actif même s’il a pris sa retraite. C’est un sociologue qui a aussi fait de la recherche sur la paternité et sur la violence. Il est venu au Québec à quelques reprises, notamment lors des Grands rassemblements du RHQ. Nous avons bien mangé puis nous sommes allées sur &lt;strong&gt;La Bastille&lt;/strong&gt; admirer le paysage et continuer nos échanges. &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5sZd2aR0I/AAAAAAAABEI/CHISo42MpG0/s1600-h/place+Bastille+Grenoble.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210221003679614786" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5sZd2aR0I/AAAAAAAABEI/CHISo42MpG0/s200/place+Bastille+Grenoble.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Nous avons également un beau regard sur la &lt;strong&gt;rivière l’Isère&lt;/strong&gt;. La Bastille est ce lieu de résistance lors de la révolution de 1789 d’où les résistants surveillaient les ennemis. Effectivement, c’est un point de vue de l’ensemble de la ville. Pendant cette balade, nous avons visité le &lt;strong&gt;musée Dauphinois&lt;/strong&gt; dont une chapelle qui date de l’époque romane.&lt;br /&gt;Notons que Grenoble est une jolie petite ville universitaire et scientifique avec plus de 45 000 étudiants et 15 000 chercheurs pour une population d’environ 150 000 à Grenoble même et 450 000 pour l’agglomération. La ville est entourée de montagnes : la &lt;strong&gt;Chartreuse, la &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5knoHW-5I/AAAAAAAABCk/u_TM3rqFNP8/s1600-h/Le+Velcors+1+Grenoble.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210212450860202898" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5knoHW-5I/AAAAAAAABCk/u_TM3rqFNP8/s200/Le+Velcors+1+Grenoble.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Belledonne, la Velcores et au loin les Alpes&lt;/strong&gt;, qui étaient encore enneigées lors de notre passage. Grenoble a aussi une histoire intéressante sur le plan social : on nous a rapporté que c’est là notamment que sont nées les mutuelles sociales et que la ville est aussi connue pour ses mécanismes de consultation et de démocratie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Toulouse&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Enfin, la dernière étape de notre passage en France était Toulouse. On y trouve probablement la seule équipe de recherche en France sur les questions relatives aux genres. Notre arrêt à Toulouse était lié aux contacts que j’ (Gilles) ai avec &lt;strong&gt;Daniel Welzer-Lang&lt;/strong&gt; depuis déjà plusieurs années. Nous nous sommes connus au Québec au cours de différents congrès et il est bien connu (de même que ses écrits) de la plupart des chercheurs québécois sur les réalités masculines. Il faut dire que Daniel est particulièrement productif : il a écrit plusieurs bouquins et certains de ses textes demeurent des classiques dans le domaine. Il a été l’un des pionniers à écrire sur les hommes aux comportements violents en France (Welzer-Land, 1991, 1992), mais sans aucun doute ses textes sur l’homophobie demeurent parmi les plus fondamentaux (Welzer-Lang, 1994). Lorsque j’avais eu des échanges avec lui sur le meilleur temps pour passer à Toulouse, il m’a rapidement parlé du séminaire qu’il organisait avec Chantal Zaouche sur « Les hommes et le masculin » auquel je pourrais me joindre. Nous sommes arrivés le jeudi et nous nous sommes joints à Daniel et quelques unes de ses collègues qui fêtaient l’embauche de l’une d’elle. Le lendemain, pendant que Gilles et Daniel participaient au séminaire, j’ (Jeanne-Mance) en ai profité pour régler des choses administratives (hébergement pour les jours suivants à Leeds, poster une boite au Canada, mettre le blog sur la première partie de la France en ligne). Puis je suis partie pour un tour de ville à pied. J’ai donc marché pour voir la &lt;strong&gt;chapelle St-Sernin, le fleuve la Garonne&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5tBsqvVxI/AAAAAAAABEQ/HAhQpGJSj7k/s1600-h/Eglise+St-Sernin1+toulouse.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210221694851962642" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5tBsqvVxI/AAAAAAAABEQ/HAhQpGJSj7k/s200/Eglise+St-Sernin1+toulouse.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;,&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5n8fI5WuI/AAAAAAAABDE/y2JEIdBhIVA/s1600-h/La+Garonne+2+Toulouse.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210216107762866914" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5n8fI5WuI/AAAAAAAABDE/y2JEIdBhIVA/s200/La+Garonne+2+Toulouse.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; prendre le lunch dans un beau petit resto et me perdre dans les petites rues du quartier où demeure Daniel, soit en plein centre de la ville. Ça sent le retour…c’est la première fois que me suis promenée sans plan de la ville, juste me laisser guider par ce qui s’offre devant moi. Je n’ai pas beaucoup visité, je voulais seulement sentir la ville. Comme je le disais à une collègue de Daniel, je me sens en parapente, descendre doucement, regarder de haut ce voyage si magnifique et préparer mon retour au bercail.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5kA-nALUI/AAAAAAAABCc/0uCyvclatZ4/s1600-h/HPIM2410.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210211786883607874" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5kA-nALUI/AAAAAAAABCc/0uCyvclatZ4/s200/HPIM2410.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Pendant ce temps, c’était le séminaire « Des hommes et du masculin » qui en était à sa troisième édition. C’était à mon tour d’avoir la chance de participer et d’assumer une présence de notre équipe de recherche « Hommes et masculinité » puisque lors des éditions précédentes les collègues Gilles Rondeau et Annie Devault y étaient. Le séminaire était multidisciplinaire, bien qu’il était organisé par des sociologues. Le premier exposé était fait par une professeure de psychologie, Sylvie Bourdet-Loubère et portait sur la surmortalité par suicide des jeunes hommes bisexuels et homosexuels. Puis, Serge Helez, psychiatre et psychanalyste à Paris, nous a résumé les principales thèses de son livre Dans le cœur des hommes. Je suis intervenu par la suite sur les garçons et l’école à partir de la recherche-action que nous avons menée au Cégep Limoilou. En après-midi, Nadège Séverac de Paris nous a donné les premiers résultats de sa thèse de doctorat sur le processus thérapeutique d’hommes aux comportements violents dont elle a suivi le parcours pendant un an en les observant systématiquement lors de leurs séances de thérapie de groupe. Enfin, Yves Raibaud, professeur de géographie à Bordeaux, nous a entretenus sur la culture urbaine des jeunes hommes. C’était la première fois que je rencontrais un géographe qui s’intéresse aux questions de genre.&lt;br /&gt;Après le séminaire, nous sommes allés prendre &lt;strong&gt;l’apéro au centre-ville pour ensuite prendre le repas du soir tous ensemble&lt;/strong&gt;. Cela a été une autre occasion d’échanger avec le groupe. &lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5tjMqmZeI/AAAAAAAABEY/gHDU_rMHDXM/s1600-h/groupe+resto+Toulouse.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210222270376994274" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5tjMqmZeI/AAAAAAAABEY/gHDU_rMHDXM/s200/groupe+resto+Toulouse.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain matin, nous avons eu le temps de faire une petite tournée avec Daniel au marché public et au &lt;strong&gt;marché aux puces&lt;/strong&gt; (même en voyage, on ne perd nos bonnes habitudes). Puis c’était le temps du départ pour l’Angleterre. &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5uJ6eQENI/AAAAAAAABEg/OXKPV7x4Qsw/s1600-h/jmd+marchÃ©+toulouse.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210222935508259026" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5uJ6eQENI/AAAAAAAABEg/OXKPV7x4Qsw/s200/jmd+march%C3%A9+toulouse.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Réalités masculines en France&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Bien sûr, en France comme ailleurs, les mêmes considérations préliminaires s’appliquent : nous y avons passé seulement un mois, notre connaissance demeure parcellaire, très liée aux personnes que nous avons rencontrées, etc. Mais ici s’ajoutent quelques considérations particulières : c’est le seul pays que nous avions déjà visité, nous connaissons des Français et des Françaises depuis déjà quelques temps et, bien sûr, on ne peut oublier que le Québec est issu de la colonisation française. Bref, ce sont des liens plus étroits et du même coup qui rendent le regard un peu moins extérieur et il est plus difficile de prendre un recul.&lt;br /&gt;Dans les années 70, nos regards, du moins en ce qui concerne les questions relatives aux genres, étaient systématiquement tournés vers la France. Pour ce qui est du mouvement féministe, Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir (1949) est sans aucun doute l’un des textes fondateurs les plus connus. On peut penser aussi à Germaine Greer et bien d’autres auteures françaises. Du côté des hommes, des textes fondateurs comme La fabrication des mâles de Falconnet et Lefaucheur (1974) ont suivi peu après ceux des grandes féministes. On peut penser aussi à d’autres auteurs comme De Fontenay. Aujourd’hui, nous nous retrouvons en situation inverse où les regards des Français et des Françaises se tournent vers les expériences québécoises. En fait, la France a continué de produire beaucoup sur le plan théorique, notamment dans le domaine de la sociologie. On n’a qu’à penser, pour ce qui est des études sur les hommes, notamment aux travaux de Bourdieu (1998), Castelain-Meunier (2002, 2005), Hefez (2007), de Singly (1993, 2000), Welzer-Lang (1991, 1992, 1994, 2004, 2008). Bref, une production sur le plan théorique très riche.&lt;br /&gt;Mais il semble bien que le Québec ait mieux réussi à développer un réseau de services en conséquence, même si, il faut bien le rappeler, les services aux hommes au Québec demeurent encore très limités. La France a développé un bon réseau de garderies et diverses mesures pour l’égalité des femmes sur le plan du travail (salaires, etc.) de telle sorte qu’on y retrouve l’un des plus hauts taux de participation des femmes au marché du travail (Revillard, 2006), et cela sans diminution importante du taux de natalité comme on retrouve dans les autres pays industrialisés (Kaufmann dans LaBel France). On retrouve maintenant des femmes dans un peu tous les secteurs d’activités, même si, comme au Québec, elles sont concentrées davantage dans certains secteurs (Muruani dans Label France). Cependant, l’une d’elles nous rappelait que, même si les lois sont en place, il demeure plusieurs moyens de les contourner de telle sorte que, selon elle, les hommes profiteraient davantage de conditions d’avancement dans la carrière ou encore on leur offrirait plus facilement de travailler des heures supplémentaires. Dans la même ligne, elle rapportait que plusieurs considèrent encore le salaire d’une femme comme « un deuxième salaire », notamment pour « payer le coiffeur », comme le lui a dit, semble-t-il, son patron. Ainsi, le taux de chômage des femmes dépasse celui des hommes (10,7% c. 7%, en 2001) et elles gagnent en moyenne 20% de moins pour un salaire équivalent (Muruani dans Label France). De même, les lois et les règlements sont en place en matière de violence conjugale, mais le réseau de service demeure limité nous dit-on. Du moins, il n’existe pas de structure pour regrouper et soutenir les diverses initiatives locales comme nous pouvons avoir par exemple avec les regroupements de maisons d’hébergement ou encore avec À coeur d’hommes. Cependant, des protocoles d’action commencent à se mettre en place. Lors de notre passage à Montpellier, le journal (E.S., 2008) notait une baisse des violences à l’égard des femmes dans le département de même que la signature d’un protocole d’action en 2007. Il s’agissait du premier protocole du genre dans la région alors qu’au Québec, ce type de protocole est en place depuis une quinzaine d’années. De même, il existe très peu de structures venant en aide aux hommes ou favorisant leur regroupement en dehors du Réseau hommes France. Un ami nous rapportait aussi qu’en milieu rural, le catholicisme occupe toujours une grande place de même que les valeurs traditionnelles en matière de rôles de genres.&lt;br /&gt;Néanmoins, « Les hommes changent » titrait Daniel Welzer-Lang (2004) pour l’un de ses bouquins sur les réalités masculines. C’est aussi l’opinion de plusieurs autres auteurs et chercheurs (Castelain-Meunier, 2002, 2005, 2006; Hefez, 2007; Zaouche-Gaudron, 2001). Nous avons pu l’observer dans pratiquement toutes les familles où nous sommes allés : les tâches domestiques sont partagées. Bien sûr cela n’empêche pas des dominantes ; par exemple, c’est un peu plus souvent les hommes qui s’occupent des tâches à l’extérieur de la maison et les femmes des tâches intérieures. Cette remise en question des rôles traditionnels semble particulièrement vraie en ce qui concerne la paternité (Castelain-Meunier, 2002, 2005; Zaouche-Gaudron, 2001). La France a adopté de nouvelles mesures en 2002 favorisant un congé de paternité de 11 jours supplémentaires aux trois jours déjà en place (Bauer &amp;amp; Prenet, 2005). Il semble bien que cette mesure est largement utilisée et change considérablement le lien que les pères développent avec leurs bébés (Castelain-Meunier, 2008, entretien personnel). Il n’est pas rare, semble-t-il, que les pères prennent des congés supplémentaires (Bauer &amp;amp; Prenet, 2005). On le sait, le lien qui se crée dans les tous premiers mois de la vie d’un enfant est déterminant sur la relation future du père à son enfant, relation qui demeure importante pour le développement de l’enfant (LeCamus, Lebrell &amp;amp; Zaouche-Gaudron, 1999). Castelain-Meunier (2006) note entre autres que ce changement des hommes n’est pas que temporaire mais constitue une vague de fond.&lt;br /&gt;Ainsi, il est clair que si on veut avancer sur le plan de l’égalité des genres et d’une transformation du social en vue d’une plus grande humanisation, on ne peut plus se contenter de mettre les hommes au ban des accusés mais bien d’apprendre à écouter cette parole, lui donner un sens, mieux comprendre les changements qui s’opèrent (Castelain-Meunier, 2002, 2006, 2006; Welzer-Lang, 2008; Welzer-Lang, LeQuentrec, Corbière, Meidani &amp;amp; Pioro, 2004). Il s’agit en quelque sorte de mieux comprendre comment se construisent ces nouvelles identités et ces nouvelles manières d’assumer ses rôles sociaux Par exemple, Zaouche-Gaudron (2001) indique que maintenant 70% des pères participent aux soins et à l’éducation des très jeunes enfants sans pour autant faire figure de doublure de la mère, ce qui constitue une véritable transformation du rôle paternel si on compare au modèle traditionnel. Elle note « si être père, c’est savoir développer des compétences techniques (nourrir, changer), c’est surtout montrer des compétences relationnelles et affectives qui se construisent jour après jour ». C’est donc dire que les Français sont donc clairement lancés dans une reconstruction de la masculinité en vue de s’affranchir des rôles prédéterminés. Cela donne beaucoup d’ouverture sur la création (Castelain-Meunier, 2006), mais aussi des périodes d’incertitudes, de recherche, de questionnements pour lesquelles, outre le Réseau Hommes France, il n’existe que très peu de ressources.&lt;br /&gt;Sur le plan de la santé, les Français ont le plus bas taux de maladies cardiaques de l’Ouest de l’Europe, mais le plus haut taux de cancer du poumon chez les hommes de 30 à 59 ans de même qu’on retrouve un taux de décès par traumatisme 40% supérieur aux pays voisins, notamment à la suite d’un suicide dont le taux est 60% supérieur aux autres pays de l’Ouest de l’Europe (OMS-Europe, 2004). Cependant, cela représente un taux de suicide tout à fait comparable à celui du Québec avec cependant la différence qu’on retrouve trois fois plus de suicides commis par des hommes que par des femmes alors que ce nombre atteint quatre fois plus pour le Québec. Cependant, un travail a été effectué au cours des dernières années pour mieux dépister la dépression chez les personnes qui surconsomment de l’alcool et le traitement qui a suivi a permis de diminuer le taux de suicide (OMS Europe, 2004). Notons aussi que la France continue à avoir un haut taux de décès à la suite d’accident de la circulation (12 décès par 100 000 personnes selon OMS-Europe, 2004) mais que ce nombre tend à diminuer considérablement à la suite des mesures adoptées au cours des dernières années en matière d’alcool au volant et de vitesse excessive, mesures, il faut bien le dire, fortement inspirées de l’expérience québécoise dans le domaine. Notons que la consommation d’alcool diminue mais est toujours parmi les plus élevées (OMS-Europe, 2004). En France, le risque d’alcoolisation excessive, ponctuel ou chronique, concerne surtout les hommes : plus de quatre hommes sur dix et plus d’une femme sur dix. Entre 25 et 64 ans, il touche un homme sur deux (Com-Ruelle, Dourgnon, Jusot &amp;amp; Lengagne, 2008). Plus encore, nous disent ces auteurs, le risque chronique prédomine sur le risque ponctuel lorsque les personnes ont connu des épisodes de précarité au cours de leur vie, chez les hommes de profession intermédiaire, artisans, commerçants ou chefs d’entreprise, ou encore aux revenus faibles.&lt;br /&gt;Par ailleurs, le mariage de conjoint de même sexe n’est toujours pas légalisé en France mais cependant, comme d’autres pays, la France a adopté une législation reconnaissant ce type d’union sous forme d’un contrat qui donne des droits sensiblement équivalents aux conjoints hétérosexuels mariés. Cependant, il demeure une bataille politique pour une réelle reconnaissance du mariage de conjoints du même sexe. On nous a rapporté qu’un Français qui était allé se marier en Belgique aurait perdu sa citoyenneté française par la suite en signe de réprobation. Il n’en demeure pas moins que, dans la vie quotidienne, dans l’ensemble, l’homosexualité semble relativement bien acceptée, du moins dans les grands centres. Par exemple, à Toulouse, il n’était pas rare de rencontrer deux gais ou deux lesbiennes se promenant par main dans la main. Il existe toute une panoplie de services pour les hommes gais ou bisexuels, surtout à Paris, mais aussi dans la plupart des grandes villes, du moins à ce qu’on peut voir sur Internet. Cela fait aussi en sorte que les services pour les hommes gais et bisexuels se tiennent en parallèle aux quelques services pour hommes, sans trop de liens. Sur le plan de la recherche cependant, le lien est beaucoup plus rapidement fait. La plupart des chercheurs considèrent que la remise en question de la masculinité traditionnelle implique aussi de revoir l’hétéronormativité, notant que l’homophobie notamment demeure encore l’un des freins les plus importants (Welzer-Land, 1994). &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Remerciements&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Nous tenons à remercier d’abord les amis qui nous ont gentiment hébergés et avec qui nous avons toujours beaucoup de plaisir à échanger : Claire et Patrick à Volx, Agnès et Bernard à Montpellier, Jean et Maklouf à Grenoble et Daniel à Toulouse. Un merci spécial aux collègues chercheurs, en particulier Daniel Welzer-Lang, sa collègue Chantal Zaouche à Toulouse et Marie-Clotilde Pirot à Grenoble. Un merci aux hommes du Réseau hommes France pour leur accueil chaleureux : Alain à Montpellier, Gérard, Jean et Maklouf à Grenoble ainsi que Brigitte à Grenoble. Enfin, merci à tous ceux et celles qui ont partagé avec nous lors de notre passage : Daniel et Agnès à Volx, Marc et son interprète de Hongrie de passage à Montpellier, les autres participants et participantes au séminaire en particulier Serge, Sylvie, Nadège, Yves, Jérôme et Valérie.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Références&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Bauer, D. &amp;amp; Prenet, S. (2005). Le congé de paternité. Études et résultats (442). Paris : Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques. Ministère de l’emploi, dela cohésion sociale et du logement. Ministère de la santé et des solidarités.&lt;br /&gt;Beauvoir (de), S. (1949). Le deuxième sexe. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;Boudieu, P. (1998). La domination masculine. Paris : Seuil.&lt;br /&gt;E.S. (2008) Violences envers les femmes – Une légère baisse constatée. Montpellierplus (501) vendredi 21 mai 2008 p.3.&lt;br /&gt;Falconnet, G. &amp;amp; Lefaucheur, N. (1975). La fabrication des mâles. Paris : Seuil.&lt;br /&gt;Singly (de), F. (1993). Les habits neufs de la domination masculine. Esprit (11) 54-64.&lt;br /&gt;Singly (de), F. (2000). Libres ensemble. Paris : Nathan.&lt;br /&gt;Welzer-Lang, D. (1991). Les hommes violents. Paris : Lierre &amp;amp; Caudrier.&lt;br /&gt;Welzer-Lang, D. (1992). Arrête! Tu me fais mal! Montréal : VLB et Le Jour.&lt;br /&gt;Welzer-Lang, D. (2004). Les hommes aussi changent. Paris : Payot.&lt;br /&gt;Welzer-Lang, D. (1994). L’homophobie : la face cache du masculine. Dans Welzer-Lang, D., Dutey, P. &amp;amp; Dorais, M. (éd.). La peur de l’autre en soi. Montréal : VLB.&lt;br /&gt;Welzer-Lang, D. (2008). Les hommes et le masculin. Paris : Payot &amp;amp; Rivages. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8507802020714847873-8560026789621095219?l=gtjmdenvoyage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gtjmdenvoyage.blogspot.com/feeds/8560026789621095219/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8507802020714847873&amp;postID=8560026789621095219' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8507802020714847873/posts/default/8560026789621095219'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8507802020714847873/posts/default/8560026789621095219'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gtjmdenvoyage.blogspot.com/2008/06/27e-envoi-france-douce-france-deuxime.html' title='27e envoi : France : douce France – Deuxième partie : le Sud'/><author><name>Gilles Tremblay et Jeanne-Mance Dallaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01334462351712757340</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmnpkAa85I/AAAAAAAAA1A/qa--lgIvXcc/S220/GTjmd+Taj1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SE5hUGfe0tI/AAAAAAAABBs/K-A3NGZNpfs/s72-c/Claire+patrick+Volx+Aix.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8507802020714847873.post-1305521829504236329</id><published>2008-05-31T06:08:00.052-04:00</published><updated>2008-06-01T15:37:56.800-04:00</updated><title type='text'>26e envoi : France : douce France – Première partie : le Nord</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;26 e envoi: La France : douce France&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La France, la douce, la grande et merveilleuse France aussi belle qu’en 1999 lorsque nous l’avions visitée en famille. La France est le 14e et avant-dernier pays de notre périple avant l’Angleterre. Nous publierons le blog sur la France en deux parties, une pour le Nord de la France et l’autre pour le Sud. Nous sommes partis à 4 heures du matin de chez nos amis d’Irlande (merci Rosaire et Sylvie pour s’être levés si tôt) afin de prendre l’avion à 6 heures pour se rendre à l’aéroport de Beauvais au nord e Paris, puis l’autobus et le train pour se rendre à Caen où nous attendaient nos amis Xavier et Françoise. &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE6cTpzoXI/AAAAAAAAA_Y/ams8jqCV1Ec/s1600-h/francoise+xavier+et+mer.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206506902203375986" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE6cTpzoXI/AAAAAAAAA_Y/ams8jqCV1Ec/s200/francoise+xavier+et+mer.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Caen&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Nous connaissons Xavier et Françoise depuis 1999 alors qu’ils nous avaient reçus comme membres Servas. Et nous les avions accueillis en 2004 à Québec. Gilles les avait aussi revus en 2005 lors d’un congrès qui avait lieu dans cette belle ville. Comment les décrire ? Ce sont des retraités qui demeurent très engagés dans leur milieu et chacun à sa façon. Xavier est bénévole pour une association qui aide les gens à faible revenu qui désirent partir une petite entreprise. Cette association regroupe des personnes avec diverses compétences (comptabilité, gestion de personnel, finance, administration générale, etc.) qui sont mises à profit auprès des petits entrepreneurs. Ils les accompagnent pendant un certain temps pouvant aller jusqu’à un an. Il est aussi engagé dans le soutien à des orphelinats de pays défavorisés. Françoise, quant à elle, est présidente d’une association qui regroupe divers services pour les gens démunis de son quartier (comptoir vestimentaire, épicerie sociale, etc.). Ce fut très agréable de les revoir et de partager ensemble de bons repas, de belles visites et surtout de bonnes discussions autour de l’éducation des enfants et petits-enfants, de la situation politique en France et au Québec, des nos engagements respectifs, de nos projets, de nos voyages, de nos états d’âme etc.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;L’épicerie sociale et le Centre socioculturel&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEEonTpzoLI/AAAAAAAAA94/KIP74yR0qec/s1600-h/1%C3%A9picerie+sociale.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206487299972636850" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEEonTpzoLI/AAAAAAAAA94/KIP74yR0qec/s200/1%C3%A9picerie+sociale.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Avec Françoise, nous avons visité ce projet qui lui tient tant à cœur. Nous y avons passé un avant-midi. Il s’agit d’une épicerie où les prix sont vraiment très bas comparativement au marché. Sur les tablettes, on retrouve divers produits de base de bonne qualité. Les membres de cette épicerie qu’ils appellent les adhérents, donnent de leur temps bénévolement pour ranger la marchandise sur les tablettes, tenir la caisse etc. Cela ressemble à nos comptoirs alimentaires au Québec. Au moment où nous y sommes rendus, il y avait beaucoup de monde qui « placotait » autour d’un café. En fait, il s’agit beaucoup plus qu’une simple lieu où acheter de la nourriture à prix très bas, c’est aussi un lieu de rencontre, de socialisation, se soutien social, et un moyen de reprendre du pouvoir sur sa vie, son milieu, son quartier. Une belle atmosphère de convivialité et de camaraderie régnait dans la petite cuisine.&lt;br /&gt;Françoise nous a aussi fait rencontrer le directeur du Centre socioculturel, Gérard Catasso. Le centre socioculturel a vraiment pris une orientation axée sur le développement du pouvoir d’agir des gens défavorisés. Ils sont cinq permanents soutenant les groupes, incluant une garderie. Celle-ci est un lieu pour soutenir les habiletés parentales. L’équipe accorde une importance à mobiliser les pères et à les soutenir.&lt;br /&gt;Françoise était très heureuse que nous y soyons allés. Pour elle, nos jetions en quelque sorte un regard extérieur sur l’organisation de ce service : nos observations, notre expérience avec les organismes communautaires, notre perspective de travailleurs sociaux. Je (Jeanne-Mance) crois qu’elle a vraiment apprécié nos commentaires. Mais il faut dire que leur travail est vraiment bien ! Nous n’avons pu profiter de la même expérience avec Xavier, mais cela sera peut-être pour une prochaine fois…&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La région de Caen&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Ils nous ont fait visiter quelques beaux attraits touristiques de la région environnante. Par exemple &lt;strong&gt;l’église St-Pierre de Thaon&lt;/strong&gt; &lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE6ODpzoWI/AAAAAAAAA_Q/U6TsLQ8mubE/s1600-h/eglise+thaon1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206506657390240098" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE6ODpzoWI/AAAAAAAAA_Q/U6TsLQ8mubE/s200/eglise+thaon1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;qui date du X1e siècle. Elle est située dans un tout petit village loin dans les bois. Le petit sentier qui nous y amène me (Jeanne-Mance) faisait penser à ces chemins que pouvaient parcourir anciennement les chevaliers du roi. On se croirait dans un autre siècle, d’autant plus que la mairie n’a pas l’idée de rendre cet endroit touristique. Cependant, on recueille des fonds pour la rénovation de l’église. Nous sommes aussi arrêtés au &lt;strong&gt;Prieuré St-Gabriel&lt;/strong&gt;, construit au Xe siècle, où se tenait cette fin de semaine-là une exposition de poterie. Le prieuré est transformé depuis quelques années en école d’horticulture. En même temps que l’exposition d’artisanat (poterie) avait lieu une vente de plantes et de fleurs. Gilles en a profité pour acheter 30 tulipes rouges à nos amis. L’occasion était trop belle : les fleurs étaient superbes et le prix fort intéressant. Ensuite, nous avons vu le &lt;strong&gt;Château de Creully&lt;/strong&gt;. Construit entre le X et X11 e siècle, ce château a été témoin de nombreux crimes, viols, injustices envers les serfs dont la vie dépendait du seigneur du château. On raconte que l’un des seigneurs tua froidement la couturière qui lui annonçait qu’elle attendait un enfant de lui. Il parait que la dame ayant maudit son assassin revenait hanter le château le soir … qui sait ? Aujourd’hui, il est la propriété de la mairie et on peut le louer pour célébrer divers événements comme un mariage, un baptême, un anniversaire etc. Une autre visite appréciée est celle du &lt;strong&gt;château de Brécy&lt;/strong&gt; &lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE7zDpzoaI/AAAAAAAAA_w/zomgSvceehg/s1600-h/jardin+6+chateau+Bercy.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206508392557027746" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE7zDpzoaI/AAAAAAAAA_w/zomgSvceehg/s200/jardin+6+chateau+Bercy.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ou plutôt les jardins de ce château puisque celui-ci est une propriété privée qu’on ne peut visiter. Il s’agit de terrasses qui ont gardé une forte empreinte de l’époque médiévale où se côtoient des hêtres, des tilleuls, des herbes, des fleurs, des grandes colonnes, un potager, des fontaines, des chênes et bien sûr des roses et des sculptures. Il s’agit d’une expérience au cours de laquelle l’odorat et l’ouïe sont mis à contribution. Tout près de chez Françoise et Xavier se trouve la Colline aux oiseaux, un ancien dépotoir transformé en un magnifique parc. Encore une fois, la floraison n’était pas au rendez-vous sinon nous aurions pu voir des milliers de roses en fleurs. Comme cela doit être beau en saison ! Les enfants peuvent se promener dans un grand labyrinthe sans grand risque de se perdre. Je voyais nos deux petits-enfants, Elie et Manou s’amuser dans ce labyrinthe et crier « Mamie, est-ce que tu nous vois ? ». Caen est aussi près de la mer… ne pas s’y frotter les orteils relève du péché mignon. Jeanne-Mance ne pouvait manquer cette occasion et nous avons apprécié de faire un petit tour au bord de La Manche. &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE8KjpzobI/AAAAAAAAA_4/kkjNX-kwiug/s1600-h/jmd+et+mer+Caein.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206508796283953586" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE8KjpzobI/AAAAAAAAA_4/kkjNX-kwiug/s200/jmd+et+mer+Caein.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Souvenirs de la Deuxième grande guerre&lt;br /&gt;Visiter Caen c’est aussi se souvenir. C’est se souvenir du débarquement de Normandie ; c’est se souvenir du 6 juin 1944 où 10 000 jeunes soldats sont tombés pour la liberté de la France ; c’est se souvenir du 19 août 1942 où les canadiens sont débarqués à Dieppe ; c’est se souvenir de l’échec du traité de paix signé à la suite de la Première grande guerre, celle de 1914-18. Toute cette mémoire est inscrite au Mémorial de Caen. C’est émouvant, nous qui venons d’un pays qui n’a pas connu la guerre, cela nous ramène dans une autre dimension. Les documents sont des documents d’archives, les photos sont celles de la guerre. Nous ouvrons ici une parenthèse pour souligner le travail immense que font les photographes de guerre. Cette dimension n’est pas seulement présente au Mémorial mais également dans les souvenirs d’enfance de Françoise. Alors qu’elle n’était qu’un bébé, sa mère a évacué Paris avec elle sous le bras pour fuir les les soldats allemands. Françoise se souvient du jour de la libération de Paris, elle avait 8 ans. Elle me disait que pour elle, le mot évacuation est difficile à prononcer. Je me rappelle qu’en 1999, nous avions visité le musée du débarquement d’Arromanche. Une visite qui nous avait marqués, d’autant plus que nous étions allés ensuite nous promener au cimetière canadien où sont enterrés des milliers de jeunes soldats avec des noms de famille qu’on connaît bien. En 2008, j’ai (Jeanne-Mance) la même émotion, le même sentiment qui m’habite : jamais plus la guerre, hélas, ce n’est qu’un rêve ! Lors de notre visite au &lt;strong&gt;Mémorial&lt;/strong&gt;, Gilles et moi l’avons visité séparément. À l’intérieur du Mémorial, on projetait un film sur le jour J, jour du débarquement où la participation du Canada a été importante. Je me présente au guichet et on me demande mon billet d’entrée pour voir le film ; comme c’était Gilles qui avait les deux billets, j’ai dit à la préposée « madame, je suis québécoise et canadienne et vous ne pouvez me refuser l’accès à ce film surtout celui sur le jour J ». Elle me regarde avec un grand sourire et me dit : « Entrez ». Nous terminons cette partie sur Caen en rendant un hommage aux soldats morts au combat, ceux qui ont donné leur vie pour la liberté. Aussi aux soldats des camps ennemis car une guerre laisse des deux côtés, vainqueurs et perdants, des cicatrices qui peuvent durer toute une vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Paris&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Dans la prévision du séjour en France, il y avait quelques incontournables pour le travail, dont &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE8njpzodI/AAAAAAAABAI/fK9M2a89GAk/s1600-h/La+Seine+Paris.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206509294500159954" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE8njpzodI/AAAAAAAABAI/fK9M2a89GAk/s200/La+Seine+Paris.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;deux temps à &lt;strong&gt;Paris&lt;/strong&gt; et bien sûr pour la ville en elle-même. Compte tenu des disponibilités des amis, le passage à Paris s’est effectué en deux temps. Pour le premier, nous devions nous assurer d’être à Paris le 7 mai, date où il y avait au Québec un &lt;strong&gt;colloque organisé par l’équipe de recherche « Hommes et société » dans le cadre de l’ACFAS.&lt;/strong&gt; Pour ce colloque, j’ (Gilles) avais préparé un dvd sur la situation des hommes à partir de notre voyage dans trois parties du monde : Australie, Asie et Afrique et &lt;strong&gt;Christine Castelain-Meunier&lt;/strong&gt;, une chercheure à Paris, que j’admire beaucoup soit dit en passant, avait fait de même pour l’Europe. Alors, le soir du 7 mai, après avoir pris un excellent repas chez Christine et Francis, son conjoint, elle et moi, nous nous sommes retrouvés en liaison avec les participants au colloque à Québec. Cela faisait chaud au cœur d’entendre les voix de gens qu’on aime bien. La semaine suivante, c’était le deuxième temps avec ma participation au séminaire de doctorat dirigé par Christine. C’était intéressant de partager pendant deux heures avec des doctorants et des doctorantes qui travaillent sur des sujets similaires : la violence faite aux femmes, la paternité, etc., mais aussi de sentir la complicité dans les discussions et le dialogue avec Christine en particulier. Les discussions coulaient bien et se complétaient. Il faut dire que Christine est bien documentée et à jour, mais surtout, elle a un esprit scientifique bien aiguisé, sachant vérifier attentivement, osant remettre en question des a priori qu’on prend facilement pour des acquis. C’est ce qui fait aussi que ses recherches, notamment sur la paternité et sur les relations hommes-femmes, sont bien connues. Après le séminaire, nous nous sommes retrouvés à nouveau chez Christine et Francis pour partager un autre bon repas et poursuivre nos échanges. Ces deux temps avec Christine et Francis ont été très agréables avec des échanges sur la recherche mais aussi nos expériences de vie et de voyages.&lt;br /&gt;Lorsque nous sommes arrivés en France, j’ (Gilles) avais lancé un message au Réseau Hommes France, le pendant du Réseau Hommes Québec, parlant de mon projet et s’il y avait des hommes du réseau intéressés à me rencontrer pour parler des réalités masculines en France. Cela me pouvait aussi me donner l’occasion de mieux voir le travail que le réseau fait. Rapidement, des réponses me sont parvenues de l’Ile de France (Paris), de Montpellier et de Grenoble, autant d’hommes intéressés mais en plus avec des offres d’hébergement. Quel bel accueil ! C’est ainsi qu’à Paris nous nous sommes retrouvés chez &lt;strong&gt;Marc et Annie&lt;/strong&gt;. Marc est passé de&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE30DpzoQI/AAAAAAAAA-g/5KhKnDQGaa4/s1600-h/annie+marc1+Paris.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206504011690385666" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE30DpzoQI/AAAAAAAAA-g/5KhKnDQGaa4/s200/annie+marc1+Paris.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; l’administration à l’enseignement à la maternelle il y a déjà quelques années et maintenant il assume la direction de son école. Il a développé une passion pour la bio-danse et la danse thérapeutique et il avait un stage de danse à Stockholm la fin de semaine où nous étions à Nantes. Annie enseigne à la maternelle et elle fait peu à peu une transition vers les arts. Nous &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE3RTpzoPI/AAAAAAAAA-Y/0-L7QUfcLdc/s1600-h/Annie+poterie1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206503414689931506" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE3RTpzoPI/AAAAAAAAA-Y/0-L7QUfcLdc/s200/Annie+poterie1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;avons pu admirer quelques une de ses sculptures qui ornent leur appartement. Comme Arlette (de Angers) avec la peinture, elle a développé un style très personnel. J’ (Jeanne-Mance) ai mis une option sur une des ses œuvres qui m’a fascinée : une femme enceinte d’une femme adulte qui symbolise la renaissance. Quelle belle idée ! Marc s’est beaucoup engagé dans le RHF-Ile de France. Nous avons eu des échanges très fructueux. J’ (Gilles) ai aussi rencontré &lt;strong&gt;Dominique&lt;/strong&gt;, un des fondateurs et souvent considéré comme la « mémoire » du RHF. Un jour, à la fin d’une conférence de Guy Corneau à Paris, Dominic s’est levé et a demandé s’il y avait des hommes intéressés à monter un groupe comme celui du Québec. Une soixantaine d’hommes ont laissé leur nom et c’est ainsi qu’a débuté le RHF, un groupe de parole autogéré qui fonctionne par groupes de base à la même manière que le Réseau Hommes Québec. Un des groupes de base, sous l’initiative de Yanick m’a invité à participer à une de leurs rencontres. Ce groupe se rencontre depuis l’automne 2006. Nous avons aussi rencontré &lt;strong&gt;Rédouane&lt;/strong&gt;, un ami que j’ai connu en 2002 lors de son passage au Québec au Grand rassemblement du RHQ et que j’avais revu lors de mon passage à Montpellier la même année. Je l’avais contacté pour le voir à Montpellier mais cela correspondait à ses vacances au Mexique. Cependant, comme il suivait une formation sur la sociocratie (pouvoir populaire) à Paris quelques jours avant son départ en vacances, il nous a été possible de nous rencontrer à Paris. Quel plaisir de se revoir après ces années !&lt;br /&gt;Entre deux rencontres (pour Gilles) et pendant ces rencontres (pour Jeanne-Mance), nous avons pu redécouvrir Paris. Paris est une ville qui se marche (un peu comme les grandes villes du monde) pour sentir ses odeurs, admirer ses beautés architecturales, observer les gens etc. Un matin, nous sommes partis tôt de chez Marc et Annie et nous sommes d’abord allés tout près au &lt;strong&gt;Parc des Buttes de Chaumont&lt;/strong&gt; d’où nous avions une vue sur une partie de la ville puis nous avons marché le long du canal pour nous rendre dans &lt;strong&gt;Le Marais&lt;/strong&gt;. Nous avons poursuivi notre marche jusqu’à la cathédrale &lt;strong&gt;Notre-Dame de Paris&lt;/strong&gt; où nous sommes montés jusqu’en haut du clocher pour y admirer la ville dans toute sa splendeur. Parmi les autres lieux que j’ (Jeanne-&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE56jpzoVI/AAAAAAAAA_I/e2kaqfMn1Yw/s1600-h/Edith+Piaf.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206506322382790994" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE56jpzoVI/AAAAAAAAA_I/e2kaqfMn1Yw/s200/Edith+Piaf.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Mance) ai visités, il y le &lt;strong&gt;Cimetière du Père La chaise&lt;/strong&gt;,&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE-YDpzojI/AAAAAAAABA0/RpUmdBQZdQU/s1600-h/Simone+Yves+Montand.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206511227235443250" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE-YDpzojI/AAAAAAAABA0/RpUmdBQZdQU/s200/Simone+Yves+Montand.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; que nous avions visité en 1999 mais où il fait toujours bon revenir rendre un hommage à nos grands. . Le Musée du Louvre est certes un incontournable mais compte tenu de ma disponibilité j’ai choisi de visiter le magnifique &lt;strong&gt;Musée d’Orsay&lt;/strong&gt;. Mais surtout, je (Jeanne-Mance) n’ai pas manqué mon rendez-vous avec la &lt;strong&gt;Tour &lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEEozzpzoMI/AAAAAAAAA-A/i9Lv9l-VL34/s1600-h/15TE.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206487514721001666" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEEozzpzoMI/AAAAAAAAA-A/i9Lv9l-VL34/s200/15TE.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Eiffel&lt;/strong&gt;. Ce rendez-vous manqué date de 1999 où par peur des hauteurs, je n’ai pu me rendre au troisième étage de la Tour Eiffel ni &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE-1jpzolI/AAAAAAAABBE/ZIsCBok-e0A/s1600-h/TE+illumin%C3%A9e.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206511734041584210" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE-1jpzolI/AAAAAAAABBE/ZIsCBok-e0A/s200/TE+illumin%C3%A9e.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;même le premier. Catherine et Gilles avaient monté les 1665 marches pour s’y rendre. Donc, avait de partir en voyage, c’était clair que je reprenais ce rendez-vous. Cette fois, je suis montée jusqu’en haut. Que c’est beau et surtout j’étais fière de moi En tout, nous avons passé cinq jours à Paris. C’est trop peu et cela passe si vite. Il y a tant à faire et à voir dans cette belle ville ! Il faut dire que Paris est la ville la plus visitée du monde. &lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE69zpzoYI/AAAAAAAAA_g/D1iv54OD1m4/s1600-h/IMG_6056.JPG"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE69zpzoYI/AAAAAAAAA_g/D1iv54OD1m4/s1600-h/IMG_6056.JPG"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE69zpzoYI/AAAAAAAAA_g/D1iv54OD1m4/s1600-h/IMG_6056.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206507477728993666" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE69zpzoYI/AAAAAAAAA_g/D1iv54OD1m4/s200/IMG_6056.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Villedieu La Blouère (Nantes)&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Puis, la troisième étape était Nantes. En fait, ce n’est pas exactement Nantes mais un petit village à trente minutes de Nantes qui se nomme Villedieu La Blouère, chez nos amis Anne-Marie et Jacques. Nous avons connu ces deux médecins en 1992 alors qu’ils venaient participer à un congrès de Villes et villages en santé. Ils étaient en contact avec un médecin du CLSC de Sherbrooke où travaillait Gilles à l’époque. Le médecin responsable de leur séjour cherchait un hébergement pour Anne-Marie et Jacques et nous avons ouvert notre maison pour les recevoir. Depuis nous sommes toujours restés en contact : ils sont revenus quelques fois au Québec, nous les avions revus lors de notre passage en France en 1999 et Gilles en 2005. Ils ont chacun leur cabinet privé dans deux villages différents. Ils ont développé une pratique de médecine familiale très proche des gens, dans une perspective de santé globale. Ce n’est donc pas surprenant que, lors de notre passage, même si c’était congé pour eux, un homme s’est présenté à leur domicile pour consulter Jacques. Compte-tenu qu’il s’agissait plus d’un problème psychosocial, il lui a offert que je (Gilles) me joigne à la rencontre. Cela a été agréable de faire de la cointervention avec lui. Ils ont quatre enfants. Leur demeure est située juste à côté de la belle petite église du village. Tout comme Françoise et Xavier, ils sont tous les deux engagés dans leur communauté. Anne-Marie a été candidate socialiste aux dernières élections municipales. Elle est aussi présidente d’une association qui parraine un village de la Roumanie. Jacques est président du conseil d’administration depuis 1978 (il faut le faire !) d’un centre post-cure pour des personnes qui sont aux prises avec des problèmes de toxicomanie. Ils voyagent beaucoup et ils prennent plaisir à faire ces voyages avec une thématique précise. Leur dernier voyage à Cuba les a amenés sur les traces de Che Guevara…quelle bonne idée…qui va faire son bout de chemin dans ma (Jeanne-Mance) tête. Voilà pour la présentation de ces deux magnifiques personnes. Lors de notre passage, la fille de leurs voisins se mariait. Nous avons été invités à participer à la noce, &lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE9vzpzohI/AAAAAAAABAk/XfOz-0_dzkE/s1600-h/mariagegjmdmaries.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206510535745708562" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE9vzpzohI/AAAAAAAABAk/XfOz-0_dzkE/s200/mariagegjmdmaries.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;une autre après celles de l’Inde, de la Turquie, du Maroc. Deux traditions marquent les mariages dans cette région. D’abord, il y a la danse de la brioche de Vendée, une énorme broche que les &lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE4UzpzoRI/AAAAAAAAA-o/j6aIocopsLg/s1600-h/brioche+vendennoise.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206504574331101458" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE4UzpzoRI/AAAAAAAAA-o/j6aIocopsLg/s200/brioche+vendennoise.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;parrains du et de la mariée promènent sur la piste et les mariés passent en-dessous du plateau. Ensuite, la brioche est partagée par les convives. Pour ce qui est de l’autre coutume, les mariés se mettent sous un parapluie, au milieu de la piste de danse, avec une musique de fond qui met l’ambiance – ce soit-là c’était celle du film « Mon fantôme d’amour » - et les invités lancent des serpentins sur le parapluie de telle sorte que, à la fin, on ne voit plus les mariés. &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE-DTpzoiI/AAAAAAAABAs/0TOGCHM3qqA/s1600-h/maries+sous+parapluie1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206510870753157666" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE-DTpzoiI/AAAAAAAABAs/0TOGCHM3qqA/s200/maries+sous+parapluie1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Constatez par vous-même comment c’est joli. J’ai dit à Anne-Marie que j’ (Jeanne-Mance) aimerais importer cette idée au Québec.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Association Soleil-Levant&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Compte tenu de la thématique de mon (Gilles) année d’études et de recherche, j’étais bien intéressé à visiter le centre dont Jacques assume la présidence. Ce centre est situé en campagne, près de Beaupréau, dans un lieu magnifique en bordure de l’eau et occupe notamment un vieux moulin à eau. Le centre peut accueillir neuf personnes, deux lits sont réservés pour des femmes, mais compte tenu que le centre est en pleines rénovations, il leur est impossible pour l’instant d’accueillir des femmes. Lors de ma visite, j’ai eu l’occasion de discuter avec des jeunes hommes (eh oui ! comme au Québec, ce sont surtout les jeunes hommes qui sont aux prises avec un problème de toxicomanie), puis la directrice m’a fait visiter les lieux et m’a informé sur l’intervention qui est faite au centre et leur approche. Notamment, chacun doit participer à la vie du centre, soit participer à l’entretien et à la rénovation, aux travaux de la ferme ou encore à la cuisine. L’intégration à une forme de travail constitue l’une des pierres d’assise de leur approche. Le séjour peut durer jusqu’à un an selon les objectifs de chacun, puis il est possible de s’intégrer à l’un des logements supervisés à Cholet ou Beaupréau avec un suivi qui peut durer aussi un an et enfin, le suivi peut se prolonger une troisième année alors que la personne vit par elle-même en logement autonome. Bref, une rencontre fort intéressante.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;La Loire et autour&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Il faut dire que nos amis sont des amateurs de randonnée. Ils nous ont amenés explorer des sentiers le long de la Loire sur une île entre &lt;strong&gt;Ingrandes sur Loire et Mont-Jean sur Loire&lt;/strong&gt;. Fait assez particulier, pour traverser le bras de la Loire pour se rendre sur l’île, il nous a fallu prendre un petit bateau que nous avons tiré à l’aide d’une chaîne qui reliait les deux rives. Anne-&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE3HzpzoOI/AAAAAAAAA-Q/xGtEgBq73hU/s1600-h/annemarie+jmd+bateau+1Mont+St-jean+su+rLoire.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206503251481174242" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE3HzpzoOI/AAAAAAAAA-Q/xGtEgBq73hU/s200/annemarie+jmd+bateau+1Mont+St-jean+su+rLoire.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Marie et Jeanne-Mance ont bien ri. C’était, jadis, une rivière qu’empruntaient les Vikings. Nous sommes aussi arrêtés à &lt;strong&gt;St-Florent-le-Vieil&lt;/strong&gt;, un très charmant village avec une belle vieille église et surtout un beau point de vue de la campagne environnante et la Loire. Cela m’a (Gilles) rappelé mon passage en 2005 alors que nous avions fait une promenade le long de la Loire et nous avions profité du festival « Les Orientales » qui avaient lieu à ce même moment en assistant à un magnifique spectacle de musique traditionnelle ouzmène (j’espère que je me souviens bien du pays).&lt;br /&gt;Le dimanche, nous avons fait une tournée « touristique » en nous rendant à &lt;strong&gt;Arçay&lt;/strong&gt;. Nous voulions visiter le &lt;strong&gt;château de Montreuil-Bellay&lt;/strong&gt; qui, de l’extérieur est un beau château, mais malheureusement nous étions trop près de l’heure du repas du midi et comme tous les commerces ferment à cette heure, nous n’avons pas pu le visiter. Nous ne nous sommes pas&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE5YTpzoUI/AAAAAAAAA_A/9-pJoer2PpI/s1600-h/cuisine+chateau+Br%C3%A9z%C3%A9.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206505733972271426" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE5YTpzoUI/AAAAAAAAA_A/9-pJoer2PpI/s200/cuisine+chateau+Br%C3%A9z%C3%A9.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; habitués à ce rythme chez nous. Nous nous sommes repris avec le &lt;strong&gt;Château de Brézé&lt;/strong&gt; où Anne-&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE4hTpzoSI/AAAAAAAAA-w/6JlEyuS13KU/s1600-h/chateau+Br%C3%A9z%C3%A9.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206504789079466274" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE4hTpzoSI/AAAAAAAAA-w/6JlEyuS13KU/s200/chateau+Br%C3%A9z%C3%A9.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Marie et Jacques ont célébré le mariage de leur fis Alexandre. Se marier dans un château, qu’en pensez-vous ? Ce château date du Moyen Âge. Il a ceci de particulier qu’on y trouve de vastes galeries souterraines. Il faut dire que ce château se situe tout près de la région des troglodytes. Puis, ce fût la visite à la maison d’Arçay. J’ai (Jeanne-Mance) vécu un autre beau et exceptionnel moment avec nos amis Jacques et Anne-Marie. Jacques a hérité d’une maison plus que centenaire (250 ans) de ses parents qui eux &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE83jpzofI/AAAAAAAABAU/Xh9LAD0yIXA/s1600-h/maison+arcay.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206509569378066930" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE83jpzofI/AAAAAAAABAU/Xh9LAD0yIXA/s200/maison+arcay.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;l’avaient eu de leurs parents. Cette maison se situe à Arçay, un tout petit village. Imaginez que dans cette maison, ils ont trouvé des vêtements datant des années 1850. Par exemple, il y avait des jaquettes de nuit en lin en très bon état, des bonnets de nuit. Il y avait aussi deux magnifiques capes noires (une pour l’été et l’autre pour l’hiver), mangées légèrement par les mites, mais qui demeurent magnifiques. Le déplacement en valait le coup. Jacques a trouvé aussi une copie du journal La presse, le journal du Québec, daté du 18 janvier 1914.&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE8YzpzocI/AAAAAAAABAA/GSbGb_s9_5Y/s1600-h/La+Presse+Arcay+21+janvier+1914.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206509041097089474" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE8YzpzocI/AAAAAAAABAA/GSbGb_s9_5Y/s200/La+Presse+Arcay+21+janvier+1914.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Évidemment, dans cette maison, il y avait beaucoup d’autres choses anciennes. Depuis le temps que vous nous lisez, vous vous êtes rendus compte que nous aimons les antiquités, les objets qui ont une histoire et qui ont traversé le temps. Le lendemain, pour finir notre séjour à Villedieu La Blouère, nous avons fait un petit tour de la ville de Nantes à pieds puis nous avons pris le repas du soir avec nos amis dans restaurant du centre-ville, La Cigale, qui a conservé son cachet particulier d’époque. En route, comme Anne Marie chante dans une chorale, à ma demande (Jeanne-Mance) elle nous a chanté Il pleut sur Nantes de Barbara. Le lendemain, nous nous sommes levés très tôt, à 6 heures 30, pour prendre l’autobus pour Angers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Angers&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Nous ne pouvions nous retrouver dans la région de la Loire sans visiter Arlette et Jean-Pierre. Ce sont les premiers clients de notre gîte en décembre 2003. En 2003-2004, ils ont passé l’année à Sherbrooke où Jean-Pierre commençait un doctorat et Arlette une maîtrise à l’Université de Sherbrooke. Au cours de cette année-là, ils sont revenus chez nous à deux autres reprises avec des amis Français qui venaient leur rendre visite. Ils revêtent ainsi un petit cachet particulier dans notre cœur car nous avons développé beaucoup de complicité avec eux. Nous leur avions promis que si nous allions dans la région nous passerions à Angers les voir : promesse tenue ! Comme nous sommes arrivés tôt et que nos amis travaillaient, nous en avons profiter pour visiter le &lt;strong&gt;Château d’Ange&lt;/strong&gt;rs, une forteresse royale dans laquelle se trouve la célèbre &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE5LjpzoTI/AAAAAAAAA-4/SQ50N1TjPqU/s1600-h/chateau+Ren%C3%A9+3+Angers.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206505514928939314" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE5LjpzoTI/AAAAAAAAA-4/SQ50N1TjPqU/s200/chateau+Ren%C3%A9+3+Angers.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;tapisserie l’Apocalypse&lt;/strong&gt;. Cette tapisserie date du X1e siècle et relate les enseignements du Christ à St-Jean selon la &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE9DTpzogI/AAAAAAAABAc/ZJFfrWmAa1M/s1600-h/lever+soleil+Agde8.jpg"&gt;&lt;/a&gt;compréhension de l’époque. C’est une œuvre très impressionnante, à voir absolument à Angers. Gilles a aussi profité de ce temps libre pour travailler sur sa présentation pour le congrès de Montpellier dans un petit restaurant coquet avec un bon capuccino alors que Jeanne-Mance complétait son tour de ville à pied.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE-oDpzokI/AAAAAAAABA8/qo1HOTb-Rv0/s1600-h/souper+amis+Angers.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206511502113350210" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE-oDpzokI/AAAAAAAABA8/qo1HOTb-Rv0/s200/souper+amis+Angers.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le soir de notre arrivée, ils avaient invité pour le repas leurs amis qui étaient passé au gîte, leur fille Claire que nous avions connue au Québec était aussi de la soirée avec son copain Anthony. Nous avons passé une très agréable soirée. Le lendemain, mercredi, comme c’est congé d’école en France ce jour-là, Arlette Arlette a amené Jeanne-Mance visiter l’Hôpital St-Jean et son musée où se trouve la merveilleuse &lt;strong&gt;tapisserie Le chat du monde de Jean Lurç&lt;/strong&gt;at. L’hôpital St-Jean est l’un des plus anciens hôpitaux de France. Il a été construit sous patronage royal vers 1180. En 1865 les malades ont été transférés dans un nouvel hôpital qui est maintenant le CHU. C’est une œuvre d’une grande beauté qu’il ne faut pas manquer si vous passez par Nantes. Le midi, nous nous sommes retrouvés avec Jean-Pierre, Arlette et Claire. Il faut dire qu’Arlette est aussi une artiste peintre et quelques-unes de ses toiles sont exposées dans un restaurant où nous sommes allés prendre le lunch. Une fois le portefeuille renfloué après le voyage, je (Jeanne-Mance) vais lui acheter une toile qui m’a tombé dans l’œil. Une journée bien vite passée, mais le détour en valait la peine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela termine la première partie. Nous vous reviendrons sous peu pour parler de notre passage dans le sud de la France à Aix-en-Provence, Montpellier, Grenoble et Toulouse.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEL5kTpzooI/AAAAAAAABBc/nbt5sEj9xzk/s1600-h/IMG_6252.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206998521339945602" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEL5kTpzooI/AAAAAAAABBc/nbt5sEj9xzk/s200/IMG_6252.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Remerciements&lt;br /&gt;Nos remerciements vont en premier lieu à ceux qui nous ont si bien accueillis : Françoise et Xavier à Caen, Anne-Marie et Jacques à Villedieu La Blouère, Arlette et Jean-Pierre à Angers et leur fille Claire et son copain Anthony, Marc et Annie à Paris, Christine et Francis à Paris. Un merci particulier à Christine Castelain-Meunier, une collègue-chercheure qui est en lien avec notre équipe de recherche depuis déjà quelques temps et avec qui les échanges sont toujours très intéressants. Des remerciements aussi à tous ceux et celles qui nous ont partagé leur savoir et de leur expérience dans leur organisation : l’équipe de l’Épi vert de Caen, Gérard du Centre socioculturel de Caen, Isabelle du centre Soleil-Levant de Beaupréau et les résidents, de même que Dominic et Marc du RHF Île-de-France Merci aux amis des amis qui se sont joints à nous pour échanger lors de notre passage : Philippe et Françoise à Caen, Jean-Paul et Jacqueline, Robert et Michelle à Angers. Merci enfin aux voisins de Anne-Marie et Jacques qui nous ont invité au mariage de leur fille. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8507802020714847873-1305521829504236329?l=gtjmdenvoyage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gtjmdenvoyage.blogspot.com/feeds/1305521829504236329/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8507802020714847873&amp;postID=1305521829504236329' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8507802020714847873/posts/default/1305521829504236329'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8507802020714847873/posts/default/1305521829504236329'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gtjmdenvoyage.blogspot.com/2008/05/26e-envoi-france-douce-france-premire.html' title='26e envoi : France : douce France – Première partie : le Nord'/><author><name>Gilles Tremblay et Jeanne-Mance Dallaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01334462351712757340</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmnpkAa85I/AAAAAAAAA1A/qa--lgIvXcc/S220/GTjmd+Taj1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SEE6cTpzoXI/AAAAAAAAA_Y/ams8jqCV1Ec/s72-c/francoise+xavier+et+mer.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8507802020714847873.post-9027146286476531736</id><published>2008-05-24T10:03:00.071-04:00</published><updated>2008-06-01T15:20:40.485-04:00</updated><title type='text'>25e envoi : L’Irlande : un trou dans les nuages</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;25e envoi : L’Irlande : un trou dans les nuages&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;L’Irlande est le 13e pays que nous avons visité. C’est la troisième plus grande île d’Europe. &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgwVzpzn_I/AAAAAAAAA8Y/YjajTQ9N34A/s1600-h/coucher+soleil+Donabate2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203962520627552242" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgwVzpzn_I/AAAAAAAAA8Y/YjajTQ9N34A/s200/coucher+soleil+Donabate2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;En fait, nous &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgkPzpznuI/AAAAAAAAA6Q/66m1k1GmLrM/s1600-h/beaux+nuages+chausse.jpg"&gt;&lt;/a&gt;avons visité deux pays puisque l’île est politiquement divisée en deux : la plus grande partie est occupée par la République d’Irlande, qui est un état indépendant, et le nord-est par l’Irlande du Nord, qui reste encore aujourd’hui rattachée au Royaume-Uni, même si depuis 2005 elle a acquis une certaine autonomie. Au total, l’île est peuplée par un peu moins de six millions de personnes selon le recensement de 2006, soit 4,2 millions pour la République d’Irlande et 1,7 million pour l’Irlande du Nord (Brabis et al., 2003). L’Anglais est la seule langue officielle en Irlande du Nord alors que la République d’Irlande, outre l’utilisation massive de l’Anglais, travaille très fort pour revaloriser l’Irlandais, une langue d’origine Gaélique, mise au rancart lors de l’occupation du pays par l’Angleterre. Aujourd’hui, un peu partout dans la République, les écriteaux sont dans les deux langues officielles, sauf dans le comté de Donegal où l’Irlandais a préséance.&lt;br /&gt;En 1921, des négociations entre le gouvernement anglais et les nationalistes conduisent à la partition de l’île : l’Irlande du Sud a gagné son autonomie puis son indépendance en 1937 et l’Irlande du Nord est restée fidèle à la couronne britannique (Killeen, 2006). « Ce n’était qu’en Ulster que se trouvait une population concentrée qui se considérait britannique par les liens de sang, d’histoire, de religion et d’allégeance », écrit Killeen dans son livre sur l’histoire de l’île (p.68). On le sait, l’Irlande du Nord a connu de affrontements importants jusqu’à tout récemment. En fait, la moitié de la population, les catholiques, ont longtemps souhaité intégrer la République d’Irlande alors que l’autre moitié, les protestants, veulent rester au sein du Royaume Uni. Cette situation a mené à des guerres de religion. Tout le monde a entendu parler de l’IRA et des Orangistes qui se sont livré des conflits de nature très violente. Les derniers accords signés en 2005 semblent avoir stabilisé la situation mais des tensions demeurent. Quelques personnes rencontrées nous ont dit qu’il est dangereux de vivre dans certains quartiers de la ville de Belfast, la capitale de l’Irlande du Nord. Par ailleurs, si l’Irlande du Nord a pu profiter longtemps des bénéfices de son rattachement au Royaume Uni, la République d’Irlande pour sa part est restée très pauvre jusque dans les années 1990. Depuis son adhésion à la Communauté européenne en 1973, et surtout depuis son adhésion à l’Euro, son développement économique est extrêmement dynamique et la place en tête des pays européens sur le plan de la croissance économique. On parle d’ailleurs du « tigre celtique » pour imager la puissance de sa croissance au cours des dernières années dont le taux est deux fois plus que le taux moyen de l’Union européenne (Brabis et al., 2003). Par contre, tous s’accordent à dire que ce boom économique est terminé et que l’économie atteint un certain plateau. Cela n’en fait pas moins que ce pays reconnu longtemps comme étant pauvre est rapidement passé au niveau des pays développés. Dans la même période, l’Irlande a ouvert ses portes à l’immigration. L’entrée de pays de l’est au sein de l’Union européenne a amené une vague importante provenant de ces pays, d’autant plus que la France et l’Allemagne ont continué de fermer leurs frontières pour encore quelques années. Plus concrètement, plus de 3 000 personnes en provenance de Pologne ont immigré, sans compter celles des autres pays, incluant ceux d’Afrique notamment. Le boom économique attirait une main d’œuvre la plupart du temps fortement qualifiée (Brabis et al., 2003). Ainsi, Dublin notamment s’est développée comme une ville champignon au cours de la dernière décennie.&lt;br /&gt;Notons que 91% de la population de la République d’Irlande est catholique (Brabis et al, 2003) et que l’Église catholique est demeurée avec un ascendant très fort sur la population jusqu’au cours des années 1990 avec l’effondrement de l’autorité morale de l’Église, notamment à la suite de divers scandales sur des abus sexuels commis par le clergé. Il faut dire que le catholicisme a connu une période où il était interdit de pratique par la royauté anglaise. Les messes étaient prononcées dans des endroits isolés, des ruines ou encore avec des prêtres déguisés alors que la religion était enseignée derrière les haies, en cachette (« hedge schools ») (Brabis et al., 2003). Enfin, notons qu’il existe un groupe, les « Travellers », qui revendique le statut de minorité nationale. Ce groupe forme 0,6% de la population totale de l’Irlande. Ils et elles vivent à la manière des Gitans, se promenant de ville en ville, sans domicile fixe autre que leurs roulottes. Ce groupe est issu de divers corps de métiers dont un seul village ne pouvait suffire à la demande. Ainsi, ces hommes de métier et leurs familles se promenaient d’un village à l’autre pour offrir leurs services. Puis, se sont joints à cette cohorte des personnes en quête de nourriture lors de la Grande famine. Au fil des ans, ce groupe a développé une culture qui lui est propre. Se disant victimes de discrimination, ces gens font des représentations auprès de l’Union européenne pour obtenir le statut de minorité nationale et obtenir des droits en conséquence.&lt;br /&gt;Bref, l’Irlande est un autre pays dont la population a dû se battre pour la reconnaissance de son indépendance et de ses droits civiques. En l’espace d’un peu plus d’une décennie, ce pays est passé d’un pays pauvre à un pays développé marqué par une forte croissance économique. Sur plusieurs plans, le pays est tourné vers l’extérieur, notamment vers les États-Unis, certains disant de manière caricaturale que l’Irlande est en train de devenir le 52e état américain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dublin et ses environs&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;J’ (Gilles) avais quelques contacts avec des groupes et des chercheures, mais surtout nous avions de très bons amis&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDg9tjpzoII/AAAAAAAAA9g/QLAgZVnChvA/s1600-h/nous+quatre.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203977222300606594" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDg9tjpzoII/AAAAAAAAA9g/QLAgZVnChvA/s200/nous+quatre.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; qui demeurent à Dublin depuis presque trois ans. Nous avons connu &lt;strong&gt;Rosaire et Sylvie&lt;/strong&gt; alors que nous étions à Sherbrooke. En fait, c’est par l’entremise de nos filles que nous nous sommes connus. Tous les quatre étions impliqués à l’école alternative qu’elles fréquentaient. Jeanne-Mance assumait la présidence du conseil d’administration de l’école et Rosaire, la vice-présidence. Gilles et Sylvie faisaient partie du comité pédagogique. Par la suite, Sylvie et Jeanne-Mance, avions toutes les deux fait partie du conseil d’administration du mouvement guide. Rosaire est un musicien, il houe du piano, de l’accordéon et tout dernièrement il a appris cet instrument traditionnel irlandais le bodhran.Tout ceci pour dire que notre amitié dure depuis au moins 18 ans. Ils demeurent à Lime Cottage, une section de Donabate, en campagne irlandaise en banlieue de Dublin. De leur maison, on peut voir des faisans sauvages et des lièvres qui parfois, viennent dans leur cour. De temps en temps, des gens se baladent à cheval dans le chemin. Tout près, à quelques trois cents mètres, se trouve un estuaire au bord &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgvyjpzn-I/AAAAAAAAA8Q/zZJkxqIRhbQ/s1600-h/jmd+cygnes+1+Dublin.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203961915037163490" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgvyjpzn-I/AAAAAAAAA8Q/zZJkxqIRhbQ/s200/jmd+cygnes+1+Dublin.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;duquel il fait bon se promener. Ils sont grands-parents de deux charmantes petites filles et bientôt deux autres bébés viendront agrandir la famille. Nous étions très heureux d’être accueillis par ces amis québécois à l’aéroport. En même temps que nous, Rosaire et Sylvie recevaient la visite de François, le frère de Sylvie, et Marie sa conjointe, de passage avant un pèlerinage à St-Jacques de Compostelle pendant 6 semaines, soit un parcours de 800 km. Nous avons bien sympathisé ensemble et partagé de bons moments. Je crois toujours qu’il n’y a pas de hasard et que ces gens ne sont pas sur notre route pour rien. &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgvYzpzn9I/AAAAAAAAA8I/hiG8wdFs5zw/s1600-h/gulliver+-.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203961472655531986" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgvYzpzn9I/AAAAAAAAA8I/hiG8wdFs5zw/s200/gulliver+-.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Donabate, où vivent nos amis, est une petite ville du comté de Dublin. Pendant que Gilles avaient des rencontres, avec Sylvie, je (Jeanne-Mance) me suis promenée beaucoup dans les environs. Nous y avons visité des endroits magnifiques. Entre autre, nous avons vu le &lt;strong&gt;Collège Trinité de Dublin,&lt;/strong&gt; o&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDguNjpzn7I/AAAAAAAAA74/jzenunOZfIQ/s1600-h/CollegeTrinite.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203960179870375858" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDguNjpzn7I/AAAAAAAAA74/jzenunOZfIQ/s200/CollegeTrinite.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ù se retrouve, dans la bibliothèque, une exposition permanente du Livre de Kells. Il y a plus de mille ans, les moines de l’Irlande se regroupaient pour étudier les textes chrétiens. Le &lt;strong&gt;livre de Kells&lt;/strong&gt; contient une copie en latin, richement décorée, des quatre Évangiles. Il fut rédigé au début du 9e siècle par des moines d’Iona qui travaillaient à Kells en Irlande. Ces quatre livres sont exposés dans leur originalité. Vous comprendrez que ces livres sont sous verre et à ne regarder que du bout des yeux. Appel à tous et toutes : comment peut-on garder aussi &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgq6zpzn2I/AAAAAAAAA7Q/1kLEMZEZz-U/s1600-h/chateau+Malahide.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203956559212945250" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgq6zpzn2I/AAAAAAAAA7Q/1kLEMZEZz-U/s200/chateau+Malahide.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;longtemps et aussi bien conservé des livres qui datent du 9e siècle ? Par la suite, nous nous sommes aussi rendues à pied à &lt;strong&gt;Malahide, le village voisin, où nous y avons visité un château&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;Avec François et Marie, nous avons aussi visité le &lt;strong&gt;château d’Ardgillan Desmesne à Balbriggan comté Dublin &lt;/strong&gt;&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgqYDpzn1I/AAAAAAAAA7I/ar4s0qylAXk/s1600-h/chateau+Ardgillan+Demesne.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203955962212491090" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgqYDpzn1I/AAAAAAAAA7I/ar4s0qylAXk/s200/chateau+Ardgillan+Demesne.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;qui date de 1738. On y retrouve un jardin de fruits, légumes et fleurs. Malheureusement la floraison n’était pas au rendez-vous puisque nous étions au printemps. Les châteaux en Irlande sont beaucoup plus modestes que ceux en France cependant. Ce fût une visite sur mesure juste pour nous. Encore une fois, on a pu constater les conditions misérables dans lesquelles travaillaient les domestiques : cuisine sans éclairage ou presque, plancher d’ardoise très froid, humidité dans les pièces, etc.&lt;br /&gt;Pour ma part (Gilles), j’ai eu la chance de rencontrer &lt;strong&gt;Abbey Hyde&lt;/strong&gt;, une professeure de l’University College Dublin à la Faculty of Nursing, Midwifery and Social systems. C’est une infirmière qui a un doctorat en sociologie. Ses recherches portent sur un sujet peu abordé : l’éducation des garçons à la sexualité. Elle m’a partagé son point de vue sur les changements économiques et sociaux en Irlande et leurs effets sur les rôles de genre. C’était très intéressant. J’ai aussi rencontré &lt;strong&gt;Seamus Connely&lt;/strong&gt; de Menswork Ireland. Seamus fait un travail de pionnier. C’était amusant de voir aussi comment on se ressemblait : Seamus est de ma taille, tout comme moi, il est chauve, porte la barbe et des lunettes. Il a développé son propre modèle d’intervention auprès des hommes à partir du bilan de son expérience professionnelle et de celle de collègues. Sur ce point, plusieurs similitudes se dégageaient de nos observations. J’ai aussi eu la chance de pouvoir réaliser quelques autres entrevues individuelles.&lt;br /&gt;Au cours de notre passage, nous avons fait la connaissance des voisins de Rosaire et Sylvie, &lt;strong&gt;John &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgw3jpzoAI/AAAAAAAAA8g/xifolHBjG4Y/s1600-h/John+Li+resto+Drogheda.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203963100448137218" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgw3jpzoAI/AAAAAAAAA8g/xifolHBjG4Y/s200/John+Li+resto+Drogheda.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;et Leight.&lt;/strong&gt; Ils viennent d’ouvrir un restaurant indien à Drogheda où nous sommes allés. On a pu constater le talent de Lee dans la décoration puisque rien n’a été laissé à l’improviste : chaque objet, draperies, choix de peinture, etc. est pensé avec beaucoup de cohérence et d’élégance. Si vous passez par Drogheda, nous vous conseillons fortement le restaurant &lt;strong&gt;Indus&lt;/strong&gt;. C’est tout à fait délicieux. Nous qui étions en Inde quelques mois auparavant, nous avons pu constater que leur projet est tout à fait réussi tant sur le plan de la nourriture et du goût que celui de la décoration. Nous vous donnons ici leur site internet : &lt;strong&gt;www.indus.ie.&lt;/strong&gt; La veille de notre départ, nous avons pris le repas de soir tous ensemble chez nos amis. Cela nous a permis de les connaître un peu tout en célébrant avec nos amis. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Cork&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Vraiment, l’Irlande a été l’occasion des retrouvailles. Nous avions appris en préparant le voyage &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgp0jpzn0I/AAAAAAAAA7A/T28eELEidRI/s1600-h/Celine+Rick.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203955352327135042" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgp0jpzn0I/AAAAAAAAA7A/T28eELEidRI/s200/Celine+Rick.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;que &lt;strong&gt;Célyne Élément&lt;/strong&gt;, une de mes (Jeanne-Mance) bonnes vieilles amies du Saguenay que je n’avais pas vue depuis 24 ans, demeure en Irlande depuis 8 ans avec son amoureux Rick. Lorsque je l’avais contactée pour avoir de ces nouvelles et m’avait bien faite promettre de venir la rencontrer à Cork. Ce fut une rencontre de vieille amitié où nous nous sommes rappelés de bons souvenirs « du temps » mais aussi, intéressant de constater le chemin parcouru par nous deux pendant toutes ces années. Célyne demeure une femme cultivée, intéressante, curieuse, comme je l’ai toujours connue, qui voyage seule à travers l’Europe, l’Amérique latine etc. Elle s’occupe d’une maison d’accueil pour les femmes sans abri. Avec Célyne et Rick, nous avons fait un tour du quartier et évidemment avons pris une bière dans un pub.&lt;br /&gt;Alors que Dublin est une ville qui s’est développé à un rythme effarant au cours de la dernière décennie et a multiplié de manière importante sa population, Cork est demeurée une ville de province plus simple, conservant son cachet plus typiquement irlandais même si elle est la deuxième plus grande ville de la République d’Irlande&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les pubs en Irlande&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;C’est l’occasion d’ouvrir une parenthèse. On ne peut passer sous silence la réalité des pubs en Irlande. Tout d’abord, il y en a plus ou moins 10 00 dans la République d'Irlande et 800 ont fermé depuis trois ans. Ce sont des lieux importants de socialisation. Ils sont utilisés comme lieux de rencontre lors des rituels : lors d’un mariage, d’un décès, d’un baptême, etc. On s’y retrouve aussi entre amis à n’importe quelle heure de la journée soit pour prendre une bière (une Guinness, bien sûr) ou un repas ou tout simplement écouter un match de football ou autre sport. Au moment où nous y sommes allés, à Cork, il y avait une finale de rugby (pas certaine, car le sport n’est pas ma tasse de thé). L’atmosphère était délirante, les gens debout, criaient, applaudissaient. Les enfants sont admis dans les pubs (malheureusement). Les mères, en général, prennent un verre et même deux… en balançant la poussette quand le bébé pleure. Les enfants grandissent donc dans une atmosphère qui intègre le fait de prendre quelques verres d’alcool comme faisant partie de la vie quotidienne. Les pubs ne sont pas de grands espaces physiques comme on peut voir au Québec. Il y a des racoins partout, très peu de chaises mais plutôt des tabourets et tables hautes. Dans certains villages semble-t-il, le pub fait aussi office de magasin général. Bref, le pub reste au cœur d’une bonne partie de la vie sociale en Irlande (Brabis et al., 2003). À tel point que certains considèrent que l’éloignement d’un pub est un facteur de risque de suicide en Irlande. Demeurer à 20 minutes d’un pub, c’est demeurer très loin. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Galway &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgyhzpzoCI/AAAAAAAAA8w/H4vNVkUGv7c/s1600-h/maison+reflet+eau+Galway.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203964925809238050" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgyhzpzoCI/AAAAAAAAA8w/H4vNVkUGv7c/s200/maison+reflet+eau+Galway.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Après notre séjour à Cork, nous avons fait une escale à Galway, dans le secteur ouest de l’Irlande. Plus petite ville mais plus touristique. Comme nous n’y sommes restés qu’une seule journée, nous nous sommes concentrés sur la vieille ville et nous avons pris plaisir à nous promener sur les belles rues pavées et le long des canaux. Gilles en a profité pour se faire réimprimer des cartes d’affaires. Au milieu de cette ville, se situe un grand mur médiéval, mais malheureusement ils ont construit un centre d’achat tout autour de ce mur. Quelle drôle d’idée ! Ce beau mur datant du moyen-âge est partiellement caché par les boutiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le Comté de Donegal&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Rosaire et Sylvie nous avaient proposé de partir ensemble pour un week end de trois jours afin d’explorer le nord de l’Irlande. Nos amis étaient déjà passés par le comté de Donegal qu’ils avaient beaucoup apprécié et ils désiraient nous le faire connaître. Notons au passage que c’est le seul comté qui a toujours utilisé l’Irlandais comme langue officielle. Tous les écriteaux sont en Irlandais sans version anglaise. Lorsque nous étions à Donabate, chez Sylvie et Rosaire, j’ai téléphoné à Catherine notre fille. Elle me dit que l’Irlande doit être un très beau pays. N’ayant pas encore sorti de Donabate je luis réponds que ce que j’ai vu jusqu’à maintenant, n’était pas si joli. Mais là attention, une fois sorti de Donabate et les alentours, les paysages sont à couper le &lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgpJDpznzI/AAAAAAAAA64/d_EU4_vh-XA/s1600-h/campagne+irlandaise+6.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203954605002825522" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgpJDpznzI/AAAAAAAAA64/d_EU4_vh-XA/s200/campagne+irlandaise+6.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;souffle (j’ai dû me rétracter auprès de ma fille). Il faut dire que l’Irlande c’est avant tout un pays avec des paysages superbes. Lorsque nous avions la possibilité, nous avons choisi les routes scéniques, notamment celle de &lt;strong&gt;Doon &lt;/strong&gt;où se retrouvent plusieurs éoliennes. Puis nous sommes arrêtés à &lt;strong&gt;Enniskillen voir le château Coole&lt;/strong&gt; avec ses grands domaines. Sans doute que la plus belle attraction de cette première journée a été les &lt;strong&gt;Cliffs of Bunglass&lt;/strong&gt;. &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgo0jpznyI/AAAAAAAAA6w/f-mv4GXBBRo/s1600-h/Bunglass+Denogal.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203954252815507234" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgo0jpznyI/AAAAAAAAA6w/f-mv4GXBBRo/s200/Bunglass+Denogal.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Ce sont des falaises escarpées en bordure de la mer. On peut y apercevoir les ruines d’un ancien monastère de l’époque médiévale. Les rochers avancent dans la mer alors que les moutons réussissent à se faire &lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgzhDpzoDI/AAAAAAAAA84/0fMabOqF3gE/s1600-h/maison+sur+mer+.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203966012435963954" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgzhDpzoDI/AAAAAAAAA84/0fMabOqF3gE/s200/maison+sur+mer+.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;de petits chemins à travers les falaises. Bref, un paysage à admirer sans dire un mot; c’est vraiment très beau. On peut difficilement traduire l’émotion devant tant de beauté. Nous nous sommes arrêtés sur le bord de la route, près de Kyllisberg et aussi près de Carrick pour y prendre des photos de la campagne avec la mer en toile de fond. La journée s’est terminée à Donegal, la ville où nous avons logé dans un gîte juste derrière le château.&lt;br /&gt;Le lendemain, nous nous sommes dirigés vers la &lt;strong&gt;péninsule d’Inishowen&lt;/strong&gt;. Le premier arrêt a été à &lt;strong&gt;Burt,&lt;/strong&gt; à l’entrée de la péninsule, pour y voir le &lt;strong&gt;Fort Grianan of Ailreach&lt;/strong&gt;. &lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgi5TpznrI/AAAAAAAAA54/eme27aaMaZY/s1600-h/1+fort+Grianan.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203947737350119090" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgi5TpznrI/AAAAAAAAA54/eme27aaMaZY/s200/1+fort+Grianan.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Construit sur une colline pour assurer la défense de la région, ce fort, en forme d’un cercle parfait, a été construit probablement autour de la naissance du Christ. Les constructeurs ont été attirés par la présence d’un site sacré, un lieu de sépulture qui date de la période du Néolithique. Un passage de 4,5 mètres d’épaisseur conduit à l’intérieur de trois terrasses où les murs atteignent environ cinq à six mètres de haut. Le site est impressionnant où la vue sur la région se dévoile de façon merveilleuse.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les nuages&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgjSDpznsI/AAAAAAAAA6A/WbkoWaeNkrg/s1600-h/1campagne+irlandaise.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203948162551881410" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgjSDpznsI/AAAAAAAAA6A/WbkoWaeNkrg/s200/1campagne+irlandaise.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Autre parenthèse : nous avons intitulé L’Irlande un trou dans les nuages particulièrement en raison des nuages qui sont de toutes les formes où un nuage gris foncé côtoie un beau nuage d’un gris clair, presque blanc ou un nuage bleu. On a hésité entre «Un trou dans les nuages» ou «Les pelleteux de nuages»; vous comprendrez que nous n’avons pas hésité longtemps. On dirait que les nuages &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgkPzpznuI/AAAAAAAAA6Q/66m1k1GmLrM/s1600-h/beaux+nuages+chausse.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203949223408803554" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgkPzpznuI/AAAAAAAAA6Q/66m1k1GmLrM/s200/beaux+nuages+chausse.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;partent du sol pour se diriger vers le ciel. J’ai (Jeanne-Mance) beaucoup aimé photographier ces nuages magnifiques, nous vous en offrons quelques-uns. À certains égards, la campagne irlandaise rappelle celle de Nouvelle-Zélande avec les moutons et les vaches dans les collines vertes à perte de vue mis à part les nuages. Ce sont ces beaux paysages qui font que l’Irlande est surnommée « l’île d’émeraude » avec son infinité de nuances de vert (Brabis et al., 2003).&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgl4zpznwI/AAAAAAAAA6g/xZbiK_J6bB4/s1600-h/cadavres+musse+famine.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203951027295067906" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgl4zpznwI/AAAAAAAAA6g/xZbiK_J6bB4/s200/cadavres+musse+famine.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;L’arrêt suivant a été le &lt;strong&gt;Musée de la famine à Doagh&lt;/strong&gt;. Ce musée est financé par une fondation privée et vit exclusivement des revenus liés aux frais d’entrée. Le musée est logé dans des anciennes maisons d’un petit village. La visite commence d’ailleurs par la maison où notre guide avait passé lui-même son enfance et qu’il a quittée en 1980. &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgx4zpzoBI/AAAAAAAAA8o/-l9M3huNbnM/s1600-h/maison+musee+famine1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203964221434601490" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgx4zpzoBI/AAAAAAAAA8o/-l9M3huNbnM/s200/maison+musee+famine1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le musée relate l’histoire de la Grande famine de 1840 qui a durement frappé l’Irlande, surtout entre 1845 et 1848. Il faut rappeler que les Irlandais se nourrissaient presqu’exclusivement de mets à base de pommes de terre à l’époque. Les bateaux qui servaient pour la pêche avaient pratiquement tous été détruits par un ouragan peu avant rendant ainsi l’alimentation en poisson très difficile. De plus, l’Irlande venait de connaître une poussée démographique sans précédent. On peut imaginer l’effet catastrophique sur la population lorsque les champs furent dévastés par la maladie de la pomme de terre, le mildiou. L’Irlande était une colonie britannique et toute son économie était centrée sur les besoins de l’Angleterre. Ainsi, on nous rapporte que même si elle produisait d’autres légumes, ceux-ci étaient exclusivement exportés en Angleterre qui était aussi touchée par la maladie de la pomme de terre. Pour les Irlandais, il ne restait à peu près rien de telle sorte qu’il y a eu 1,5 million de morts et de nombreuses personnes ont été forcées d’émigrer vers d’autres pays pour survivre. C’est ainsi que près de trois millions de personnes ont émigré vers le Canada, les États-Unis, la France, la Suisse et l’Australie. D’une population, en 1840, de 8,5 millions de personnes, l’Irlande est passé, dix ans plus tard, à cause de la famine et de l’émigration, à environ 4 millions, soit la moitié environ de sa population initiale.&lt;br /&gt;Ce n’est pas un musée ordinaire, bien au contraire, les commentaires, les maquettes, les reconstitutions des scènes sont révélatrices de la misère qu’a provoquée cette famine. Nous avons tous été touchés par les explications apportées par notre guide qui ne se contentait pas seulement de rapporter les faits mais de porter un regard critique, notamment sur l’absence de soutien de la part de l’Angleterre. Au plafond, tout le long du parcours on pouvait lire des inscriptions pour nous faire réfléchir sur le sort de l’humanité comme :&lt;br /&gt;« Si vous pouvez marcher jusqu’à votre frigidaire et y trouver &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;de la nourriture, si vous avez des vêtements, un toit pour vous&lt;br /&gt;couvrir, un lit pour dormir, alors vous êtes plus riches que 75%&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;de la population mondiale».&lt;br /&gt;«Quand l’argent parle, la vérité garde le silence».&lt;br /&gt;Ce musée qui a l’air tout à fait anodin de l’extérieur vaut le détour. Soulignons que le Canada a donné à l’Irlande des sculptures soulignant le 100e anniversaire de la Grande famine. &lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgjzDpzntI/AAAAAAAAA6I/v86kFf0SM6A/s1600-h/aculpture+famine+Dublin+3.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203948729487564498" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgjzDpzntI/AAAAAAAAA6I/v86kFf0SM6A/s200/aculpture+famine+Dublin+3.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Bref, ce musée est une belle réalisation sur le plan de l’histoire, sur l’éveil de la conscience.&lt;br /&gt;Après le musée de la famine, nous avons fait un détour pour admirer le paysage de &lt;strong&gt;Malin Head&lt;/strong&gt;, le point le plus au nord de l’Irlande. Il ventait énormément à cet endroit. À nouveau, le paysage était magnifique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Irlande du Nord&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Nous avons ensuite pris le traversier pour rejoindre l’Irlande du Nord, ce deuxième pays de l’île. Donc changement de monnaie puisque le Royaume uni ne s’est pas joint aux Accords de Maastricht de 1992 et continue de fonctionner avec la Livre et non l’Euro. De manière assez remarquable, toutes les informations sur l’Irlande du Nord couvrent cet état et non le sud et très souvent on retrouve des indications aussi pour l’Angleterre et le Pays de Galle. Cela détonne étrangement avec ce qu’on a retrouvé dans la République d’Irlande alors que la documentation couvrait habituellement toute l’île.&lt;br /&gt;Notre premier point d’arrêt en Irlande du Nord a été la célèbre &lt;strong&gt;Chaussée des géants&lt;/strong&gt;. &lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgrSDpzn3I/AAAAAAAAA7Y/QtWGVuIp56A/s1600-h/chausse+geants+7.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203956958644903794" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgrSDpzn3I/AAAAAAAAA7Y/QtWGVuIp56A/s200/chausse+geants+7.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;C’est une éruption volcanique d’il y a quelques de 60 millions d’années, qui a façonné ce merveilleux paysage. Elle laisse sur son passage un promontoire qui s’avance dans la mer et qui contient plus 40 000 colonnes de forme hexagonale dont 30 % sont des pentagones et certaines ont jusqu’à 10 faces. La Chaussée des géants a été déclarée patrimoine mondial de l’Unesco en 1986 (Brabis et al., 2003). C’est vraiment un paysage spécial. Il y a plusieurs légendes associées à ce lieu. L’une d’elle est en lien avec l’Écosse où se trouve un lieu semblable. Il faut dire aussi que plusieurs Écossais ont immigré en Irlande du Nord. L’histoire veut que Finn, un brave Irlandais, lorsqu’il a traversé en Écosse s’est rendu compte que ses adversaires écossais étaient beaucoup plus &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgsPzpzn4I/AAAAAAAAA7g/1SQn7EMVuXA/s1600-h/chausse+geants+verticale.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203958019501825922" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgsPzpzn4I/AAAAAAAAA7g/1SQn7EMVuXA/s200/chausse+geants+verticale.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;costauds que lui. Alors il est revenu rapidement chez lui, un peu effrayé. Mais, nous dit la légende, il a été poursuivi par Benandonner, un Écossais costaud, Celui-ci a été aperçu par la femme de Finn, Oonagh, qui a caché son mari en l’habillant en bébé. Lorsque Benandonner a aperçu ce grand bébé, il a eu peur en pensant que si un bébé est aussi grand, son père doit être un géant. Alors il a repris la poudre d’escampette pour retourner en Écosse en reprenant la Chaussée des géants.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les superstitions&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Cela nous amène à ouvrir une troisième parenthèse. L’Irlande (les deux parties) est reconnue pour accorder beaucoup de place aux superstitions. C’est le pays des fées, des farfadets, des « banshees » (pleureuses qui annoncent la mort). On retrouve des dizaines de livres racontant mille et une légendes. Ces légendes tendent à disparaître au fur et à mesure que le niveau d’instruction augmente (Brabis et al., 2003). À cet effet, le musée de la famine rapporte :&lt;br /&gt;« Les superstitions augmentent à cause du manque d’éducation.»&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Belfast&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Puis nous avons longé la côte pour nous rendre à &lt;strong&gt;Belfast&lt;/strong&gt;, la capitale de l’Irlande du Nord. Nous sommes arrivés un dimanche soir et il nous a été difficile de trouver un restaurant. On nous a dit que tous les restaurants ferment à 21 heures. Cependant, cette pratique n’est pas exclusive à Belfas&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDg-NzpzoJI/AAAAAAAAA9o/J2lrIJCelBQ/s1600-h/poster+Cuba+USa+Belfast.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203977776351387794" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDg-NzpzoJI/AAAAAAAAA9o/J2lrIJCelBQ/s200/poster+Cuba+USa+Belfast.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;t. Le dimanche soir, après avoir bien travaillé toute la semaine, c’est le temps de se reposer et de se préparer pour celle qui s’en vient.&lt;br /&gt;Le lundi était consacré au travail pour Gilles avec deux rencontres très intéressantes. D’abord avec &lt;strong&gt;Colin Fowler&lt;/strong&gt; du Men’s Project qui se déroule au sein du Parents Advice Centre (&lt;a href="http://www.mensproject.org/"&gt;http://www.mensproject.org/&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.parentsadvicecentre.org/"&gt;http://www.parentsadvicecentre.org/&lt;/a&gt;). Dans le cadre de l’Année internationale de la famille en 1994, la coordonnatrice du centre a initié une réflexion sur la place des pères, eux qui participaient peu &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgtbjpzn6I/AAAAAAAAA7w/7LFGJU2rNGc/s1600-h/Colin+Foler+Belfast.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203959320876916642" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgtbjpzn6I/AAAAAAAAA7w/7LFGJU2rNGc/s200/Colin+Foler+Belfast.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;aux activités du centre. Par la suite, le Men’s Project a pris naissance et est devenu un projet régulier. Au départ, le groupe a pu bénéficier des subventions venant du Royaume Uni, mais maintenant que l’Irlande du Nord a un statut autonome, il revient au gouvernement autonome d’assurer le financement… qui n’a pas suivi. Le groupe fonctionne donc en bonne partie sur une base bénévole. Colin a été présent rapidement et connaît bien tout se qui se passe en matière de groupes et de services aux hommes en Irlande. Bref, la rencontre a été des plus enrichissantes.&lt;br /&gt;Puis, le midi, j’ai rencontré &lt;strong&gt;Emma McKenna et Eileen Martin&lt;/strong&gt;, deux chercheures du Queen’s University of Belfast. Il s’agit en fait d’une autre bien belle «coïncidence» au cours de ce voyage. Quelques semaines auparavant, j’avais reçu un courriel d’une collègue de l’université Laval, Florence Piron, du département d’information et communication me demandant si j’étais intéressé de me joindre à une équipe pour une demande de financement de recherche en vue de mettre sur pied une « boutique des sciences », ce qu’on appelle en Anglais, « Science Shop ». Je n’expliquerai pas ici ce qu’est une boutique des sciences, pour ceux et celles que cela intéresse, je vous invite à aller sur le site de Wikipedia&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.espacecsb.com/wiki/index.php?title=Les_Boutiques_de_sciences"&gt;http://www.espacecsb.com/wiki/index.php?title=Les_Boutiques_de_sciences&lt;/a&gt; ou encore sur celui de la Boutique de sciences de Belfast&lt;br /&gt;&lt;a href="http://researchservices1.qub.ac.uk/Scishop/scisho/Scienceshop/"&gt;http://researchservices1.qub.ac.uk/Scishop/scisho/Scienceshop/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;De manière assez surprenante, alors que nous étions en train de préparer la visite dans le nord de l’Irlande, je recevais ce courriel de Mme Piron disant que l’équipe de Belfast a accepté de nous parrainer dans la mise sur pied de notre projet. Je les contacte donc aussitôt et nous avons pu fixer une rencontre le lundi. Génial non! Cela m’a permis de constater de plus près comment la recherche peut être mise eu service du développement des ONG qui ont habituellement pas de financement pour le faire. Vraiment un projet superbe et j’espère bien que nous aurons le financement nécessaire pour mettre une boutique semblable sur pied au Québec.&lt;br /&gt;Comme Gilles travaillait, Rosaire, Sylvie et moi (Jeanne-Mance) avons pris un tour de ville de Belfast. Nous avons pris quelques photos du haut du 2e étage de l’autobus. Nous avons vu entre autres le port où a été construit le Titanic. Autre coïncidence, au cours de la tournée du haut de l’autobus, qui avons-nous vu passer ? Gilles qui se rendait à sa deuxième rencontre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Retour en République d’Irlande&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Enfin, cette superbe tournée s’est terminée au sud de Dublin, au pub &lt;strong&gt;Johnnie’s Fox&lt;/strong&gt;, un pub que nos amis voulaient nous faire connaître. C’est l’un des plus vieux pubs d’Irlande qui se trouve aussi être le plus haut (en altitude) pub d’Irlande. Ce pub servait aussi de lieu de rencontre des chefs de la résistance contre l’occupation anglaise. L’ensemble du pub est décoré d’objets antiques inusités. Comme on se retrouve dans un lieu très original (c’est le moins qu’on puisse dire!) et que, par ailleurs, la nourriture est bonne, ce pub constitue un attrait touristique reconnu.&lt;br /&gt;Notons au passage que nous avons aussi écouté de la musique irlandaise. Une partie est constituée d’air&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDg85DpzoHI/AAAAAAAAA9Y/nSlI4PgW2xY/s1600-h/moutions+bord+eauBunglass.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203976320357474418" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDg85DpzoHI/AAAAAAAAA9Y/nSlI4PgW2xY/s200/moutions+bord+eauBunglass.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;s qui rappellent beaucoup la musique traditionnelle québécoise. En fait, les Irlandais qui avaient immigré tôt au Québec au début de la colonie, ont influencé fortement la musique traditionnelle française de telle sorte que les « reels » et les sets carrés qu’on connaît ont un fort ascendant irlandais. Mais aussi, l’Irlande est l’un des principaux berceaux de la musique celtique, cette musique qui a fortement influencé ma (Gilles) chanceuse préférée, une canadienne d’origine irlandaise, Loreena McKennit. On a aussi entendu Enya que j’adore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Commentaires sur les réalités masculines en Irlande&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Nous ne répèterons pas toutes les mises en garde qui s’appliquent ici comme ailleurs. Les réalités masculines ici aussi sont multiples, particulièrement au cours des dernières années avec l’arrivée massive d’immigrants mais aussi avec l’écart qui s’agrandit entre la ville et la campagne.&lt;br /&gt;Les personnes que nous avons rencontrées s’accordent à dire que l’Irlande est passée d’une vision conservatrice des rôles de genre à une vision « moderne » au cours de la dernière décennie. En fait, longtemps l’Irlande est demeurée un pays relativement fermé, pauvre, avec une emprise très grande de la religion. On n’a qu’à penser que l’interruption volontaire de grossesse (IVG) demeure illégale et que l’homosexualité n’a été décriminalisée qu’en 1993. C’est donc dire qu’en l’espace d’une quinzaine d’années, le pays a connu des changements majeurs : l’ouverture de ses frontières à l’immigration qui a changé le portrait de la population des grandes villes et en même temps ouvrait sur le monde, une croissance économique fulgurante qui a sorti le pays de la pauvreté, l’intégration des grandes orientations de l’Union européenne notamment en matière d’égalité des genres, une libéralisation des mœurs avec le recul de l’emprise de la religion.&lt;br /&gt;Il n’en demeure pas moins que les valeurs traditionnelles influencent encore beaucoup le vécu des Irlandais. Par exemple, les femmes ont accédé assez largement au marché du travail mais… à temps partiel. Néanmoins, 35,1% des femmes sont à la maison (comparativement à 0,3% des hommes) (Indecon, 2002). Comme le dit si bien McKeown (2001), traditionnellement on s’attendait à ce que les hommes mettent l’accent sur l’investissement (gagne-pain, celui qui investit la carrière pour mieux faire vivre sa famille) et les femmes sur l’engagement (« involvement ») (soins aux enfants, relations sociales). Aujourd’hui, on demande et aux hommes et aux femmes de miser sur les deux plans. Le gouvernement de la République d’Irlande a ainsi mis en place diverses mesures pour soutenir la conciliation famille-travail. Cependant, plus concrètement, rares sont les pères qui les utilisent. En moyenne, nous dit McKeown, les Irlandais travaillent 46 heures par semaine et les Irlandaises 15 heures. De manière générale, ils travaillent plus d’heures par semaine que leurs vis-à-vis Européens, exception faite de l’Angleterre. En fait, plus du tiers des pères travaillent plus de 50 heures par semaine. Ils sont aussi nombreux à effectuer, en plus de leur travail régulier, du travail non rémunéré y consacrant souvent leur samedi ou parfois le dimanche ou encore quelques soirées dans la semaine. En matière de salaire horaire, les femmes étaient payées en général 28,4% de moins que les hommes en 2002 (Indecon, 2002) malgré une législation sur l’équité salariale adoptée dans les années 1990.&lt;br /&gt;Par ailleurs, 86% des enfants de 15 ans et moins demeurent avec leurs deux parents (McKeown, 2000). La famille nucléaire demeure largement présente en Irlande même si le taux de séparation est en hausse importante comme dans la plupart des pays industrialisés. L’union de fait est aussi en progression comme mode de vie commune. McKeown (2000) observe une tendance actuelle chez les couples à se marier une fois le premier enfant né ou encore au cours de la grossesse. Chez les couples non mariés, la reconnaissance de la paternité ne va pas de soi. Pour que le nom du père soit indiqué sur le certificat de naissance, les deux parent&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDg6zDpzoEI/AAAAAAAAA9A/4serMojQ7-k/s1600-h/men%27sproject+Belfast.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203974018255003714" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDg6zDpzoEI/AAAAAAAAA9A/4serMojQ7-k/s200/men%27sproject+Belfast.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;s doivent en faire une demande spécifique à cet effet, de telle sorte qu’environ 20% des enfants nés hors mariage grandissent avec la mention « père inconnu » (McKeown, 2000).&lt;br /&gt;Plusieurs auteurs ont critiqué les services professionnels qui s’adressent essentiellement aux mères, n’offrent des services que le jour, et pour qui le père demeure trop souvent « invisible » (French, 1998; McKeown, Ferguson &amp;amp; Rooney, 1998; Murphy, 1996; Roberts &amp;amp; MacDonald, 1999, tous cités dans McKeown, 2000). Un peu comme des auteurs d’autres pays ont déjà noté, trop souvent dans les services publics, le parentage est conçu comme étant le maternage, sans préoccupation du paternage.&lt;br /&gt;Sur le plan de la violence conjugale, en 1996 le gouvernement de la République d’Irlande a mis sur pied un groupe de travail sur la question (Task Force on Violence against Women) qui a fait de nombreuses recommandations. Aujourd’hui, l’Irlande s’est dotée d’un bon réseau de refuges pour femmes victimes de violence de même que de groupes de traitement pour conjoints aux comportements violents. Ce réseau pour les hommes est présent dans au moins 15 des principales villes de la République. Les groupes semblent bien structurés et sont soumis à une évaluation. Leur fonctionnement ressemble beaucoup au travail qui se fait au Québec : le travail de groupe est privilégié, de même qu’une coanimation homme-femme, les professionnels sont solidement formés, la démarche proposée est à la fois cognitivo-comportementale et liée à une analyse des genres et une remise en question de la masculinité traditionnelle, les groupes travaillent en étroite collaboration avec les refuges pour femmes victimes de violence, etc. Le seul point divergent est que le réseau relève non pas du ministère de la santé et des services sociaux comme au Québec mais du ministère de la justice (Debonnaire, Debonnaire &amp;amp; Walton, 2004; Directorate General of Human Rights – Council of Europe, 2005; Fitzgerald, 1997). Leurs recherches relèvent sensiblement les mêmes facteurs de risque que celles qui sont effectuées au Québec et aux États-Unis, cependant l’alcool semble représenter un facteur de risque plus important (Watson, Parsons &amp;amp; Hugues, 2005).&lt;br /&gt;Notons qu’une large étude sur les abus sexuels a été réalisée en Irlande en 2002 (McGee, Garavan, de Barra, Byrne &amp;amp; Conroy, 2002). Il s’agit d’une étude récente et très bien faite qui apporte des données à jour sur la prévalence des abus sexuels, qui sont, bien sûr, toujours trop nombreux. Plusieurs données ressemblent à celle du Rapport Bagley réalisé à la fin des années 1980 en Ontario et qui sert encore beaucoup de référence au Québec. Ainsi, chez les enfants de moins de 17 ans, une fille sur cinq et un garçon sur six rapporte avoir connu une forme ou l’autre d’abus au cours de son enfance, dont avec une forme ou l’autre de pénétration pour 5,7% des filles et 2,7% des garçons. À l’âge adulte (17 ans et plus dans cette recherche), une femme sur cinq et un homme sur 10 a connu une forme ou l’autre d’abus sexuel dont avec une forme ou l’autre de pénétration chez 6,1% des femmes et 0,9% des hommes. Près de la moitié (47%) des répondants qui ont connu un abus sexuel n’ont jamais révélé l’abus à qui que ce soit (c’était la première fois lors de l’enquête) et c’était le cas de 60% des jeunes hommes qui ont connu un abus. Bref, des chiffres qui font réfléchir…&lt;br /&gt;Les travaux de Abbey Hyde sur la sexualité des jeunes hommes sont aussi très intéressants. Notamment elle remet en question le modèle classique de travail en prévention de la santé qui veut que l’on parte des besoins exprimés. Or, son étude auprès des jeunes hommes révèle que ce que ceux-ci expriment comme « besoins » sont de l’ordre de ce qui est appris au cours de la socialisation. Leurs questions gravitent autour de comment mieux « performer » sur le plan sexuel, alors même que cette notion de performance limite leur sexualité et leur donne une pression indue. En ce sens, selon cette équipe, le travail de prévention doit aussi déconstruire ce modèle lié à la masculinité traditionnelle et amener les jeunes à réfléchir davantage sur le plan de la communication et de la relation à la partenaire sexuelle (Hyde, Howlett, Drennan &amp;amp; Brady, 2005). Cela est d’autant plus vrai en matière de prévention du VIH et des ITS alors que ses recherches montrent que les garçons se fient davantage à l’allure générale de la fille et son habillement pour déterminer s’il y a risque ou non (Hyde, Drennan, Howlett &amp;amp; Brady, 2008), ce qui, on le sait bien, ne constitue pas un indicateur fiable.&lt;br /&gt;En ce qui concerne l’homosexualité, elle a été décriminalisée en 1993. La question d&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDg75zpzoGI/AAAAAAAAA9Q/cg4vQolhkAw/s1600-h/theatre+gai+Dublin.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203975233730748514" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDg75zpzoGI/AAAAAAAAA9Q/cg4vQolhkAw/s200/theatre+gai+Dublin.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;e l’égalité de droits sur tous ses aspects est priorisée en Irlande depuis les années 1990. Cela a permis le développement d’un réseau de services pour la population gaie et une certaine visibilité, surtout dans les grandes villes. Notamment, lors de notre passage, la publicité pour le festival du théâtre gai se retrouvait partout dans Dublin. Par contre, plusieurs nous ont noté que la société irlandaise demeure relativement traditionnelle et que la discrétion reste de mise sur ce plan.&lt;br /&gt;Enfin, sur le plan de la santé, l’espérance de vie plaçait l’Irlande en 2002 au 3e plus bas rang de l’Union européenne en cette matière avec une espérance de vie de 73,9 ans chez les hommes et 79 ans chez les femmes en République d’Irlande et sensiblement les mêmes chiffres en Irlande du Nord (74 et 79). Le suicide est surtout présent chez les jeunes hommes avec une croissance importante du taux dans les années 1990 devenant ainsi la deuxième cause de mortalité chez les jeunes hommes (moins de 25 ans). Pour cette catégorie d’âge, on retrouve six fois plus de garçons que de filles qui se suicident alors que pour toutes les catégories d’âge confondues, le ratio est le même qu’au Québec soit 80% des suicides commis par des hommes. Ce sont les hommes célibataires qui ont le plus haut taux d’hospitalisation pour des problèmes de santé mentale. Comme dans plusieurs pays industrialisés, on observe une diminution du taux de fumeurs qui est passé de 31% en 1998 à 27% en 2002, mais avec une proportion un peu plus élevé chez les hommes que chez les femmes (28% c 26%) (McEvoy &amp;amp; Richardson, 2004).&lt;br /&gt;Ce qui marque le plus est sans doute la question de l’alcool. Au cours de dernières décades, la République d’Irlande a connu la plus forte croissance d’usage d’alcool de l’Europe. De 1989 à 1999, l’usage d’alcool per capita a grimpé de 41% alors qu’il a diminué dans 10 pays européens. Il a continué de monter au cours des années 2000 pour devenir le 2e pays après le Luxembourg en matière de consommation d’alcool avec un taux, en 2000, de 11 litres d’alcool pur per capita (9,1 pour la moyenne en Europe) (Strategic Task Force on Alcool, 2002 dans McEvoy &amp;amp; Richardson, 2004). Le taux relatif à ce qu’on appelle le « binge drinking » (se saouler) monte aussi selon National Health and Lifestyle Surveys (Kelleher et al., 2003 dans McEvoy &amp;amp; Richardson, 2004). En Irlande du Nord, le taux d’hommes ayant consommé de l’alcool au-delà des limites et à un niveau dangereux pour la santé était de 15% en 1988 et est monté à 28% en 2000 selon McWhirter, 2002 (dans McEvoy &amp;amp; Richardson, 2004). Les recherches en Irlande indiquent que l’alcool représente un facteur de risque important sur le plan du suicide. On parle de « drink culture » surtout en lien avec la publicité dans le sport (Richardson, 2003 dans McEvoy &amp;amp; Richardson, 2004).&lt;br /&gt;Terminons en soulignant que l’Irlande est en pleine ébullition à la suite des changements très rapides ayant eu lieu au cours de la dernière décennie. Cela laisse beaucoup de place à inventer et construire sur des bases solides en tenant compte de l’expérience acquise dans d’autres pays. Par exemple, sur le plan de l’égalité et du travail auprès des hommes, l’Irlande n’a pas connu une vague féministe très forte dans les années 1970 comme au Québec ou en France. Le mouvement est plus récent et s’appuie considérablement sur les lignes directrices des grandes organisations internationales, notamment l’Accord de Beijing (Crowley, non daté). Cela fait en sorte aussi que les services aux hommes qui sont en émergence sont moins confrontés à de la résistance venant de groupes plus radicaux comme on voit chez nous. Au contraire, les liens semblent s’établir de manière étroite et harmonieuse entre les groupes qui travaillent auprès des femmes et ceux qui travaillent auprès des hommes. Il n’en demeure pas moins que les services aux hommes demeurent relativement limités. Tout comme au Québec, le réseau le plus développé et le mieux financé est celui s’adressant aux hommes aux comportements violents. Mais différentes initiatives se développent, le plus souvent bénévolement, sans soutien financier de l’état, surtout dans le travail de valorisation de l’engagement paternel et quelque peu sur le plan de la santé des hommes. Le Men’s Project est sans doute l’une de ces belles initiatives : travail en concertation, notamment avec les groupes de femmes, soutien aux initiatives locales, campagnes de sensibilisation, mise sur pied de groupes plus spécifiques répondant aux besoins des hommes, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Nos remerciements&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Il nous reste à remercier toutes les personnes qui ont collaboré à ce magnifique séjour en Irlande. Nos premiers remerciements vont à Sylvie et Rosaire, nos amis qui nous ont hébergés et fait connaître la belle Irlande. Notre second merci va à Célyne et Rick pour notre séjour à Cork. Aussi à François et Marie que nous avons eu le plaisir de revoir. I&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDg_ZzpzoKI/AAAAAAAAA9w/_9zucI88ulY/s1600-h/trou+nuages.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203979082021445794" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDg_ZzpzoKI/AAAAAAAAA9w/_9zucI88ulY/s200/trou+nuages.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ls marcheront pour nous le 3 juin sur le chemin de St-Jacques de Compostelle. Un merci à John et Lee, leur agréable compagnie et félicitations pour la réussite de leur restaurant.&lt;br /&gt;Merci aux personnes que j’ (Gilles) ai rencontrées et qui ont bien voulu partager leurs observations et recherches sur la condition masculine en Irlande : Abbey Hyde de l’UCD, Seamus Connely, de Menswork, Colin Fowler, du Men’s Project et enfin, sur un autre plan, Emma McKenna et Eileen Martin de la Science Shop de la Queen’s University de Belfast.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Références&lt;br /&gt;Brabis, D., Bosquès, N., Bowen, E., Ivory, M., Brammer, M., Darbois Clous, D., Lecomte, N., Saturnin, J.-C., Brumard, N., Chaput, M., Baldet, A., Corbic, G., Cochin, M.-C., Pavageau, J., Guégan, C., Vergnault, J., Jazeron, D., Moulin, M., Sardin, M.&amp;amp; Baylier, C. (2003). Le guide vert – Irlande. Paris : Michelin/Éditions des voyages.&lt;br /&gt;Crowley, N. (non daté). Towards a vision of gender equal society. Dublin: The Equality Authority.&lt;br /&gt;De bonnaire, T., De bonnaire, A. &amp;amp; Walton, K. (2004). Evaluation of work with domestic abusers in Ireland. Bristol (UK): Domestic Violence Responses: Training, Prevention and Research.&lt;br /&gt;Directorate General of Human Rights – Council of Europe (2005). Therapeutic treatment of men perpetrators of violence within the family. Seminar proceedings, Strasbourg, 18-19 November 2004. Contributions of Ms Dola Twoley, pp 29-35. Contributions of Mr Noel Synnott, pp. 36-38.&lt;br /&gt;Fitzgerald, E. (dir) (1997). Report of the Task Force on Violence against Women. Office of the Tanaiste, Government of Ireland.&lt;br /&gt;Hyde, A., Howlett, E., Drennan, J. &amp;amp; Brady, D. (2005). Masculinities and young men’s sex education needs in Ireland: Problematizing client-centered health approaches. Health Promotion International, 20 (4) 334-341.&lt;br /&gt;Hyde, A., Drennan, J., Howlett, E. &amp;amp; Brady, D. (2008). Safer heterosex: Perspectives from young men in Ireland. Sexual Health (5) 25-30.&lt;br /&gt;Indecon Internation Economic Consultants (2002). Study of the Gender Pay Gap at Sectoral Level in Ireland. Dublin : The PPF Consultative Group on Male/Female Wage Differentials.&lt;br /&gt;Killeen, R. (2006). Une brève histoire de l’Irlande. Dublin : Gill &amp;amp; MacMillan.&lt;br /&gt;McEvoy, R. &amp;amp; Richardson, N. (2004). Men’s Health in Ireland. A report from the Men’s Health Forum of Ireland. Dublin: Men’s Health Forum of Ireland.&lt;br /&gt;McGee, A. Garavan, R., de Barra, M., Byrne, J. &amp;amp; Conroy, R. (2002). The SAVI Report. Dublin : The Liffey Press &amp;amp; Dublin Rape Crisis Centre.&lt;br /&gt;McKeown, K. (2000). Families and Single Fathers in Ireland. Papier présenté au colloque organise par CHERISH: An Association of Single Parent Families sous le thème The Changing Family in the New Millenium, Dublin, 4 mai 2000.&lt;br /&gt;McKeown, K. (2001). Fathers and Families: Research and Reflections and Key Questions. Report to the Department of Health &amp;amp; Children. Dublin: Spingboeard.&lt;br /&gt;Watson, D., Parsons, S. &amp;amp; Hugues, N. (2005). Domestic Abuse of Women and Men in Ireland. Report on the National S&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;tudy of Domestic Abuse. Dublin: National Crime Council &amp;amp; Economic and Social Research Institut&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8507802020714847873-9027146286476531736?l=gtjmdenvoyage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gtjmdenvoyage.blogspot.com/feeds/9027146286476531736/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8507802020714847873&amp;postID=9027146286476531736' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8507802020714847873/posts/default/9027146286476531736'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8507802020714847873/posts/default/9027146286476531736'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gtjmdenvoyage.blogspot.com/2008/05/25e-envoi-lirlande-un-trou-dans-les.html' title='25e envoi : L’Irlande : un trou dans les nuages'/><author><name>Gilles Tremblay et Jeanne-Mance Dallaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01334462351712757340</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmnpkAa85I/AAAAAAAAA1A/qa--lgIvXcc/S220/GTjmd+Taj1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SDgwVzpzn_I/AAAAAAAAA8Y/YjajTQ9N34A/s72-c/coucher+soleil+Donabate2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8507802020714847873.post-6868472619697820592</id><published>2008-05-01T09:28:00.048-04:00</published><updated>2008-05-01T10:33:13.132-04:00</updated><title type='text'>24e envoi : Le Maroc vu de l'intérieur</title><content type='html'>&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;b&gt;24&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;b&gt;e&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;b&gt; envoi : Le Maroc vu de l’intérieur&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;Données générales sur le Maroc&lt;/b&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Après la Turquie, nous voilà dans un deuxième pays dont la forte majorité de la population est musulmane. C’est le 12&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;e&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; pays de notre périple. Nous sommes arrivés à la mi-mars et nous y sommes restés quatre semaines. Il s’agit d’une bonne période pour visiter le Maroc, juste avant la grande saison touristique qui commençait à peine et aussi avant l’été très chaud ici. On nous dit que dans le sud, la chaleur peut atteindre 50°C et même plus. Un peu trop chaud pour nous qui sommes habitués à l’hiver québécois. Au cours de notre séjour, les températures les plus élevées n’ont guère dépassé les 30°C et nous avons connu quelques jours plutôt frais dans les villes côtières de Rabat et Casablanca avec des températures de 12° à 15°C.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-CA"&gt;Le Maroc, rappelons-le, est situé tout au nord du continent africain complètement à l’ouest. Il est bordé au nord par la Méditerranée et à l’ouest par l’Atlantique. À partir du détroit de Gibraltar, l’Espagne n’est qu’à quelques kilomètres. Ainsi, le Maroc a servi de voir de passage de la route de l’Europe vers l’Afrique. Il est traversé par une grande chaîne de montagnes, l’Atlas qui est subdivisé entre le Grand Atlas (à l’ouest) et le Petit Atlas (à l’est). Dans la partie sud, c’est le désert avec ses vastes étendues de sables, les dunes et les nomades.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-CA"&gt;La majorité de la population est d’origine Arabe. Environ 30 % sont des Berbères. Le reste de la population est très diversifié : Touaregs, Saharis, Bédouins, Juifs, mais aussi des Européens qui viennent s’établir au Maroc une fois à la retraite pour profiter de la température clémente, du coût de la vie qui est plus bas qu’en Europe, des ententes entre la France et le Maroc qui favorisent les abris fiscaux et en plus, il est facile d’être rapidement de retour au pays pour visiter les siens.&lt;/p&gt;   &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-CA"&gt;Le Français est enseigné dès le primaire et constitue la deuxième langue pour les Arabes et la troisième pour les Berbères, ce qui a facilité considérablement les communications, quoique nous nous sommes retrouvés à quelques endroits avec des gens qui ne parlaient ni Français, ni Anglais.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Rabat&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnM_Inic_I/AAAAAAAAA3A/rRHdZgO6og4/s1600-h/fathna+mohamed+aya+Chefchouen.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnM_Inic_I/AAAAAAAAA3A/rRHdZgO6og4/s200/fathna+mohamed+aya+Chefchouen.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195409030165722098" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Nous avons chois d’in&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;tituler cet envoi &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le Maroc vu de l’intérieur&lt;/span&gt; &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;parce que nous avons eu la chance, l’opportunité, le privilège de vivre dans une famille marocaine pendant presqu’un mois, chez Mohamed, Fatna, sa conjointe enceinte de quatre mois et la petite Aya de 16 mois. Une enfant adorable, charmante, qui a rapidement appris à nous appeler « Zil » (Gilles) et « tata »&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; (tantine) pour Jeanne-Mance Ce sont les contacts avec Mohamed Malchouch qui nous a amenés au Maroc. J’ (Gilles) avais connu &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Mohamed il y a trois ans au colloque de l’American &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;Men’s Studies &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnN2YnidCI/AAAAAAAAA3Y/YLfpGSBchLI/s1600-h/GillesetAyarestoFes.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnN2YnidCI/AAAAAAAAA3Y/YLfpGSBchLI/s200/GillesetAyarestoFes.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195409979353494562" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;Association&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; où il avait fait une présentation sur la masculinité dans l’Islam. Mohamed a changé d’emploi depuis et il est maintenant responsable de la bibliothèque du &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;Centre culturel saoudien&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; établi à Rabat. Lorsque nous l’avions contacté pour planifier notre séjour, il a simplement répondu de ne pas s’en faire, que nous organiserions le tout lors de notre arrivée et du même souffle, il nous invitait à demeurer chez lui le temps où nous serions à Rabat. Ainsi, nous avons pu côtoyer de très près la culture marocaine dans plusieurs de ses aspects : les relations homme-femmes, l’éducation des enfants, les relations parents-enfants, les liens familiaux et bien sûr, la cuisine marocaine (tajine, couscous, desserts). C’était super-chouette. Nous ne prétendons tout connaître à partir d’une famille. Nous avons rencontré d’autres familles marocaines qui ont adopté, à certains égards, des styles de vie légèrement différents. Notre séjour dans ces familles nous fait voir, encore une fois, qu’il est difficile d’affirmer que le Maroc est homogène. Il existe beaucoup de différences entre les diverses régions, entre la ville et la campagne, et entre les groupes ethniques. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnNronidBI/AAAAAAAAA3Q/2xTXRBd2vcQ/s1600-h/fatna+jmd+costume+belle+photo.JPG"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnPa4nidJI/AAAAAAAAA4Q/ZJyzXSGb-vc/s1600-h/jmd+Aia+costume+noce.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnPa4nidJI/AAAAAAAAA4Q/ZJyzXSGb-vc/s200/jmd+Aia+costume+noce.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195411705930347666" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Dans la culture marocaine, le fait d’avoir des invités dans la maison porte chance. Alors, facilement on peut s’imaginer quel sort &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;nous était réservé. Ainsi, Fatna et Mohamed ne voulaient en aucun cas que nous nous impliquions dans le partage des repas et des tâches. De même que, dans la culture marocaine, il revenait à Mohamed de payer pour tout (taxi, autobus, repas au restaurant, etc.). Au tout début, j’ (Jeanne-Mance) offrais mon aide, ne serait-ce que pour éplucher les légumes, mais Fatna refusait. Pour nous, même si nous savions le sens pour eux, ce fût un peu difficile, car notre culture québécoise est assez différente, en tout cas pour nous qui avons l’habitude recevoir des amis et que tout le monde participe à la préparation des repas. Nous avons compris ce que voulait dire respecter nos cultures, ne pas brusquer les personnes et les événements. Un après-midi, j’ (Jeanne-Mance) étais assise dans le salon réfléchissant sur le choc des cultures et surtout comment développer une zone de confort dans cette famille autant pour eux que pour nous puisque nous y serions assez longtemps. Du coup, je me suis levée, me suis présentée dans la cuisine où Fatna épluchait des carottes. Je lui dis que je suis capable d’éplucher des légumes et que je voudrais vraiment qu’elle accepte que je l’aide. Elle a acquiescé et à partir de ce moment nous avons pu instaurer une ambiance satisfaisante pour elle et moi. Petit à petit, nous avons travaillé ensemble à changer Aya de couche, laver la vaisselle, préparer les repas, etc. C’était le début de notre complicité à toute les deux. Un vendredi soir, alors que les Mohamed et Gilles étaient à la noce, nous avons fait le ménage de la maison : laver les planchers, la salle de bain, la cuisine etc. Fatna a enlevé son voile (en l’absence des hommes). C’est fou ce que la communication dépasse la barrière de la langue. Nous sentions entre nous deux une grande&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnNronidBI/AAAAAAAAA3Q/2xTXRBd2vcQ/s1600-h/fatna+jmd+costume+belle+photo.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnNronidBI/AAAAAAAAA3Q/2xTXRBd2vcQ/s200/fatna+jmd+costume+belle+photo.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195409794669900818" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; connivence. Un regard, un sourire, un « échange de torchons », nous en disaient long sur ce que nous allions développer ensemble. La situation a été semblable avec Mohamed avec qui j’ (Gilles) ai « négocié » de pouvoir partager certains frais que nous encourions pour la famille et aussi leur acheter un cadeau en guise de remerciement (cela n’est pas la coutume au Maroc). Ainsi nous avons réussi à aménager des zones de confort qui nous permettaient mutuellement d’apprendre de l’autre culture tout en se respectant et respectant l’autre. Bien sûr, nous étions là pour apprendre sur la culture marocaine et il n’était pas question d’imposer notre culture. Bien au contraire, cela nous a permis de mieux apprécier cette chaleureuse culture. Maintenant, on peut dire sans aucun doute que nous avons des amis au Maroc. D’ailleurs, quand nous sommes partis, Fatna a voulu avoir mon (Jeanne-Mance) courriel en plus de celui de Gilles que Mohamed avait déjà. Nous espérons juste une chose; revoir cette petite famille un jour qui, au mois d’août, sera augmenté d’un petit bébé. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-CA"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Vivre dans une famille marocaine, c’est non seulement apprécier &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;sa grande hospitalité et le plaisir d’être avec elle, mais aussi s’intégrer dans le réseau familial. Ainsi, les parents de Mohammed sont venus de Casablanca pour prendre un repas avec nous mais aussi d’autres amis et parents ont circulé, notamment la famille qui occupe le logement au-dessus de celui de Mohamed et Fatna, Hafida, son mari, leurs deux filles et leur fils Amine. Nous nous sommes bien amusés avec tout ce beau monde. Cette première semaine au Maroc a été aussi pour moi (Gilles) l’occasion de préparer mon texte pour le congrès de l’ACFAS. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-CA"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnLJonic3I/AAAAAAAAA2A/4-6pmxdnvGM/s1600-h/aia+fatna+et+la+mari%C3%A9e.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnLJonic3I/AAAAAAAAA2A/4-6pmxdnvGM/s200/aia+fatna+et+la+mari%C3%A9e.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195407011531092850" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Le week end, nous avons été invités au &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;mariage de la collaboratrice de Mohamed.&lt;/span&gt; La fête s’est déroulée en deux&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; temps, &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;celle des hommes le vendredi soir et celle des femmes le samedi après-midi. Mohamed et Fatna nous avaient prêté des vêtements pour l’occasion. Nous étions d’un chic fou ! Pour les hommes, c’est la djellaba &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;qui est à l’honneur et pour les femmes une superbe gandoura plein de broderies. La fête des hommes est plus réservée que celle des femmes. &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Les femmes dansent et s’amusent alors que les hommes discutent et écoutent des chants. &lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnSzInidUI/AAAAAAAAA5o/Vjgr_z_hUeM/s1600-h/mohamed+gt+en+costume+noce.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnSzInidUI/AAAAAAAAA5o/Vjgr_z_hUeM/s200/mohamed+gt+en+costume+noce.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195415421077058882" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Tout au long de la fête, du thé de même que des pâtisseries de toutes sortes circulent. Puis c’est le tour des mets chauds. C’était délicieux. Fait un peu cocasse chez les hommes, lors de l’arrivée des repas chauds, les hommes ont été déplacés pour les regrouper. Je (Gilles) me suis donc retrouvé à une autre table que celle de Mohamed. Le groupe de chanteurs a cessé sa musique pour se joindre au repas, ce qui laissait plus de place à la conversation. J’étais attablé avec un groupe de cousins qui ne s’étaient pas vus depuis longtemps, certains demeurent d’ailleurs à l’extérieur du Maroc. Tout se passe en Arabe, je ne comprends rien et j’observe. Cependant le groupe se met à se conter plein d’histoires cocasses et à rire à grands éclats… sauf moi qui ne comprenais rien. Jusque là, personne ne se doutait que je n’étais pas Marocain. Mais là, devant mon mutisme, ils se sont mis à se demander si leurs « jokes » me choquaient. J’ai bien senti à un moment donné qu’ils parlaient probablement de moi. Enfin, l’un d’entre eux m’a demandé si je parlais Arabe et là tous ont bien ri et ils étaient bien soulagés que je ne sois pas choqué de leurs histoires…Pour la célébration avec les femmes, c’est un peu différent. Les femmes, effectivement, dansent sous les sons de musique joués par des musiciennes et elles chantent. Malheureusement, nous avons dû partir sans avoir la chance de goûter aux plats chauds. Cependant, j’ai pu apprécier les pâtisseries. À chaque fois que l’on nous passait une gâterie, je n’hésitais pas à la manger mais je remarquais que les autres femmes les mettaient dans une serviette de table. Après 5-6 « sweets », j’ai demandé à ma voisine pourquoi elle ne mangeait pas la pâtisserie en question. Elle m’a répondu qu’elle les apportait à son fils, une autre pour son mari et une troisième pour sa petite fille. J’étais bien contente car j’avais peur d’avoir fait une bévue aux coutumes marocaines. Pour ma part, je n’ai rien gardé pour Gilles, gourmande comme je suis ! Il faut dire que je (Gilles) m’étais sucré le bec considérablement la veille…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Sans le savoir auparavant, nous sommes arrivés juste à temps pour une fête importante chez les Musulmans qui faisait en sorte que Mohamed était en congé le jeudi et le vendredi. Ce qui nous a permis de faire plus de choses ensemble. Cette fête coïncide &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;au Jeudi saint et donc la fin de semaine de Pâques pour les Chrétiens. Nous avons pris avec eux, le transport public, le grand taxi et le petit taxi. Nous sommes notamment allés à &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Salé&lt;/span&gt;, la ville jumelle de Rabat. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt;   &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-CA"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Comme moyens de transport, nous avons utilisé l’autobus, le petit et le grand taxi. Les petits taxis ne sont autorisés que pour couvrir une partie de la ville selon la couleur du taxi. Quand aux grands taxis, nous montons six à l’intérieur et nous pouvons le signaler sur la rue. Ce qui veut dire que nous sommes quatre passagers en arrière, et deux en avant sans compter le chauffeur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Marrakesh&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Nous ne pouvions aller au Maroc sans passer par &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Marrakech&lt;/span&gt;, cette ancienne cité impériale, connue à travers le monde. &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;On l’appelle la &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;Cité rouge&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; parce que tous les murs des maisons sont peints de couleur ocre. Une loi interdit toute autre couleur. Alors que la population de Rabat et de Casablanca est largement Arabe, celle de Marrakech comporte une large proportion de Berbères. Nous logions au cœur de la Médina (c’est le nom donnée aux anciennes villes impériales fortifiées – c’est un peu comme à l’intérieur des murs du vieux Québec), dans un riad. Les riads sont des anciennes maisons traditionnelles marocaines transformées en gîte. Habituellement, les chambres sont disposées tout autour d’une cour intérieure centrale où se trouve une petite fontaine. Il n’y a aucune fenêtre extérieure, les fenêtres des chambres tombent sur la cour intérieure. Souvent la cour intérieure est en mosaïque de céramique habituellement d’un bleu marocain s’approchant du bleu royal. Ce sont des maisons plutôt coquettes. Les chambres ont souvent un coin salon avec des sofas comme on trouve dans les maisons marocaines, sofas qui se transforment en lit la nuit venue.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;L’attraction centrale est sans aucun doute la grande place qui s’appelle la &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;Place Jamaa El &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnOJYnidDI/AAAAAAAAA3g/d4VMCuNaK5I/s1600-h/grande+place+Marrakech.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnOJYnidDI/AAAAAAAAA3g/d4VMCuNaK5I/s200/grande+place+Marrakech.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195410305771009074" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;Fna&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;. Le soir,  on y retrouve des amuseurs publics aussi bien que des gens, des hommes surtout, qui vendent plein de petites choses. Souvent ils commencent à étaler leurs produits (montres, sous-vêtements, ceintures, t-shirts, etc.) sur un tapis ou un tissu quelconque vers les 21h00 et parfois même plus tard. Les principaux restaurants ont tous une façade donnant directement sur la place. Juste à côté se trouve le souk, un très grand souk. Disons au passage que la négociation est tout un art au Maroc. Tout ce qui se vend, incluant les services comme le taxi, se négocie. Habituellement, on nous donne un prix relativement élevé, surtout pour les touristes, prix qui est parfois même supérieur à ce qu’on pourrait payer chez nous pour quelque chose d’équivalent, puis il y a négociation. Généralement, on peut obtenir le produit pour la moitié du prix annoncé ou même moins que cela, selon le produit. Il nous est arrivé de négocier pendant presque trois quart d’heure et ceci dans une atmosphère de convivialité. Disons que plus la ville est touristique, plus les prix de départ sont élevés. Pour nous, Occidentaux, qui sommes peu &lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnSk4nidTI/AAAAAAAAA5g/RzsZ3lFNonU/s1600-h/parc+Internet.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnSk4nidTI/AAAAAAAAA5g/RzsZ3lFNonU/s200/parc+Internet.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195415176263922994" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;habitués à ce petit jeu, cela est parfois exténuant, mais c’est la règle au Maroc, tout se négocie. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Nous avons &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;pris une journée pour visiter à pied les principaux centres d’intérêt de la ville après s’être rendus au centre d’information touristique. D’abord, le &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;Jardin El Harti&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;, très joli et le &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;Cyberparc Arset moulay Abdessalam&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; où on retrouve des ordinateurs en plein air pour donner de l’information touristique. Nous sommes arrêtés à la célèbre &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;Koutoubia&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;, une&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnR9YnidRI/AAAAAAAAA5Q/mGVQ4BRkTjI/s1600-h/tombeau+roi+saadien.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnR9YnidRI/AAAAAAAAA5Q/mGVQ4BRkTjI/s200/tombeau+roi+saadien.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195414497659090194" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; mosquée avec son minaret de 70m de haut qui fait la fierté des Marrakchis et les &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;Tombeaux Saadiens&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; qui abritent les tombes de marbre des anciens rois saâdiens et leurs familles. Ces tombeaux datent du XVIe siècle. Enfin, nous avons visité les ruines du &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;Palais El Badi&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnQdYnidMI/AAAAAAAAA4o/zoZ0sL04s6M/s1600-h/jmd+ruine+palais+Badi.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnQdYnidMI/AAAAAAAAA4o/zoZ0sL04s6M/s200/jmd+ruine+palais+Badi.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195412848391648450" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;construit entre 1568 et 1604 qui représentent bien l’art islamique de l’époque. Du haut des fortifications, nous avons une magnifique vue de Marrakech. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Épuisante cette ville. Les marocains disent « Marakech, &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Arnakech ». Effectivement, il faut être très vigilant pour ne pas se faire arnaquer. Et malgré cela, on s’est fait avoir à quelques reprises entre autre par l’achat de bijoux soi-disant en argent alors que dans les faits, il s’est avéré comme étant du toc. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt;   &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;C’est aussi à Marrakech que nous avons essayé les hammams marocains. À certains égards, ils ressemblent beaucoup à ceux de la Turquie. Notamment il y a toujours une section pour les hommes et une autre pour les femmes. Les femmes sont souvent nues entre elles ou en petites culottes alors que la nudité est proscrite chez les hommes. Tous les hommes sont en petites culottes ou boxers. Généralement, on retrouve trois salles allant du moins au plus chaud. Chaque personne a son sceau, son savon et son gant de crin. Le masseur pour les hommes, la masseuse pour les femmes, applique d’abord le savon noir, puis nous rince à grande eau, puis c’est le tour du gant de crin, avec rinçage à nouvea&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;u et enfin le massage au savon, massage plutôt vigoureux et enfin un dernier rinçage. Une fois, le masseur était plutôt costaud, certainement plus de 100 kilos, et une partie du massage se déroulait avec ses pieds, avec tout son poids sur moi ! Plusieurs hommes en profitent pour se raser la barbe, et les jeunes hommes se rasent aussi les aisselles. Les parents viennent avec leurs enfants et leur donne un gommage et un massage au savon.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;La V&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;b&gt;allée d’Ourika&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnMaInic8I/AAAAAAAAA2o/8BuIEqyCLkA/s1600-h/chute+ourika+valle+4.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnMaInic8I/AAAAAAAAA2o/8BuIEqyCLkA/s200/chute+ourika+valle+4.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195408394510562242" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Pendant que Gilles travaillait sur un rapport de recherche, &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;j’ai pris un tour pour visiter la &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;Vallée d’Ourika&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;.&lt;/span&gt; Que dire de cette visite? D’abord trois heures de route pour arriver au village en question. On ne nous avait pas dit que nous devions retenir les services d’un guide sur place pour visiter les chutes qui sont les seules attractions de cette activité. Bien sûr, nous avions le choix de dire oui ou non à ce guide. Mais peut-on imaginer partir seule en montagne pour voir ces chutes ? Alors notre groupe, plus ou moins 12 personnes, a décidé de payer pour le guide. On ne nous avait pas dit non plus qu’il fallait grimper une montagne escarpée, ce qui relevait plus d’une expédition que d’une balade en montagne. Je n’étais pas préparée à ce genre de « sport extrême » pour moi. Après 40 minutes, nous arrivons à la première chute. Un petit temps d’arrêt et le guide nous invite à repartir pour voir les quatre autres chutes. Alors là, nous devons grimper littéralement une façade d’un rocher à la verticale. Je regarde le guide s’accrocher à la paroi et je &lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnRAYnidNI/AAAAAAAAA4w/5ujLtI-3vYs/s1600-h/lavandiere+Ourika+valle.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnRAYnidNI/AAAAAAAAA4w/5ujLtI-3vYs/s200/lavandiere+Ourika+valle.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195413449687069906" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;me dis : « Non, je ne serai jamais capable ». Une anglaise, probablement du même âge que moi, dit la même chose. Alors nous nous regardons et du même coup, on s’entend pour redescendre. Redescendre est encore plus difficile que de monter la montagne. On se rassure l’une et l’autre; de toute façon, nous n’avions pas le choix, il fallait revenir au village. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés environ une douzaine de personnes à descendre la montagne sans avoir vu les quatre autres chutes. Tout le monde s’aidait en se donnant la main. Beau moment de solidarité ! Comme on dit au Québec, pour la &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;Vallée d’Ourika&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;, on repassera !&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Moulay Yacoub, Fes&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;b&gt;, Volubilis Chefchouen et Tetouan&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnPBInidHI/AAAAAAAAA4A/QlzU4iul4r4/s1600-h/homme+ane+Chefchouan.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnPBInidHI/AAAAAAAAA4A/QlzU4iul4r4/s200/homme+ane+Chefchouan.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195411263548716146" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Après Marrakech, nous sommes revenus en train vers &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Rabat&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; C’était émouvant d’arriver chez Mohammed et Fatna, de prendre du temps aussi avec les voisins. On nous considérait comme des membres de la famille. C’était comme si nous revenions chez nous, c’était comme la fête. Aya nous a reconnus et apparemment, pendant la semaine, elle nous cherchait en disant « Zil », « tata ». Les voisins sont venus également partager un dessert. Ce fut un moment très touchant de sentir cette générosité sans bornes. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Le lendemain, nous avons participé à un dîner au &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;Centre culturel saoudien&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;,&lt;/span&gt; puis nous sommes partis pour la fin de semaine avec Mohamed, Fatna et Aya. Mohamed voulait nous faire connaître une région qu’il aime bien et aussi ajouter à notre connaissance du Maroc. Nous avons donc loué une voiture pour nous rendre dans la région de Fes. Cette région est habitée par un des trois principaux groupes de Berbères du Maroc, les Zayanis. Fes est cette ville qui fête actuellement ses 1200 ans. On est loin du 400&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;e&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; de la ville de Québec, n’est-ce pas ? &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Nous nous sommes d’abord rendus à la &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;source d’eau minérale&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; de Sidi Harazem&lt;/span&gt;, puis vers &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Moulay Yacoub&lt;/span&gt;, un petit village pittoresque à une quinzaine de kilomètres de Fes bien connu pour ses sources thermales. Le village est construit à flan de montagne, les rues du centre-ville sont étroites et accessibles uniquement à pied ou à dos d’âne. Au cœur même du village, se trouve la source thermale qui a été aménagée en deux piscines, l’une pour les femmes et l’autre pour les hommes. L’eau est chaude et relaxante. Évidemment, nous ne pouvions passer à côté des bains d’eau thermale dont l’eau est à 90 degrés. Du côté des femmes, Fatna, Aya et moi trouvions que c’était un peu trop chaud. Comme Fatna était enceinte de quatre mois, elle s’est montrée très prudente. Du côté des hommes, l’eau était un peu moins chaude mais c’était aussi agréable d’aller à la source où l’eau était plus chaude. Les hommes jouent dans l’eau comme des gamins. Nous logions dans un petit studio. Tout au long du voyage, Mohamed et Fatna s’occupaient de négocier les prix, alors que nous demeurions en retrait, histoire d’obtenir les prix marocains et non les prix pour les touristes. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Le lendemain, promenade dans la ville pittoresque de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Fes&lt;/span&gt;. Nous sommes passés devant la porte de la première université des temps moderne&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;s au monde construite en 850 et qui d’ailleurs a été créée par une femme. Malheureusement, nous ne pouvions pas entrer à l’intérieur car on doit passer par la mosquée pour y aller et les mosquées au Maroc ne sont pas ouvertes au public. Nous nous sommes promenés dans le souk. La médina est construite à flan de montagne. Plusieurs édifices datent de plusieurs centenaires.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Puis, en fin d’après-midi, nous sommes partis vers &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Chefchouen&lt;/span&gt;. En cours de route, nous sommes arrêtés quelques minutes pour découvrir &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Volubilis&lt;/span&gt;,&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnPQYnidII/AAAAAAAAA4I/L8EF0Te0ZFU/s1600-h/IMG_4734.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnPQYnidII/AAAAAAAAA4I/L8EF0Te0ZFU/s200/IMG_4734.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195411525541721218" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; cette ancienne cité romaine qui date du 3&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;e&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; siècle avant Jésus-Christ. Quelle surprise de voir cette ville immense pour l’époque et plusieurs vestiges de cette cité sont incroyablement bien conservés ! C’est assez impressionnant de voir des mosaïques bien conservées qui datent de quelques siècles avant Jésus Christ. Le coucher de soleil sur ces ruines était vraiment superbe mais malheureusement les batteries de la caméra de Jeanne-Mance étaient à plat et celle de Gilles faisait défaut. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Puis nous voilà dans le &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;Rif&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;, une région montagneuse berbère qui, jadis, était colonisée par l’Espagne. Ici les habitants, les Rifiens, parlent le Berbère, l’Arabe comme deuxième langue et souvent l’Espagnol comme troisième langue ; peu de personnes parlent Français ou Anglais. Notre destination : Chefchouen, un autre village pittoresque en flan de montagne. Ici les femmes lavent le linge à la rivière (un oued, comme on dit ici) avec une planche à laver. Ces villages typiques présentent une bonne image de la situation paradoxale du Maroc. À divers égards, dans plusieurs maisons, la population vit encore à une époque très ancienne (cuisines peu aménagées, linge lavé à la rivière, plusieurs maisons sans eau courante, etc.) alors qu’on retrouve par ailleurs un coupole sur le toit de maison donnant accès à des postes de télévision d’un peu partout dans le monde, tout le monde se promène avec son téléphone cellulaire et quelques maisons plus loin il y a un cyber café avec Internet haute vitesse. Quel paradoxe!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Enfin, nous sommes arrêtés à Tetouan au retour pour y prendre le repas du midi et visiter le souk. Mohamed et Fatna en ont profité pour saluer une de leurs amies au passage&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; pendant que nous nous occupions de la petite Aya. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt;   &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-CA"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Puis ce fût le retour à Rabat pour y prendre des choses et un départ immédiat pour Casablanca après quelques minutes pour dire adieu aux voisins que nous savions que nous ne reverrions pas. Le passage à Casablanca était rapide puisque nous partions tôt le lendemain matin. &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Nous avons dormi chez la sœur de Fatna, Leila. En fait, cela a permis de rencontrer les parents de Mohamed une autre fois alors que nous étions invités pour le repas du soir. Nous avons aussi rencontré un couple d’amis de Mohamed et Fatna dont la famille nous invitait à passer par Agadir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Agadir&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Après 10 heures &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;d’autobus, nous sommes enfin arrivés à &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Agadir&lt;/span&gt;. Nous n’avions pas prévu nous&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnSYYnidSI/AAAAAAAAA5Y/XZCkVcRzEvM/s1600-h/parents+Agadir.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnSYYnidSI/AAAAAAAAA5Y/XZCkVcRzEvM/s200/parents+Agadir.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195414961515558178" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; rendre à Agadir au départ. Quelques personnes nous avaient dit qu’il s’agit d’une ville touristique sans intérêt, sinon la plage. Il faut dire que cette ville a été complètement détruite par un tremblement de terre en 1963 et reconstruite pour en faire une station balnéaire. Mais Mohamed, Fatna et leurs amis, Souad et Mehfoud, nous ont convaincus d’y aller pour rencontrer les Essajdani, la famille de Souad qui nous invitait. Cela nous permettait aussi d’entrer en contact&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; avec des Berbères. Agadir, de même que Ouarzazate dont nous &lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnNWYnidAI/AAAAAAAAA3I/gOvj8ecReOI/s1600-h/femmes+de+la+famille+Agadir.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnNWYnidAI/AAAAAAAAA3I/gOvj8ecReOI/s200/femmes+de+la+famille+Agadir.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195409429597680642" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;parlerons plus tard, font partie de la région du Sousse où se retrouvent les Chelouches, le plus grand groupe de Berbères du Maroc. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt;   &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-CA"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnLw4nic6I/AAAAAAAAA2Y/ZZE6azDy3XE/s1600-h/Brahim+Agadir.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnLw4nic6I/AAAAAAAAA2Y/ZZE6azDy3XE/s200/Brahim+Agadir.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195407685840958370" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Brahim, &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;le frère de Souad, en congé ce jour-là, est venu nous chercher à la gare d’autobus. Puis nous avons connu les autres membres de la famille dont Ahmed, le père et Fatima, la mère, Malika. Ils sont originaires de la région de Ouarzazate où plusieurs membres de leurs familles demeurent. À plusieurs occasions, Brahim a servi de traducteur, de même que sa nièce, Hasna, mais nous arrivions quand même tant bien que mal à communiquer avec la famille dont la langue d’usage est le Berbère. Cette famille nous a accueillis pendant deux jours avec toute sa générosité et son hospitalité marocaines. Brahim nous a amenés visiter différents &lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnQOInidLI/AAAAAAAAA4g/yIyjzRLOCBs/s1600-h/jmd+et+plage+Agadhir.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnQOInidLI/AAAAAAAAA4g/yIyjzRLOCBs/s200/jmd+et+plage+Agadhir.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195412586398643378" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;secteurs de la ville : bien sûr, la plage puisqu’Agadir est une station balnéaire prisée des Européens et Européennes, le petit jardin zoologique, le souk, la coopérative d’artisanat où travaille son père, etc. Les parents, Ahmed et Fatima nous ont présenté des photos de leurs autres enfants de même que de leurs familles respectives. Fatima nous a gâtés avec son excellente cuisine. Bref, un séjour très agréable qui nous a plongés au cœur même de la vie quotidienne d’une famille berbère, donc une rencontre qui valait le détour.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Ouarzazate et le désert&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnLf4nic5I/AAAAAAAAA2Q/GuUs7U8Q8y0/s1600-h/bivouac+apres+la+tempete.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnLf4nic5I/AAAAAAAAA2Q/GuUs7U8Q8y0/s200/bivouac+apres+la+tempete.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195407393783182226" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Vous avez déjà eu un petit aperçu à partir des photos du désert. Voici donc la suite&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;. Nous avons repris l’autobus pour un autre long trajet de 10 heures qui nous a menés à &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ouarzazate&lt;/span&gt;. Nous voulions faire une expédition dans le désert du Sahara et aller à la rencontre des « hommes bleus ». À notre arrivée, deux jeunes hommes très convaincants, beaux comme des dieux, nés avec le sable dans les yeux comme ils disent, Elmaroub et Abdul, nous ont proposé un hôtel à bon prix et un projet de séjour dans le désert. Compte tenu que nous avions magasiné sur Internet et que les prix proposés étaient adéquats, nous avons choisi cette entreprise. Maroub et Abdul ont été en quelque sorte nos premiers contacts avec les hommes du désert. Nous avons pris le repas du soir avec eux pendant qu’ils nous parlaient d’eux, de leurs familles et du désert, avec beaucoup d’intensité.&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnMiYnic9I/AAAAAAAAA2w/jgtKgFK1Zjo/s1600-h/ciel+rose+M+ha+mid+8.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnMiYnic9I/AAAAAAAAA2w/jgtKgFK1Zjo/s200/ciel+rose+M+ha+mid+8.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195408536244483026" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Le lendemain, nous voilà donc partis pour trois jours&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; dans le désert avec Mohamed, notre chauffeur attitré. Au cours de la première journée, nous sommes passés par la &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;Vallée du Drâa&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;, en arpentant les routes sinueuses du &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;Petit Atlas&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;, avec des paysages à couper le souffle. C’était particulièrement beau de voir la palmeraie au pied de ces montagnes arides. Puis en fin d’après-midi, nous sommes arrivés à &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;M’Hamid&lt;/span&gt;, le dernier village avant le désert, pour faire les derniers kilomètres à dos de dromadaires pour nous rendre au bivouac dans les &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;Dunes de l’Erg Lyoudi&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;. Le lendemain, nous sommes partis &lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnMuInic-I/AAAAAAAAA24/t7UBAzRv7XI/s1600-h/dune+sable+et+ombre.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnMuInic-I/AAAAAAAAA24/t7UBAzRv7XI/s200/dune+sable+et+ombre.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195408738107945954" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;vers les &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;Dunes de Chigaga&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;en passant par &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;l’Oasis sacré&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;. Ce deuxième bivouac se trouve à une soixantaine de kilomètres de M’Hamid, et environ la même distance de la frontière de l’Algérie. Lorsque nous y sommes, on a l’impression d’être au&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnMGonic7I/AAAAAAAAA2g/IU14qPsjkcI/s1600-h/caravane+d%C3%A9sert+1.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnMGonic7I/AAAAAAAAA2g/IU14qPsjkcI/s200/caravane+d%C3%A9sert+1.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195408059503113138" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; beau milieu du désert. Nous n’étions que deux couples de visiteurs au bivouac – l’autre couple venait d’Espagne, ce qui a permis des échanges très riches avec les gars qui travaillent sur place, de jeunes hommes Touaregs, Saharis, Berbères et Arabes. Il est impressionnant de voir comment ces hommes, nés dans le désert, qui n’ont qu’une idée approximative de leur âge, qui n’ont jamais mis les pieds dans une école, mais en même temps ils sont capables de parler plusieurs langues : Berbère, Asouri (la langue des Touaregs), Arabe, Anglais, Français, Espagnol, Italien. Incroyable ! La plupart de leurs familles sont maintenant établies à M’Hamid ou dans les villages environnants. En fait, la sécheresse qui perdure depuis quelques années a amené bien des familles Berbères qui vivaient en nomades dans le désert à devenir sédentaires parce que les sources d’alimentation des animaux (chèvres, moutons, poules) sont maintenant taries. Nous avons aperçu quelques campements de familles Touaregs, mais elles sont maintenant beaucoup plus rares, nous a-t-on dit. Les deux bivouacs étaient construits un peu comme les familles Berbères s’établissaient à l’époque puisque leurs campements duraient quelques années jusqu’à ce qu’il y ait suffisamment de quoi nourrir les animaux sur place, puis ensu&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnOeYnidFI/AAAAAAAAA3w/NA9b-KL83is/s1600-h/groupe+musiciens+M+hamid.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnOeYnidFI/AAAAAAAAA3w/NA9b-KL83is/s200/groupe+musiciens+M+hamid.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195410666548261970" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;ite le campement était installé proche d’un autre oasis, et ainsi de suite. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Le lendemain, nous sommes revenus à Ouarzazate en prenant un autre chemin le long de la &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;Vallée du Drâa&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;. Nous avons pris une bonne journée de repos et de travail administratif avant de prendre l’avion très tôt le lendemain pour revenir à Casablanca. Cependant, nous n’avions pas suffisamment « goûté » au désert. Nous avons décidé de revenir quelques jours plus tard pour un deuxième séjour mais cette fois en restant sur place au même bivouac et ainsi avoir plus de temps pour échanger avec les hommes qui y travaillent tout en « vivant » un peu plus dans le désert. C’est aussi à cette occasion que nous avons connu une tempête de sable qui nous a rappelé les tempêtes de neige du Québec. Nous étions impressionnés par notre chauffeur qui a réussi sans trop d’effort à trouver la route vers le campement alors que la visibilité était très &lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnOWInidEI/AAAAAAAAA3o/URs2mJPID_8/s1600-h/groupe+dune+et+cheche+au+vent.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnOWInidEI/AAAAAAAAA3o/URs2mJPID_8/s200/groupe+dune+et+cheche+au+vent.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195410524814341186" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;médiocre et que les dunes avaient changé considérablement de forme avec les vents. Sur place, nous avons aussi eu beaucoup de plaisir à échanger avec Ludovic et Cécile, établis au bivouac depuis un mois déjà, ainsi que leurs mamans, Michèle et Inge, qui étaient venues les visiter, de même que Alain, un Français qui s’est bien intégré à notre groupe. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnTBInidVI/AAAAAAAAA5w/o3riTN-pxKM/s1600-h/jmd+cheche.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnTBInidVI/AAAAAAAAA5w/o3riTN-pxKM/s200/jmd+cheche.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195415661595227474" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-CA"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-CA"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-CA"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-CA"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-CA"&gt;&lt;b&gt;Casablanca&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Casablanca a été la dernière ville que nous avons visitée. C’est la plus grande ville du Maroc, la métropole, très développée&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;, même si on retrouve aussi à sa sortie des bidonvilles. On l’appelle « Casa la Blanche » parce que toutes les maisons sont peintes en blanc. Nous avons logé la première nuit chez &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Leila, Taleb et leurs quatre fils &lt;/span&gt;- &lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnRfInidPI/AAAAAAAAA5A/g0CTp-h6QWY/s1600-h/photo+famille.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnRfInidPI/AAAAAAAAA5A/g0CTp-h6QWY/s200/photo+famille.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195413977968047346" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Leila est la sœur de Fatna. C’était la deuxième fois que nous nous retrouvions chez eux. Des gens avec un grand cœur avec qui nous avons eu beaucoup de plaisir et de complicité. Ils nous ont promenés dans la ville pour en avoir un bon aperçu. Nous sommes notamment arrêtés devant la grande mosquée qui est la deuxième plus grande au monde après celle de La Mecque. J’ (Jeanne-Mance) ai préparé le pain avec Leila&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; et Fatna m’a peinturé les pieds et les mains avec &lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnQB4nidKI/AAAAAAAAA4Y/4lgY7k6bKNw/s1600-h/jmd+Cafe+Internet+1.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnQB4nidKI/AAAAAAAAA4Y/4lgY7k6bKNw/s200/jmd+Cafe+Internet+1.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195412375945245858" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;du henné. De superbes&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; dessins d’ailleurs. Puis le&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;lendemain, nous sommes demeurés&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnLRYnic4I/AAAAAAAAA2I/87Ps7Xsweac/s1600-h/bec+jmd+Lyla+1.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnLRYnic4I/AAAAAAAAA2I/87Ps7Xsweac/s200/bec+jmd+Lyla+1.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195407144675079042" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; chez les parents de Mohammed qui nous ont chaleureusement accueillis.  &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Le mardi, j’ (Gilles) avais une rencontre à Rabat avec Mme Malika Ghefrane qui est directrice du &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Fonds d’appui à l’égalité entre les sexes&lt;/span&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; Mme Ghefrane était déjà en contact avec le CRI-VIFF, le centre de recherche avec lequel je suis affilié. Elle est impliquée dans le travail contre la violence à l’égard des femmes depuis des années et elle a joué un rôle important dans la mise en place de la politique adoptée par le Gouvernement du Maroc en 2004. Nous avons eu des échanges très fructueux et fort intéressants. Puis en fin d’après-midi, Mohamed et moi sommes revenus à Casablanca. Le mercredi a permis de régler plusieurs questions administratives et de faire l’enregistrement du dvd de la conférence pour l’ACFAS grâce au soutien du frêre de Fatna qui avait tout arrangé.&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnRtYnidQI/AAAAAAAAA5I/3zsBN5U5hUw/s1600-h/soeurs+de+Fatna+Casablanca.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnRtYnidQI/AAAAAAAAA5I/3zsBN5U5hUw/s200/soeurs+de+Fatna+Casablanca.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195414222781183234" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; Nous sommes allés prendre le thé en fin d’après-midi chez la mère de Fatna où nous avons aussi connu son frère et ses deux sœurs. Un autre accueil très chaleureux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Puis&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;, en fin de soirée, c’était le temps des adieux puisque nous prenions l’avion pour notre deuxième séjour dans le désert et que le départ vers l’Irlande devait suivre immédiatement après. C’était &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;intense de dire adieu à des gens qu’on aime avec qui nous avions passé un mois. Chose certaine, nous resterons en contact &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;malgré la distance qui nous sépare.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-CA"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnRMonidOI/AAAAAAAAA44/S35w2Ledy1Q/s1600-h/Mohamed+et+parents+Casablanca.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnRMonidOI/AAAAAAAAA44/S35w2Ledy1Q/s200/Mohamed+et+parents+Casablanca.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195413660140467426" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-CA"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-CA"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-CA"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-CA"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-CA"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-CA"&gt;&lt;b&gt;Commentaires sur les réalités masculines au Maroc&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnKhYnic1I/AAAAAAAAA1w/XS0J5DoXkRE/s1600-h/2jeunesmain+sur+epaule+SOuk+Fes.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnKhYnic1I/AAAAAAAAA1w/XS0J5DoXkRE/s200/2jeunesmain+sur+epaule+SOuk+Fes.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195406320041358162" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Nous ne répéterons pas toutes les mises en garde habituelles qui s’appliquent ici comme ailleurs. Par ailleurs, nous avons eu la chance de demeurer un mois au Maroc, soit un peu plus longtemps que &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;dans la plupart des pays que nous avons visités, de demeurer principalement dans des familles et de discuter avec près de quarante personnes qui nous ont parlé de leur vécu et leur histoire personnelle. Les Marocains et les Marocaines sont aussi des gens très ouverts qui parlent facilement d’eux, en toute simplicité. Cependant, les recherches sur les masculinités au Maroc sont rarissimes. Rappelons aussi que la société marocaine est diversifiée : la majorité de la population est d’origine Arabe mais on retrouve une forte minorité Berbère ainsi que des gens d’origines diverses : Touaregs, Bédouins, Européens, etc. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;A&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;ussi, l’Islam est la religion la plus répandue mais elle est pratiquée de manière très différente selon les ethnies, les classes sociales et les familles. Cela crée des différences importantes sur le plan de la manière de vivre sa masculinité. Par exemple, certains hommes nous ont dit qu’ils s’identifiaient d’abord comme Musulmans, ensuite comme Arabes et enfin comme Marocains, alors que d’autres s’identifient d’abord comme Marocains, ou comme Berbères. De manière générale, la religion semble occuper une plus grande place chez les Arabes comparativement aux autres groupes ethniques. Par exemple, à plusieurs occasions dans les discussions avec des hommes Arabes, ceux-ci invoquaient le Coran pour expliquer leurs positions sur telle ou telle question, citant même les versets correspondants, ce que nous avons moins expérimenté avec des hommes Berbères ou Touaregs, même s’ils étaient musulmans. Ainsi, pour ces hommes, leur interprétation du Coran devient le principal prisme à partir duquel ils analysent la société et définissent les comportements à adopter. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Un peu comme dans nos villes et villages au Québec dont le centre se situe autour de l’église catholique, au Maroc, tous les villages et les quartiers des villes sont construits autour de la mosquée. À tous les jours, cinq fois par jour, on peut entendre l’appel à la prière lancé à partir de puissants haut-parleurs au sommet d&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;es minarets des mosquées. Parfois cela donne une certaine cacophonie lorsqu’on entend en même temps les chants religieux de deux ou trois mosquées du &lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnKRYniczI/AAAAAAAAA1g/3D_GKuPwvGY/s1600-h/2+hommes+par+les+epaules+Aghadir.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnKRYniczI/AAAAAAAAA1g/3D_GKuPwvGY/s200/2+hommes+par+les+epaules+Aghadir.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195406045163451186" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;secteur qui s’entremêlent. Ainsi, les hommes sont conviés à faire la prière. Celle-ci peut se faire à la maison, au travail ou encore à la mosquée. Chacun sort son petit tapis, enlève ses souliers et prie. Habituellement, la prière est précédée par un rituel d’ablution au cours duquel les mains, le visage et les pieds sont lavés à trois reprises. Les femmes et les enfants peuvent se joindre mais ne sont pas tenues d’effectuer la prière ou de se rendre à la mosquée. Le vendredi midi, tous les hommes sont conviés à se rendre à la mosquée pour entendre le prêche de l’iman. Cela donne un premier aperçu des rôles différenciés entre les hommes et les femmes. En fait, les hommes reçoivent les « instructions » de l’iman et doivent voir par la suite à établir les règles de la maison. Même si le Coran établit en principe l’égalité entre les hommes et les femmes (Malchouch, 2005), dans les faits, en s’adressant aux hommes comme ceux qui doivent prendre les principales décisions, tout comme en ne permettant seulement aux hommes de devenir imans, l’Islam, comme plusieurs religions d’ailleurs, donne préséance aux hommes. De plus, le Coran considère que les rôles masculins et féminins doivent être définis et en ce sens, établit clairement le rôle de gagne-pain pour les hommes et la responsabilité de s’occuper des enfants pour les femmes (Malchouch, 2005). &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Quoique cette division des rôles tend à changer considérablement dans le Maroc moderne où les femmes travaillent de plus en plus et les hommes prennent davantage part aux soins des enfants, il n’en demeure pas moins que la pression de la tradition occupe encore le premier plan. Ainsi, seulement 27,3% des femmes sur le plan national sont sur le marché du travail, un peu plus en campagne 30,2%, soit un écart sur le plan national de 52,4% avec les hommes (Gouvernement du Maroc, 2006 : 6). Lorsque le couple se sépare, la garde des enfants est automatiquement confiée à la mère. Souvent, le père disparaît complètement et, comme nous l’avons vu quelques fois, c’est sur le fils aîné que porte la responsabilité de gagner les sous pour la famille. Par exemple, un jeune homme de 27 ans confiait qu’il a cessé l’école à 16 ans même s’il aimait beaucoup étudier et avait des ambitions plus élevées. Cependant, ses parents venaient de divorcer et la famille n’a plus eu de nouvelle du père. Il a donc commencé à exercer divers petits emplois pour permettre la survie de la famille. Son frère et sa sœur plus jeunes peuvent continuer leurs études grâce au soutien de leur frère aîné. En fait, comme le souligne Malchouch (2005), dans la culture marocaine, un homme qui n’assume pas son rôle de pourvoyeur et est incapable de faire vivre les femmes qui l’entourent (sa conjointe, sa mère ou sa sœur) est considéré comme n’étant pas un « vrai homme ». « Être un vrai homme » au sens de l’idéologie de la masculinité en vigueur au Maroc, nous dit-il, c’est aussi exprimer force, courage, confiance en soi, voire même agressivité et violence, jamais sa faiblesse ni sa vulnérabilité. L’homme Marocain se doit d’être dominant à la maison tout comme à l’extérieur. Malchouch considère que cette idéologie de la masculinité telle que véhiculée au Maroc va à l’encontre des principes de l’Islam. Il cite plusieurs extraits du Coran pour appuyer sa position.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;En fait, plusieurs interprétations du Coran se confrontent au Maroc et cela représente une partie importante du portrait concernant les relations entre les genres. &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Rappelons-le, le Maroc est aux confins de l’Afrique, du monde Arabe et à proximité de l’Europe. Cette position géographique trouve son pendant dans sa position idéologique. Au début du nouveau millénaire, un important débat, orageux même nous a-t-on dit, a eu lieu autour d’une proposition de &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;Plan d’intégration des femmes dans le développement&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;. Ce plan proposait des changements importants menant à l’égalité des femmes avec les hommes. Or, les pressions du mouvement fondamentaliste ont eu raison du plan qui n’a pas pu être adopté. Par la suite, le débat a repris dans le cadre d’une commission chargée de proposer une refonte du Code de la famille, commission qui a produit finalement deux rapports : l’un qualifié de « progressiste » qui proposait plusieurs modifications favorisant l’égalité des femmes avec les hommes et le deuxième qualifié de « fondamentaliste » s’appuyant sur la charia. Finalement, SM le roi Mohamed VI a fait la différence en tranchant en faveur du projet dit progressiste (Ghefrane, entretien personnel, 2008; SÉFEPH, 2006). Ce nouveau code est particulièrement important puisqu’il enlève le principe de tutelle qui prévalait auparavant à l’égard des femmes. Les femmes sont devenues ainsi sujets de droit. Par la suite, plusieurs autres mesures ont été prises dans le même sens, notamment la &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;Stratégie nationale de lutte contre la violence envers les femmes&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; adoptée en 2004 et l’&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;Initiative Nationale de Développement Humain&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; lancée par le roi en 2005 et devenue la première priorité du gouvernement marocain qui touche aux questions relatives à l’égalité des genres mais aussi à la scolarisation et à la pauvreté qui demeure endémique au Maroc. Ces mesures, de même que la signature des grandes conventions internationales, inscrivent clairement le Maroc « dans une ère d’ouverture, de tolérance, de droit international et de démocratie » (Femmes du Maroc, 2008). Bien sûr, cela ne signifie pas que l’égalité des genres soit acquise puisqu’il reste encore de grandes « marches à monter » avant d’y arriver. Cependant, il n’en demeure pas moins que le Maroc a connu d’importantes avancées dans le domaine au cours des dernières années, même si le nombre de femmes dans les lieux de pouvoir demeure infime. Cela nous amène d’ailleurs à questionner fortement les positions de certains organismes internationaux qui jugent l’avancement dans ce domaine à partir de critères rigides. Par exemple, une féministe américaine écrivait dans un rapport sur le Maroc que « juger de la modernisation d’une société, c’est notamment regarder la place que les femmes occupent dans la vie publique » (RTI International, 2006 :6). Or, c’est sur la base notamment de ce critère que le Maroc a reculé, même « dégringolé » (Bakhkhat, 2007), dans le classement mondial sur l’égalité entre les hommes et les femmes malgré les grandes avancées des dernières années, ce qui est plutôt démobilisant pour les militants et les militantes qui travaillent sur la reconnaissance des droits humains et plus spécifiquement concernant ceux des femmes au Maroc.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Il faut voir aussi que le Maroc demeure un pays pauvre. Le Secrétariat d’État chargé de la famille, de l’enfance et des personnes handicapées notait dans son rapport de 2006 que la pauvreté continue à progresser, contrairement à d’autres pays, que le chômage est devenu « endémique », que &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;la baisse du taux d’alphabétisation demeure « faible » et que l’augmentation du revenu moyen par habitant reste « insuffisante » (p.7). Cette pauvreté amène diverses stratégies de survie, notamment chez les hommes pour assumer leur rôle de pourvoyeurs. Certains quittent le pays, ou cherchent à le quitter, espérant un avenir meilleur ailleurs. Je pense notamment à un touriste rencontré au cours de notre séjour dont un Marocain, sachant le mariage entre conjoints de même sexe légal dans son pays, voulait le marier pour émigrer, ou encore cet autre qui voulait installer une cache sous le véhicule d’un touriste Français pour passer la frontière. D’autres raffinent leurs stratégies de vente auprès des nombreux touristes : apprentissage de plusieurs langues, jeu de négociation, charme et séduction, camouflage de pacotilles pour les faire passer pour des produits de qualité, ou encore prostitution. On comprend aussi que le taux de chômage élevé de même que les bas salaires créent une pression très forte sur les familles. Cela est d’autant plus vrai en milieu rural. « Depuis quelques dizaines d’années, le Maroc connaît de fréquentes sécheresses et des précipitations irrégulières de sorte que la productivité agricole a diminué. La pauvreté rurale a donc augmenté et il existe un contraste frappant entre les conditions de vie en zone urbaine et en zone rurale » (Juma, 2004). Juma rapporte également que, en 2004, plus de 25% de la population rurale vivait sous le seuil de la pauvreté comparativement à 12% en ville. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;En matière de santé, Juma (2004) considère que le Maroc « se tient loin derrière&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; la plupart des pays de la région » en ce qui concerne son système de santé. Il faut dire que seulement 15% de la population est couvert par un régime d’assurance santé. Ainsi, l’espérance de vie à la naissance en 2002 était de 68,8 ans pour les hommes et 72,8 ans pour les femmes. Juma rapporte que le taux de mortalités périnatales demeure élevé. Par ailleurs, le Maroc connaît une augmentation du cancer du poumon chez les fumeurs, surtout chez les moins de 40 ans. Rappelons que ce sont essentiellement les hommes qui fument au Maroc puisque 31,5% des hommes fument comparativement à seulement 0,6% des femmes (El Azizi, non daté). Par ailleurs, les Marocains parlent relativement facilement d’eux, ils disent parler assez librement à leurs bons amis de choses personnelles, beaucoup plus que ce que les Occidentaux, en général, rapportent. Il faut dire aussi que les services sociaux sont pratiquement inexistants au Maroc. Pas de travailleurs sociaux ou de psychologues à consulter. Tout le soutien s’appuie sur la famille et les amis. Par ailleurs, les réseaux de soutien d’effritent de plus en plus à mesure que les familles se dispersent dans différentes villes pour y chercher du travail. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnKX4nic0I/AAAAAAAAA1o/UrMts94pijw/s1600-h/2garsbrasdessousdessus.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnKX4nic0I/AAAAAAAAA1o/UrMts94pijw/s200/2garsbrasdessousdessus.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195406156832600898" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Sur le plan de la sexualité, la culture marocaine semble « jouer à l’autruche ». Les prescriptions religieuses et légales sont très claires : aucune activité sexuelle en dehors des liens du mariage. En même temps, comme dans plusieurs pays, les pressions sont grandes pour élever l’âge du mariage, diminuer le nombre d’enfants par famille, etc. Les jeunes ont maintenant accès à des images de sexualité explicites qui leur parviennent par les émissions de télévision d’&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;un peu partout dans le monde (chaque maison a sa coupole), ils et elles utilisent Internet, bref, ils et elles veulent vivre une jeunesse à l’image des jeunes en Occident. Certes, le coût à payer est nettement plus lourd pour une fille que pour un garçon. Par exemple, la revue &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;Femmes du Maroc&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;, rapportait dans son édition de mars dernier que, comme le Code pénal punit d’emprisonnement allant de un mois à un an « toutes personnes de sexe différent qui n’étant pas unies par les liens du mariage ont entre elles des relations sexuelles », sous couvert de cet article, une femme de Taounate enceinte à la suite d’un viol par un membre de sa famille a été incarcérée six mois. On nous rapportait aussi une histoire récente d’un homme de Casablanca qui aurait demandé le divorce au lendemain de son mariage après avoir constaté que sa conjointe n’était pas vierge. D’autres procèdent autrement, surtout si elles ont les sous nécessaires. Notamment, on nous rapporte que le nombre d’avortements (illégal au Maroc) de même que le nombre de filles qui se font refaire un hymen augmentent considérablement. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Cette politique de l’autruche se voit aussi dans la manière d’envisager l’homosexualité. &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Ainsi, même si l’homosexualité est illégale, voire sujette à l’emprisonnement, plusieurs disent qu’elle est très répandue (Dahbi, 2007; Jeunes du Maroc, 2004; blog gay, non daté). Certains l’expliquent par le l’histoire rappelant que, jadis, il était bien vu que les caïds soient accompagnés de leurs « eghoulems », ces jeunes hommes qui s’occupaient de leurs soins : les laver, les habiller, mais aussi les caresser et leur offrir des faveurs sexuelles. D’autres l’expliquent par le fait que les garçons et les filles grandissent dans des univers séparés et que les relations sexuelles sont fortement interdites avant le mariage. Ainsi, plusieurs jeunes s’adonneraient, selon eux, à des pratiques sexuelles avec des personnes du même sexe. En fait, il semble y avoir une certaine tolérance à deux conditions : 1. ces rapports doivent demeurer « purement physiques », discrets, voire clandestins, et 2. le garçon doit demeurer « viril » en gardant un rôle dit « actif ». La société marocaine semble plutôt intolérante à l’idée que deux hommes puissent s’aimer. En fait foi l’histoire du faux mariage homosexuel de novembre 2007 qui a conduit à l’arrestation et à des peines d’emprisonnement de six hommes présumés avoir eu des relations sexuelles entre eux (Dahbi, 2007). Cette histoire avait donné lieu à une manifestation fondamentaliste exigeant des peines sévères aux hommes en question. La liste de tous les participants à cet évènement a été publiée dans les journaux. Par ailleurs, celui qui est perçu comme « efféminé », le « passif » dans la relation sexuelle, est rapidement ridiculisé et sujet à l’opprobre sociale (blogs gays du Maroc). Souvent rapportent des homosexuels marocains, ils doivent quitter la famille et le quartier. Un blog résume la situation en rapportant les propos de Mme Mseffer : &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 1.27cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Pour Assia Mseffer, psychologue à Casablanca, cette homophobie a deux raisons principales. La première, évid&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;ente, est directement liée à l'Islam, religion d'État, qui condamne sans appel l'homosexualité - au même titre que toute autre forme de "négociation affective", amoureuse ou sexuelle. La seconde raison tient à ce que l'homosexualité est considérée comme un délit et, à ce titre, est illégale. Ainsi, les principaux fondements de notre société, que sont la religion et la loi, renvoient de l'homosexualité l'image d'une perversion et d'une déviance sexuelle. Pas simple dans ces conditions d'aller à l'encontre de tant de certitudes ! et la société marocaine s'est engouffrée dans la brèche des "petits arrangements". Notamment en s'appuyant sur une distinction, culturellement très forte, entre l'actif et le passif et en restant arc-boutée sur cette "autre hiérarchisation de l'espace homosexuel". Une personne qui est identifiée comme active peut se permettre d'avoir des rapports sexuels avec des hommes, du moment qu'il garde tous les attributs de la virilité. Il est un homme, il continue à assumer son rôle d'homme. C'est celui qui choisit, le rôle de la femme, qui est socialement méprisable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Le même gay marocain écrit aussi que la société marocaine est, selon lui, la plus tolérante, la plus ouverte et la plus occidentalisée des pays arabo-mulsumans et il espère que le Maroc continuera sur cette v&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;oie d’ouverture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;En conclusion, au cours de ce mois, nous avons pu observer à plusieurs occasions à quel point les hommes et les femmes du Maroc sont particulièrement, sympathiques, sociables, chaleureux,  de contact facile et agréable, exception faite de l’éternelle négociation pour tout achat qui devient lourde pour nous, Occidentaux. &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Il faut alors penser que tous ces gens sont en situation de survie. En même temps, quand on regarde plus largement, ils et elles sont aux prises avec des règles et des normes religieuses et légales qui sont lourdes et limitent parfois, à notre avis, la qualité de leurs relations. Par exemple, cela représente un poids énorme sur les hommes d’être les uniques pourvoyeurs alors que les salaires sont bas et le chômage endémique. De même que le poids est tout aussi énorme sur les femmes qui doivent s’occuper seules de toutes les tâches ménagères et des soins aux enfants dans une société qui a encore relativement peu de commodités : cela signifie faire la lessive à la main, préparer le pain, aller au marché à tous les jours et y négocier le prix du moindre achat, s’occuper des enfants – quatre, cinq, six et parfois plus, et dans la campagne, participer aussi aux tâches de la ferme familiale. On peut comprendre que, lors des fins de journée, avec une pression aussi grande et la fatigue accumulée, le stress aidant, les tensions peuvent éclater au sein des couples et dégénérer en violence. Si l’accent était mis, non pas sur les règles à suivre, mais sur le dialogue, le soutien et l’entraide, peut-être que cela leur donnerait plus de chances. « N’oublions pas que dialogue et concessions sont les mots clés d’une vie à deux réussie », disait une revue de psychologie populaire s’adressant aux femmes marocaines remettant en question le rapport dominant-dominée figé au sein du couple (Pannès, 2008 : 59).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-CA"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-CA"&gt;&lt;b&gt;Remerciements&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Notre premier merci va en tout premier à Mohamed, Fatna et leur petite fille Aya pour  leur accueil, leur hospitalité, leur générosité et leur complicité. &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Merci à leurs voisins de pallier Hafida, son mari et leurs enfants pour les suggestions de visites qu’ils nous ont faites et le bon temps passé avec eux. Merci à la sœur de Fatna, Leila et Taleb son mari et leurs quatre enfants avec qui nous avons eu beaucoup de complicité, notamment lorsque j’ (Jeanne-Mance) ai partagé la fabrication du pain, et nous avons apprécié leur générosité, dont bien sûr, Taleb qui nous a servi de chauffeur à quelques reprises. À Fatima, la nièce de Fatna. Merci à la mère de Fatna et ses sœurs et son frère qui nous ont reçus pour le thé et la collation de fin d’après-midi. Un merci particulier à son frère qui a tout organisé pour la réalisation du dvd de la présentation pour le congrès de l’ACFAS. Un merci spécial aux parents de Mohamed qui nous ont ouvert leurs portes pour dormir avec toute leur grande générosité. On ne pourrait passer sous silence la famille Essajdani d’Agadir qui nous a si chaleureusement accueillis. Un merci à Cécile, Michèle, Inge et Ludovick avec qui nous avons bien ri, partagé de bons repas au bivouac. Merci aux équipes des bivouacs de M’Hamid et de Chigaga, ainsi qu’à Mohamed, notre chauffeur. Merci aussi à Mme Malika Ghefrane du FAES qui m’ (Gilles) a initié à l’importante démarche réalisée dans la lutte contre la violence à l’égard des femmes au Maroc. Merci aussi à la collaboratrice de Mohamed qui nous a invités à son mariage. Merci à l’équipe du Centre culturel saoudien qui nous a invités à partager leur repas de fête avec elle. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-CA"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-CA"&gt;&lt;b&gt;Références&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Bakhkhat, D. (2007). Le Maroc dégringole dans le classement selon l&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;’indice sur l’inégalité hommes-femmes (World Economic Forum). &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;Eco Maroc&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;, 15 novembre 2007. Journal en ligne disponible sur Internet à : EcoMaroc Le Maroc dégringole dans le classement selon l’indice sur l’inégalité entre hommes-femmes (World Economic Forum).mht.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Dahbi, O. (2007). L’affaire du faux mariage homosexuel s’avère être une manipulation politique. &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;Aujourd’hui le Maroc&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;, 29-11-2007. Disponible sur Internat à :  www.aujourd’hui.ma&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;El Azizi, A. (non daté). &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;La santé en fumée&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;. Disponible sur Internet à : La santé en fumée.mht&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Femmes du&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; Maroc (2008). Quelles perspectives pour la cause des femmes au Maroc ? Entrevue avec Malika Ghefrane. &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;Femmes du Maroc&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;, 1&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;er&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; mars 2008. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Femmes du&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; Maroc (2008). Code pénal : ces discriminations qui nous étouffent ! &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;Femmes du Maroc&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;, 1&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;er&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; mars 2008&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-CA"&gt;Gouvernement du Maroc (2006) Rapport genre – annexé au Rapport économique et financier 2006. Rabat : Gouvernement du Maroc. Disponible sur Internet :&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="color:#0000ff;"&gt;&lt;u&gt;&lt;a href="http://www.finances.gov.ma/depf/dpeg_action/genre/rapports/2006/Rapport_Genre_lf06_fr.pdf"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;http://www.finances.gov.ma/depf/dpeg_action/genre/rapports/2006/Rapport_Genre_lf06_fr.pdf&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Jeunes du Maroc (2004). L’Homosexualité au Maroc : Il faut en parler&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;… Jeunes du Maroc&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;, 8 octobre 2004. Disponible sur Internet. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Juma, S. (2004). &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;Projet de développement rural intégré pour la mise en valeur des zones beurs.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; Washington. Disponible sur Internet.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="en-CA"&gt;Malchouch, M. (2005). &lt;/span&gt;&lt;span lang="en-CA"&gt;&lt;i&gt;Gender &amp;amp; Masculinity in Islam.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="en-CA"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Disponible auprès de l’auteur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;OMS Bureau du représentant au Maroc (2008). &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;Extrait du Rapport mondial sur la santé dans le monde 2004 – Données statistiques relatives au Maroc publié 2007&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;. Disponible sur Internet. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Pannès, P. (2008). Quand le pouvoir se conjugue à deux. &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;Femina Mag&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;, (1) avril 2008, 58-59.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;RTI International &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;(2006). &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;Local Governance Program (LGP) – Morocco. Stratégie pour l’intégration de la dimension de genre&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;. Rabat : United States Agency for International Development.(USAID) – Morocco. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Secrétariat d’État chargé de la famille, de l’enfance et des personnes handicapées (2006). &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;3&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;e&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt; campagne nationale de lutte contre la violence à l’égard des femmes Du 20 novembre au 5 décembre 2005. Rapport.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt; Rabat : FAÉS, SÉFEPH et FNUAP.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Non signé (2008). &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;L'homosexualité au Maroc : haram et hchouma - Le blog d'un marocain. Être gay au Maroc...et si on en parle? Lundi 7 janvier 2008. Disponible sur Internet. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;Non signé (non daté). &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;&lt;i&gt;Blog de être gay – L’homosexualité au Maroc. Entrevue avec 5 gays du Maghreb qui habitent maintenant le Québec&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;. Disponible sur Internet à : Skyrock.com&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-CA"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8507802020714847873-6868472619697820592?l=gtjmdenvoyage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gtjmdenvoyage.blogspot.com/feeds/6868472619697820592/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8507802020714847873&amp;postID=6868472619697820592' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8507802020714847873/posts/default/6868472619697820592'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8507802020714847873/posts/default/6868472619697820592'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gtjmdenvoyage.blogspot.com/2008/05/24e-envoi-le-maroc-vu-de-lintrieur.html' title='24e envoi : Le Maroc vu de l&apos;intérieur'/><author><name>Gilles Tremblay et Jeanne-Mance Dallaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01334462351712757340</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmnpkAa85I/AAAAAAAAA1A/qa--lgIvXcc/S220/GTjmd+Taj1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SBnM_Inic_I/AAAAAAAAA3A/rRHdZgO6og4/s72-c/fathna+mohamed+aya+Chefchouen.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8507802020714847873.post-6173860476009907782</id><published>2008-04-19T03:01:00.051-04:00</published><updated>2008-04-19T03:51:36.085-04:00</updated><title type='text'>Rencontre avec le desert du Sahara</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAme3kAa8oI/AAAAAAAAAy4/oV7r9ZpCiGM/s1600-h/IMG_4901.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190854722916643458" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAme3kAa8oI/AAAAAAAAAy4/oV7r9ZpCiGM/s200/IMG_4901.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmflUAa8rI/AAAAAAAAAzQ/yN2sgwHWWIg/s1600-h/IMG_4906.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190855508895658674" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmflUAa8rI/AAAAAAAAAzQ/yN2sgwHWWIg/s200/IMG_4906.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190849654855233890" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmaQkAa8WI/AAAAAAAAAwo/ShkHPHrJoP8/s200/HPIM1930.JPG" border="0" /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190853000634757682" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmdTUAa8jI/AAAAAAAAAyQ/lT7Ylrp7Uvs/s200/HPIM2012.JPG" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;RENCONTRE AVEC LE DÉSERT DU SAHARA&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une rencontre avec le désert c’est :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;v CONTEMPLER LES ÉTOILES DANS UN CIEL PUR ;&lt;br /&gt;v ÉCOUTER LE SILENCE JUSQU’À L’INTÉRIEUR DE NOS OREILLES ;&lt;br /&gt;v ENTENDRE LE BRUIT DES AILES DES OISEAUX ;&lt;br /&gt;v CÉLÉBRER LES COUCHERS ET LES LEVERS DE SOLEIL ;&lt;br /&gt;v S’ÉMERVEILLER DEVANT TANT D’IMMENSITÉ ;&lt;br /&gt;v ADMIRER LES DUNES DE SABLE ;&lt;br /&gt;v APPPRIVOISER NOS BATTEMENTS DE CŒUR !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rencontrer le désert, c’est une rencontre avec son âme !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmZkUAa8SI/AAAAAAAAAwI/i3F55XYX_04/s1600-h/HPIM1905.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190848894646022434" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmZkUAa8SI/AAAAAAAAAwI/i3F55XYX_04/s200/HPIM1905.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmZFkAa8QI/AAAAAAAAAv4/Yz7lC33V3Yg/s1600-h/HPIM1823.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190848366365044994" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmZFkAa8QI/AAAAAAAAAv4/Yz7lC33V3Yg/s200/HPIM1823.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190848563933540626" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmZREAa8RI/AAAAAAAAAwA/bQ5mQeSJRKM/s200/HPIM1871.JPG" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmZtkAa8TI/AAAAAAAAAwQ/YHwkP7fozaw/s1600-h/HPIM1908.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190849053559812402" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmZtkAa8TI/AAAAAAAAAwQ/YHwkP7fozaw/s200/HPIM1908.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAma5EAa8ZI/AAAAAAAAAxA/wHL603Sqv8g/s1600-h/HPIM1936.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190850350639935890" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAma5EAa8ZI/AAAAAAAAAxA/wHL603Sqv8g/s200/HPIM1936.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190850165956342146" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmauUAa8YI/AAAAAAAAAw4/qOov_rt5_tw/s200/HPIM1933.JPG" border="0" /&gt; &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmcNkAa8eI/AAAAAAAAAxo/D0zbVjMF4LM/s1600-h/HPIM1980.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190851802338882018" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmcNkAa8eI/AAAAAAAAAxo/D0zbVjMF4LM/s200/HPIM1980.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmbH0Aa8aI/AAAAAAAAAxI/5-LMbrI-rNU/s1600-h/HPIM1948.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190850604043006370" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmbH0Aa8aI/AAAAAAAAAxI/5-LMbrI-rNU/s200/HPIM1948.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190851368547185106" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmb0UAa8dI/AAAAAAAAAxg/1SomhAEKyL8/s200/HPIM1976.JPG" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmbmkAa8cI/AAAAAAAAAxY/bbedIB35ZYQ/s1600-h/HPIM1974.JPG"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmcZUAa8fI/AAAAAAAAAxw/GKET0MOjwNY/s1600-h/HPIM1981.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190852004202344946" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmcZUAa8fI/AAAAAAAAAxw/GKET0MOjwNY/s200/HPIM1981.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmdiEAa8kI/AAAAAAAAAyY/GSOFLlCntzY/s1600-h/HPIM2022.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190853254037828162" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmdiEAa8kI/AAAAAAAAAyY/GSOFLlCntzY/s200/HPIM2022.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190852193180905986" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmckUAa8gI/AAAAAAAAAx4/RAi1qkH3DP4/s200/HPIM1992.JPG" border="0" /&gt; &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmdAkAa8iI/AAAAAAAAAyI/0qpUT7ZpOwY/s1600-h/HPIM2011.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190852678512210466" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmdAkAa8iI/AAAAAAAAAyI/0qpUT7ZpOwY/s200/HPIM2011.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmcvUAa8hI/AAAAAAAAAyA/ycCXo4JdbUs/s1600-h/HPIM1992.JPG"&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmea0Aa8nI/AAAAAAAAAyw/WmjXmyqzKtY/s1600-h/IMG_4891.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190854228995404402" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmea0Aa8nI/AAAAAAAAAyw/WmjXmyqzKtY/s200/IMG_4891.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190853984182268514" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmeMkAa8mI/AAAAAAAAAyo/a0UcQZ-GfiI/s200/IMG_4871.JPG" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmd7EAa8lI/AAAAAAAAAyg/PHKjaBA0W5U/s1600-h/IMG_4843.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190853683534557778" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmd7EAa8lI/AAAAAAAAAyg/PHKjaBA0W5U/s200/IMG_4843.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmfVUAa8qI/AAAAAAAAAzI/_VYfcGbRXag/s1600-h/IMG_4905.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190855234017751714" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmfVUAa8qI/AAAAAAAAAzI/_VYfcGbRXag/s200/IMG_4905.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190855792363500226" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmf10Aa8sI/AAAAAAAAAzY/sQLoTn4PtmE/s200/IMG_4916.JPG" border="0" /&gt; &lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmgoUAa8uI/AAAAAAAAAzo/9tKneRnx6LY/s1600-h/IMG_4922.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190856659946894050" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmgoUAa8uI/AAAAAAAAAzo/9tKneRnx6LY/s200/IMG_4922.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmhO0Aa8wI/AAAAAAAAAz4/EqB-1ATqYgE/s1600-h/IMG_4956.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190857321371857666" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmhO0Aa8wI/AAAAAAAAAz4/EqB-1ATqYgE/s200/IMG_4956.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190856960594604786" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmg50Aa8vI/AAAAAAAAAzw/YMFSaV0GBvQ/s200/IMG_4939.JPG" border="0" /&gt; &lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmhlEAa8xI/AAAAAAAAA0A/ERFSoK0I20k/s1600-h/IMG_4962.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190857703623947026" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmhlEAa8xI/AAAAAAAAA0A/ERFSoK0I20k/s200/IMG_4962.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmiA0Aa8zI/AAAAAAAAA0Q/8vJTMo66rFM/s1600-h/IMG_4968.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190858180365316914" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmiA0Aa8zI/AAAAAAAAA0Q/8vJTMo66rFM/s200/IMG_4968.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190857892602508066" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmhwEAa8yI/AAAAAAAAA0I/V4eVV9jhY3k/s200/IMG_4963.JPG" border="0" /&gt;&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmigUAa80I/AAAAAAAAA0Y/MvCBx7klLqE/s1600-h/IMG_4970.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190858721531196226" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmigUAa80I/AAAAAAAAA0Y/MvCBx7klLqE/s200/IMG_4970.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190859378661192530" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmjGkAa81I/AAAAAAAAA0g/WbiZFp4Cjes/s200/IMG_4985.JPG" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmjvkAa83I/AAAAAAAAA0w/IVtf8ZbatI0/s1600-h/IMG_5003.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190860083035829106" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmjvkAa83I/AAAAAAAAA0w/IVtf8ZbatI0/s200/IMG_5003.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmZkUAa8SI/AAAAAAAAAwI/i3F55XYX_04/s1600-h/HPIM1905.JPG"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8507802020714847873-6173860476009907782?l=gtjmdenvoyage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gtjmdenvoyage.blogspot.com/feeds/6173860476009907782/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8507802020714847873&amp;postID=6173860476009907782' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8507802020714847873/posts/default/6173860476009907782'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8507802020714847873/posts/default/6173860476009907782'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gtjmdenvoyage.blogspot.com/2008/04/rencontre-avec-le-desert-du-sahara.html' title='Rencontre avec le desert du Sahara'/><author><name>Gilles Tremblay et Jeanne-Mance Dallaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01334462351712757340</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmnpkAa85I/AAAAAAAAA1A/qa--lgIvXcc/S220/GTjmd+Taj1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAme3kAa8oI/AAAAAAAAAy4/oV7r9ZpCiGM/s72-c/IMG_4901.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8507802020714847873.post-788175107220264554</id><published>2008-04-06T08:52:00.056-04:00</published><updated>2008-04-06T10:39:28.002-04:00</updated><title type='text'>La Turquie</title><content type='html'>&lt;strong&gt;22e envoi : La Turquie&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Nous voici rendus à notre onzième pays. Notre premier contact avec la Turquie s’est produit en fait à Johannesbourg alors qu’un couple de Montréal, Nevlat et Anne-Marie, s’est retrouvé à la même auberge de jeunesse que nous. Nevlat est d’origine Turque et le couple s’était rendu en Turquie il y a une couple d’années. Ils nous ont gentiment donné plein d’indications sur la culture aussi bien que sur des lieux à visiter, notamment Kapadokya.&lt;br /&gt;Pour nous rendre à Istamboul, métropole de la Turquie, nous avons connu notre quatrième long trajet puisque le départ de Johannesbourg en Afrique du Sud avait lieu en fin d’après-midi pour arriver à Londres en matinée et reprendre un vol vers midi pour arriver à Istamboul en fin d’après-midi, soit un total d’environ 20 heures.&lt;br /&gt;Quelques notes sur la Turquie&lt;br /&gt;Rappelons-le, la Turquie occupe une place stratégique sur le plan géographique puisqu’elle &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jeuwEKa4I/AAAAAAAAAvE/0AviHiixctc/s1600-h/pont+Asie+Europe+1Istambul.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186139865674836866" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jeuwEKa4I/AAAAAAAAAvE/0AviHiixctc/s200/pont+Asie+Europe+1Istambul.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;chevauche l’Europe et l’Asie. Historiquement, la route vers les épices et la soie provenant d’Asie vers l’Europe passait par l’actuelle Turquie. On y retrouve des monuments qui datent de l’an 429 et même du 7e siècle avant Jésus-Christ. Ces monuments, ces édifices sont encore debout malgré le temps. C’est toujours une dimension qui m’impressionne (Jeanne-Mance) quand je voyage dans les « vieux pays ». Les peuples se sont succéder : empires Romain, Byzantin, Ottoman, et autres laissant à chaque fois des vestiges de leur culture respective. C’est ainsi qu’on y retrouve de nombreux sites faisant partie du patrimoine de l’humanité. Les turcs sont issus de multiples origines, ce qui donne un caractère très cosmopolite. D’ailleurs, fait assez curieux, il est difficile de distinguer les Turcs des touristes, puisqu’ils et elles ont des traits mixés. Par exemple, je (Gilles) me suis fait interpeller deux fois pour me demander des informations par des personnes qui pensaient que j’étais un Turc de la place. Est-ce l’effet de la barbe puisque cela n’était pas le cas de Jeanne-Mance ? Je (Jeanne-Mance) ne sais pas pourquoi les enfants, eux, savaient que j’étais une touriste. J’étais dans un abribus sans sac à dos, sans caméra (incognito, du moins je croyais). Deux enfants passent et me disent : « photos, photos» et un autre me demande de l’argent. Ce n’est sûrement pas quelque chose qu’ils font auprès des Turcs.&lt;br /&gt;C’est un pays musulman à 99 %. On y retrouve donc beaucoup de mosquées; une presqu’à chaque kilomètre, parfois plus. Cependant, plusieurs ne pratiquent pas leur religion et la sécularité du pays demeure un principe important. Cinq fois par jour on entend la prière qui vient des mosquées et dont la première a lieu à quatre heures du matin.&lt;br /&gt;C’était le début du printemps lors de notre passage, il faisait relativement froid certains jours (de 5° à 10°C parfois moins). Du moins, cela nous a marqué car nous arrivions d’Afrique du Sud avec des températures autour de 30°C. Les maisons étaient parfois humides et nous avons apprécié nos polars, coupe-vent et chapeaux. Nous avons même eu droit à une journée de neige à Kapadokya.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Istamboul&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Istanbul est à cheval sur deux continents : un pied en Asie et l’autre en Europe. Elle est le centre économique de la République turque. Elle est remarquable par ses musées, ses grandes mosquées, ses bazars. Nous étions attendus chez des membres Servas, Jaki et Sercan. Malheureusement, nous avions une ancienne liste et j’ (Gilles) avais omis de vérifier l’adresse de telle sorte que nous nous sommes rendus dans le mauvais quartier de la ville et que le trajet complet de l’aéroport à l’appartement recherché, en taxi, a pris trois heures et a coûté 70 Liras (environ 56$). Donc, un premier contact un peu douloureux avec la Turquie. Comme dans bien des pays visités, les chauffeurs de taxi ne savent pas toujours où se situe l’endroit demandé. Cependant, juste observer la dynamique entre le père et le fils pendant le trajet nous procurait du matériel intéressant en matière de recherche sur les masculinités. Enfin arrivés à la maison, c’est finalement un de leurs amis de passage chez eux qui nous a accueillis puisque Jaki et Sercan travaillaient tous deux. Grâce aux précieux conseils de Gadas, l’ami de passage, nous nous sommes très bien débrouillés pour nous rendre au centre-ville (Taksim) et du côté de la vieille ville (Sultanamet). Gadas s’est avéré un excellent guide touristique. Nous avions une carte avec les endroits à visiter et nous voilà partis. Nous avons donc fait un tour du centre-ville à pied qui a duré deux jours.&lt;br /&gt;Nous avons passé quatre jours chez eux. Autre coïncidence au cours de ce voyage, Jaki et Sercan travaillent à la traduction en Turc d’un livre de psychologie masculine. De plus, Sercan est très impliqué au sein de Servas et il nous a mis au parfum des grandes discussions qui ont lieu au sein de l’organisation internationale. Il nous fait également connaître deux autres associations semblables à Servas : couchsurfing et hospitalityclub. Le vendredi soir, quelques uns de leurs amis sont venus passer la soirée, ce qui m’a (Gilles) permis des échanges très sympathiques avec d’autres hommes sur les réalités masculines en Turquie.&lt;br /&gt;Nos amis Servas demeuraient un peu loin du centre-ville (autobus, métro) ce qui constituait un trajet d’une heure et demie pour se rendre à &lt;strong&gt;Taskim&lt;/strong&gt;. Premier coup d’œil du centre-ville, notamment de Taksim : rue très large, en pavés, des magasins de chaque côté et surtout &lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jdGQEKa1I/AAAAAAAAAus/4KutHnGIYFM/s1600-h/monde+au+market+Istambul.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186138070378507090" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jdGQEKa1I/AAAAAAAAAus/4KutHnGIYFM/s200/monde+au+market+Istambul.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;beaucoup de monde dans les rues. Peu importe l’heure de la journée, il y a des centaines de personnes qui se promènent, magasinent, marchent. Ces gens-là ne sont pas des touristes, ce sont des Turcs pour la plupart. C’est vraiment curieux et impressionnant à la fois de voir autant de personnes. Piétons, autos, taxis, tramway sont entremêlés. Le premier &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jZ7AEKauI/AAAAAAAAAt0/hRD6TYLywbI/s1600-h/french+tunnel+Istambul.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186134578570095330" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jZ7AEKauI/AAAAAAAAAt0/hRD6TYLywbI/s200/french+tunnel+Istambul.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;endroit que nous avons visité est le &lt;strong&gt;French tunnel&lt;/strong&gt;. C’est le 2e tunnel sous-terrain qui a été construit dans le monde. Son trajet se fait en quelques minutes et nous mène dans la basse-ville. C’est très pratique car à pied, cela aurait pris au moins 30 minutes, surtout en remontant. &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jaUwEKavI/AAAAAAAAAt8/7ZsX5nMifX4/s1600-h/Galatta+tour.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186135020951726834" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jaUwEKavI/AAAAAAAAAt8/7ZsX5nMifX4/s200/Galatta+tour.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Puis, nous avons visité la &lt;strong&gt;Galatta tower&lt;/strong&gt;, une tour qui date de l’an 527. On dit dans la publicité qu’elle est une des plus vieilles sinon la plus vieille tour dans le monde. Le diamètre extérieur de la tour, à sa base extérieure, est de 16,45 mètres, et le diamètre intérieur est de 8.9 mètres. On peut donc s’imaginer l’épaisseur des murs. La pointe de la tour se termine par 20 centimètres. Du haut de cette tour, nous avons un magnifique point de vue de la ville en 360 degrés. Au dernier étage de la tour, il y a un restaurant qui, pour 60 Liras (environ 48$), offre le souper, incluant un apéritif, et un spectacle de danse traditionnelle pendant 4 heures. Malheureusement, nous n’avons pas pu avoir de billets car il faut réserver longtemps d’avance. Ce sera donc pour une autre fois…&lt;br /&gt;Une des belles visites à faire est le &lt;strong&gt;Topkapi Palace&lt;/strong&gt; qui a été le centre du pouvoir ottoman &lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jbwQEKaxI/AAAAAAAAAuM/32QDjXzyx5s/s1600-h/IMG_4085.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186136592909757202" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jbwQEKaxI/AAAAAAAAAuM/32QDjXzyx5s/s200/IMG_4085.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;entre le XVème et le X1Xème siècles. Ce sont trois cours qui se succèdent : la première étant un jardin boisé, la deuxième abritait à l’époque les cuisines du palais - aujourd’hui, elle conserve les collections de cristal, d’argent et de porcelaine – et à gauche de cette cour, il y avait le harem, le quartier séparé des femmes, des concubines et des enfants du sultan; enfin, la troisième cour contient les fameux joyaux des sultans et leurs familles. Aucune photo n’était permise à l’intérieur de ces cours malheureusement.&lt;br /&gt;Nous avons vu plusieurs mosquées : la Mosquée impériale de Sultanamet, mieux connue sous le nom de &lt;strong&gt;Mosquée bleue&lt;/strong&gt;, construite entre&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jdZwEKa2I/AAAAAAAAAu0/4x2rQhqXK4k/s1600-h/mosquee+bleue+Istambul.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186138405385956194" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jdZwEKa2I/AAAAAAAAAu0/4x2rQhqXK4k/s200/mosquee+bleue+Istambul.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; 1609 et 1616. On la surnomme ainsi à cause de ses magnifiques panneaux intérieurs de faïence d’iznik bleue. Comme pour les autres mosquées ici et ailleurs, il y a une place réservée aux femmes, soit sur les côtés ou complètement en arrière. La &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jeFAEKa3I/AAAAAAAAAu8/4wwqRajx8yI/s1600-h/palce+pr+femmes+ds+mosquee+Istambul.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186139148415298418" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jeFAEKa3I/AAAAAAAAAu8/4wwqRajx8yI/s200/palce+pr+femmes+ds+mosquee+Istambul.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jVOQEKakI/AAAAAAAAAsk/Uqrd2YezsGw/s1600-h/chambre+des+circonsisions+Palais+Topodokai.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186129411724438082" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jVOQEKakI/AAAAAAAAAsk/Uqrd2YezsGw/s200/chambre+des+circonsisions+Palais+Topodokai.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Mosquée Impériale Suleymaniye&lt;/strong&gt;, complètement construite de marbre sculpté est, parait-il, la plus belle de toutes les mosquées d’Istanbul. Un autre bel endroit à visiter est le &lt;strong&gt;Musée de la Basilique Sainte Sophie (Haya Sophia)&lt;/strong&gt; qui date du V1è siècle. C’est l’un des rares temples qui a abrité deux différentes religions. Elle a été construite comme église catholique puis transformée dans les siècles qui ont suivi en mosquée pour finir en musée. Il faut s’y attarder et admirer sa simplicité, s’imprégner de sa sérénité. Nous nous sommes arrêtés au &lt;strong&gt;Musée des Beaux-Arts&lt;/strong&gt;. Le soir, nous sommes allés voir un &lt;strong&gt;spectacle de musique de &lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jW7gEKaoI/AAAAAAAAAtE/2dfeAJ0SNTk/s1600-h/danseurs+tournent+Istambul.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186131288625146498" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jW7gEKaoI/AAAAAAAAAtE/2dfeAJ0SNTk/s200/danseurs+tournent+Istambul.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Soufi et la cérémonie de danse des tourneurs. &lt;/strong&gt;Il s’agit d’une tradition de plus de 800 ans réalisée par des moines souffistes (une branche de l’Islam). Pendant une heure, les tourneurs, appelés Derviches, effectuent cette cérémonie devant le public. Elle se déroule en huit temps, chacun ayant sa signification. Par exemple, au début, les Derviches arrivent habillés d’une tunique noire, appelée « hirka » qui symbolise la tombe qu’ils enlèvent par la suite. Puis, ils commencent à tourner sur eux-mêmes dans leurs vêtements blancs pour symboliser la naissance de l’humanité. Ils tournent ainsi en différentes phases entrecoupées par des salutations. À chaque phase, l’esprit s’élève, nous dit-on, dans un voyage spirituel vers Dieu. Il s’agit d’un beau spectacle de danse mais aussi on peut sentir toute la mystique qui les accompagne en les regardant danser.&lt;br /&gt;Par la suite, nous sommes demeurés chez Osge et Tugrul, un couple servas. Osge est l’actuelle secrétaire générale de Servas Turquie. Elle nous a parlé des projets que Servas mène en Turquie. La moyenne d’âge des membres en Turquie est plus jeune que chez nous et l’équipe est particulièrement dynamique. Osge enseigne l’Anglais chez elle. Nous avons connu de ses élèves avec qui nous avons pu échanger et du même coup leur faire pratiquer leur Anglais. Tugrul est informaticien et a résolu mon (Gilles) problème pour que je réussisse enfin à écouter les enregistrements des entrevues réalisées à Inukjuak (j’avais travaillé plusieurs heures pour ouvrir ces fichiers mais sans résultats). Ensemble, nous sommes allés au marché pour acheter le nécessaire pour le repas. Le souper s’est déroulé en présence du frère d’Osge et de son père venus en visite pour un mariage qui avait lieu le lendemain, et son cousin. Lui-même pêcheur, &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jZhwEKatI/AAAAAAAAAts/ZZWyyU9T1eE/s1600-h/famille+au+mariage+Istambul.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186134144778398418" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jZhwEKatI/AAAAAAAAAts/ZZWyyU9T1eE/s200/famille+au+mariage+Istambul.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;son père est le spécialiste de la cuisson des poissons, il nous en a donc préparé des excellents. C’était bon de sentir la complicité entre le frère et la sœur (29 et 30 ans) et les deux avec leur père et comment Tugrul s’intégrait dans cette complicité familiale. Ça sentait l’amour dans cette maison. Le lendemain nous sommes allés déjeuner sur le bord de la mer puis nous avons assisté à la pratique de danse folklorique de Tugrul et Osge (ils sont d’ailleurs très bons),&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jWqAEKanI/AAAAAAAAAs8/Z4_CtYyf7QU/s1600-h/cours+danse+2+Istambul.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186130987977435762" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jWqAEKanI/AAAAAAAAAs8/Z4_CtYyf7QU/s200/cours+danse+2+Istambul.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; puis nous sommes tous allés au mariage de la cousine d’Osge. En chemin, nous avons profité quelques minutes d’appareils d’exercices cardio-musculaires, bref genre Energie Cardio en plein air, gratuit. Il y a des appareils du genre dans les parcs un peu partout en Turquie. &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jcWAEKazI/AAAAAAAAAuc/MDfO4_ai1P0/s1600-h/jm+gt+fitness+Istambul.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186137241449818930" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jcWAEKazI/AAAAAAAAAuc/MDfO4_ai1P0/s200/jm+gt+fitness+Istambul.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Devenir ou rester en forme n’est plus une question financière mais tout simplement une question de volonté. Le lendemain, départ en train pour Eskisehir.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Eskisehir&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Ce sont les contacts avec Ayse Sibel Turkum, une professeure en counseling de l’Anadolu University qui nous avaient amenés en Turquie. Sibel est travailleuse sociale et a dirigé le centre de counseling de l’université à ses débuts. &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jZBwEKasI/AAAAAAAAAtk/d32CuUWFPH0/s1600-h/equipe+Counseilling.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186133595022584514" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jZBwEKasI/AAAAAAAAAtk/d32CuUWFPH0/s200/equipe+Counseilling.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;C’est le genre de personne avec qui on entre facilement en contact. C’est comme si je (Jeanne-Mance) l’avais connue depuis longtemps. Ensemble, elle et moi, nous avons discuté bouffe, couture, spiritualité et en peu de temps nous avons partagé les mêmes valeurs.&lt;br /&gt;C’est une nouvelle université, créée à partir d’une division d’une autre grande université de la ville. L’université est magnifique : beau terrain bien aménagé (nous étions à la fin de l’hiver, début du printemps, donc pas vraiment dans la saison des fleurs, mais c’était déjà très beau), nombreux services dont un petit hôpital, trois « Guest Houses », garderie, écoles maternelle et primaire, cinéma etc. C’est chouette de voir le grand frère ou la grande sœur – ou son enfant- qui étudie à l’université et son petit frère ou petite sœur qui va à la maternelle. C’est une université renommée. Osge nous en avait parlé, elle y avait fait ses études et elle avait adoré son passage à cette université. C’est probablement l’université qui offre le plus de cours à distance; cette faculté des études à distance dessert plus d’un million d’étudiants.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jfYQEKa5I/AAAAAAAAAvM/gcyXUVwOb9I/s1600-h/repas+avec+gang+Cybel.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186140578639408018" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jfYQEKa5I/AAAAAAAAAvM/gcyXUVwOb9I/s200/repas+avec+gang+Cybel.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Nous avons soupé avec l’équipe de professeurs le jour de notre arrivée, ce qui nous a bien introduits. Puis le lendemain, Mithak Bilik, le représentant du Bureau international nous a fait visiter le campus. Nous avons dîné avec lui et son collègue Firat Derin, deux hommes dans la vingtaine qui ont bien voulu contribuer à ma recherche. Par la suite, nous avons rencontré l’équipe qui travaille au service de counseling pour les étudiants. &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jYFwEKaqI/AAAAAAAAAtU/lwj7wxW4csw/s1600-h/diner+avec+deux+gars+Eskisehir.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186132564230433442" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jYFwEKaqI/AAAAAAAAAtU/lwj7wxW4csw/s200/diner+avec+deux+gars+Eskisehir.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Comme nous avions une petite pause avant la prochaine activité, nous en avons profité pour visiter le centre-ville. Toute une section du centre-ville est réservée aux piétons. C’est très joli. Jeanne-Mance a fait un peu de magasinage (sans rien acheter…) et Gilles est allé aux bains.&lt;br /&gt;Nous en profitions pour ouvrir une parenthèse sur les &lt;strong&gt;bains turcs appelés « hammans ».&lt;/strong&gt; Ils sont réputés partout dans le monde, nous voulions donc les essayer. Je (Gilles) m’attendais à des bains de vapeurs très grands comme dans les films. Ce n’est pas tout à fait le cas. Le premier que nous avons visité à Istamboul est l’un des plus vieux. En tout, j’ (Gilles) en ai visité six. Celui des femmes est habituellement voisin de celui des hommes, ou parfois les hommes et les femmes sont ensemble. On entre, on se déchausse et pour enfiler des sandales de caoutchouc puis on nous amène à une petite chambrette privée ou encore une salle commune avec casiers pour se déshabiller et enfiler un paréo. Ensuite, on entre dans la salle principale des bains où se trouve une grande plaque de marbre, comme une table basse, chaude. Sur les côtés, il y a de petites salles avec des lavabos pour se laver. On se lave puis on s’étend sur la plaque chaude pour relaxer et lorsque nous sommes prêts, on se dirige vers la salle voisine pour recevoir un sablage au gant de crin et un massage très « musclé » au savon, le tout accompagné de nombreux rinçages à l’eau chaude à partir d’un petit sceau ou encore d’une grande chaudière. Puis on se lave à nouveau et on se sèche pour finir par un thé dans le petit salon. Certains bains turcs n’ont pas de plaque chaude mais une petite piscine d’eau très chaude (dans un cas je n’ai réussi qu’à tremper le gros orteil et je n’ai pas pu faire plus tellement l’eau était chaude). À noter : la nudité est proscrite pour les hommes (dans un cas c’était écrit en gros caractères) mais usuelle chez les femmes. Fin de la parenthèse.&lt;br /&gt;Puis il y a eu une rencontre avec les étudiants et les étudiantes de doctorat avec qui nous avons soupé. L’échange portait sur l’intervention auprès des hommes. Le groupe était visiblement fasciné par notre modèle d’intervention. Il et elles ont apprécié ma connaissance dans le domaine et les exemples concrets apportés. Pour ma part (Jeanne-Mance), même si je connais assez bien son modèle d’intervention, je fus également très impressionnée de sa performance.&lt;br /&gt;Pour finir la soirée, Sibel avait prévu une sortie au concert de piano et violon donné par deux professeurs de musique dans le cadre des fêtes pour souligner l’anniversaire de l’université.&lt;br /&gt;Bref, nous avons été reçus « comme des rois », comme on dit chez nous, mais surtout des contacts chaleureux et enrichissants avec Sibel en particulier et l’équipe. Cela donne une bonne image de l’hospitalité remarquable des hommes et des femmes de ce pays. Le lendemain, nous avons pris l’autobus pour &lt;strong&gt;Kapadokya&lt;/strong&gt; avec un transfert à Ankara. Heureusement, Sibel avait tout prévu pour nous, ce qui a rendu la chose très simple parce que le terminus d’Ankara est plutôt complexe avec de multiples guichets correspondant à chaque compagnie d’autobus, elle-même responsable d’un trajet en particulier. C’est difficile à s’y retrouver pour des étrangers, mais nous avions toutes les informations en main grâce à Sibel.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Kapadokya&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Les Français la nomment Cappadoce. Dans la publicité on dit que «La région de Cappadoce offre &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jRYwEKaiI/AAAAAAAAAsU/7t_h_Ab50xE/s1600-h/4+cheminees+famille+goreme.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186125194066553378" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jRYwEKaiI/AAAAAAAAAsU/7t_h_Ab50xE/s200/4+cheminees+famille+goreme.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;aux visiteurs les miracles de la nature qui dépassent l’imagination, en les décorant d’une grâce esthétique», et c’est vrai. La région est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il s’agit d’une région tout à fait spéciale de la Turquie avec ses roches en formes de champignons et ses maisons construites sous la terre, à même le roc. Dans certains cas, les habitations et les centres religieux étaient construits à plusieurs mètres de profondeur. Il y a des millions d’années, les montagnes de cette région (nous vous faisons grâce des noms) étaient des volcans actifs et les laves de ces &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jUAwEKajI/AAAAAAAAAsc/V7NJUhsVDE8/s1600-h/4+cheminees+famille+goreme.JPG"&gt;&lt;/a&gt;volcans se sont dispersés dans la région laissant l’aspect exceptionnel de cette région.&lt;br /&gt;Nous avons logé à &lt;strong&gt;Ürgüp&lt;/strong&gt;, ville au cœur de cette région. Nous avons visité la ville souterraine de&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jftAEKa6I/AAAAAAAAAvU/d3yf1UCoSF8/s1600-h/ville+souterraine+Kaoadokya+4.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186140935121693602" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jftAEKa6I/AAAAAAAAAvU/d3yf1UCoSF8/s200/ville+souterraine+Kaoadokya+4.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Kaymakli qui était le refuge des Chrétiens qui ont quitté Jérusalem au 2e siècle pour se protéger des invasions, des incursions et des pillages et de la persécution des Romains. Dans ces cavernes, on y retrouvait des dépôts de provision, de sources d’eau, de cave à vin et des temples; quelques unes datent d’avant l’ère chrétienne. Il y a, parait-il, plus de mille églises et chapelles chrétiennes dans la région de Kapadokya. &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jYWAEKarI/AAAAAAAAAtc/Bk8cLuclLSs/s1600-h/eglise+Goeme.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186132843403307698" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jYWAEKarI/AAAAAAAAAtc/Bk8cLuclLSs/s200/eglise+Goeme.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pendant que Gilles travaillait sur son rapport de recherche, Jeanne-Mance a pris un tour pour visiter quelques endroits typiques de la région. &lt;strong&gt;Goreme &lt;/strong&gt;est le centre de la croyance chrétienne. On y retrouve une quinzaine d’églises souterraines, dont le monastère des moines et celui des nonnes où vivaient, à cette époque, 300 moines et nonnes. Les gens de la ville venaient assister aux cérémonies religieuses dans les cavernes. Dans quelques-unes de ces cavernes, on y retrouve des fresques religieuses bien conservées. &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jcAAEKayI/AAAAAAAAAuU/J9Fl78ZqWBY/s1600-h/IMG_4344.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186136863492696866" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jcAAEKayI/AAAAAAAAAuU/J9Fl78ZqWBY/s200/IMG_4344.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;C’est assez impressionnant. Pour finir notre tour, la neige… eh oui, il a neigé sur Goreme, fait assez rare en ce temps-ci de l’année. À Avanos, j’ai visité une poterie qui est &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jc0wEKa0I/AAAAAAAAAuk/Gsk77M7inrs/s1600-h/jmd+neige+Goreme.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186137769730796354" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jc0wEKa0I/AAAAAAAAAuk/Gsk77M7inrs/s200/jmd+neige+Goreme.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;située dans une caverne. D’ailleurs, plusieurs cavernes sont transformées en hôtels, restaurants, commerces comme cette poterie. Si vous allez à Kapadokya, demander de loger dans une &lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jXegEKapI/AAAAAAAAAtM/mmQlL2CZV2Q/s1600-h/dessinatrice+Avanos.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186131889920567954" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jXegEKapI/AAAAAAAAAtM/mmQlL2CZV2Q/s200/dessinatrice+Avanos.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;cave. Pour bien conserver notre tradition, nous avons essayé les bains traditionnels de Kapadokya. Puis ce fût le retour sur Istamboul en avion. Nous avons logé dans une auberge de jeunesse dans le quartier Sultanamet. Il nous restait à préparer le départ pour le Maroc.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Commentaires sur les réalités masculines en Turquie &lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jO9gEKagI/AAAAAAAAAsE/T0H-MzlUUdE/s1600-h/2+hommes+ds.+rue+Istamboul.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186122526891862530" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jO9gEKagI/AAAAAAAAAsE/T0H-MzlUUdE/s200/2+hommes+ds.+rue+Istamboul.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Nous ne répéterons pas toutes les mises en garde qui s’appliquent ici comme ailleurs : court laps de temps dans le pays, seulement quelques entrevues, très peu d’études qui ont été réalisées sur les hommes dans ce pays, etc.&lt;br /&gt;Si on tente de résumer la situation des hommes en Turquie, sans doute que la réalité géographique représente une bonne analogie. La Turquie est située à cheval entre l’Europe et l’Asie, entre l’Occident et l’Orient. Plusieurs personnes l’ont exprimé en notant que la situation est différente à l’est et à l’ouest du pays, ou encore entre le nord et le sud, aussi bien qu’entre la ville et la campagne. Bref, la Turquie est à cheval entre ce que plusieurs appellent la « modernité » et la « tradition ». Ainsi, on peut se retrouver à Istamboul par exemple, une ville moderne, où les hommes partagent plus facilement les tâches ménagères, souvent les femmes travaillent, etc., alors que d’autres milieux sont beaucoup plus conservateurs. Un homme d’Istamboul, plutôt « moderne » si on peut dire, disait qu’il s’est rendu compte de la différence lorsqu’il a fait son service militaire et s’est retrouvé à partager la vie quotidienne avec des hommes venant de tous les coins de la Turquie. &lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jQtQEKahI/AAAAAAAAAsM/8RkzgEHMqeg/s1600-h/2+hommes+ds.rue+1+Istambul.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186124446742243858" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jQtQEKahI/AAAAAAAAAsM/8RkzgEHMqeg/s200/2+hommes+ds.rue+1+Istambul.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs personnes nous ont aussi noté leurs inquiétudes concernant le gouvernement actuel plus conservateur, qui, semble-t-il, remet en question la sécularité de l’État et favoriserait que les femmes demeurent à la maison et portent le foulard islamique. Certains y voient un retour en arrière et une menace aux avancées des femmes réalisées au cours des dernières décennies, mais aussi un frein dans la démarche pour atteindre les critères pour faire partie de l’Union européenne. Dans ce débat politique se retrouve cette polarité : se rattacher à l’Europe ou au Moyen Orient.&lt;br /&gt;Cette dualité (modernité / tradition; ville/campagne) se voit à plusieurs égards : par exemple, une étude sur les représentations dans les manuels scolaires met en évidence que les images et les situations dont on fait état dans ces livres sont essentiellement des représentations de la classe moyenne urbaine, d’ailleurs même plus proche du modèle européen ou nord-américain où les familles vivent dans des maisons individuelles (Ustungad, 2001). Pourtant plus de la moitié de la population du pays vit en milieu rural et la population urbaine vit habituellement dans des tours à appartements. Dans plusieurs villes, notamment Istamboul, Eskisehir et Ankara, les anciennes maisons individuelles parfois centenaires et davantage sont rasées pour laisser place à la construction de grands édifices à appartements multiples. Aussi, la population rurale est &lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jWaQEKamI/AAAAAAAAAs0/w4L9NurVcIA/s1600-h/cireur+souliers+Istambul.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186130717394496098" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jWaQEKamI/AAAAAAAAAs0/w4L9NurVcIA/s200/cireur+souliers+Istambul.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;décrite dans ces livres comme de l’époque des grands-parents, une époque qui semble dévolue, et que la modernité se trouve dans les villes. De même, les hommes sont dépeints dans ces livres scolaires en situation de pouvoir et les femmes en relations avec les tâches domestiques (Ustungad, 2001). Bref, des représentations des rôles de genre qui demeurent encore très stéréotypées. Bien sûr, cela n’empêche pas que dans les faits, la plupart des cadres dans les entreprises et la fonction publique sont des hommes et que les femmes occupent habituellement des positions subalternes lorsqu’elles sont au travail (Poyraz Dogan, 2008).&lt;br /&gt;Dans la même veine, plusieurs personnes nous ont indiqué que dans la vision traditionnelle, une fille devient femme lorsqu’elle se marie. Un sondage rapporte d’ailleurs que 32% des jeunes hommes urbains pensent toujours ainsi (?, 2008). Alors que, selon cette conception traditionnelle, un garçon devient un homme après avoir fait son service militaire. Le même sondage indique que 26,3% des jeunes femmes en milieu urbain pensent ainsi en 2008. Rappelons que le service militaire est obligatoire pour tous les hommes. Il doit être accompli entre 18 et 20 ans pour une période de 15 mois mais il peut être reporté à la fin des études universitaires pour ceux qui se rendent à ce niveau. Il est alors plus court (5 mois) mais il doit cependant être réalisé avant l’âge de 30 ans. Plusieurs personnes rencontrées se sont montrées en désaccord avec le service militaire obligatoire. Habituellement, nous a-t-on dit, les gens s’attendent à ce qu’un homme se marie peu après son service militaire et les pressions vont en ce sens. On s’attend aussi à ce que le couple ait des enfants dans les quelques années qui suivent. Traditionnellement, les filles devaient tisser cinq ou six beaux tapis en prévision de leur mariage. Ces tapis constituaient une forme de dot alors que le garçon devait, pour sa part, lui offrir des bijoux en or. De nos jours, cette tradition se perd, semble-t-il, alors que de plus en plus de filles travaillent et n’ont plus le temps pour tisser des tapis. Les couples se marient plus tardivement aussi, surtout en ville, et attendent généralement d’avoir de bons emplois pour se marier. Cependant, plusieurs femmes cessent de travailler une fois qu’elles sont mariées ou encore avec l’arrivée du premier enfant, peu importe la formation suivie, de telle sorte que près des trois quarts des hommes (72,3%) occupent un emploi à l’extérieur du foyer comparativement au quart seulement chez les femmes (25,4%) (Sancar &amp;amp; Bulut, 2006). Il n’est donc pas surprenant que 71% des jeunes femmes et des jeunes hommes en milieu urbain pensent, en 2008, que les tâches ménagères et la cuisine sont des tâches féminines (?, 2008). Cependant, le même sondage rapporte qu’autant les jeunes hommes que les jeunes femmes considèrent l’éducation des &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_ja5wEKawI/AAAAAAAAAuE/U4BwXZDlfJk/s1600-h/homme+et+sa+fille+Istanbul.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186135656606886658" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_ja5wEKawI/AAAAAAAAAuE/U4BwXZDlfJk/s200/homme+et+sa+fille+Istanbul.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;enfants de même que les relations avec le voisinage comme étant des tâches partagées. Cette réponse est un peu surprenante à première vue étant donné que la participation des hommes aux rencontres prénatales ou encore à la naissance de leur enfant n’est pas coutume dans ce pays. Cependant, il semble y avoir une bonne ouverture au changement sur ce plan puisque les programmes qui ont été mis sur pied, dont à Istamboul et à Izmir, auprès des hommes qui attendent un enfant semblent avoir reçu un très bon écho, particulièrement quand il y a un effort particulier qui est fait pour les rejoindre, notamment dans le milieu de travail à partir des médecins industriels (Blaney, 1997; Sahip &amp;amp; Molzan Turan, ?). Blaney rapporte aussi les effets positifs d’inviter les hommes aux entrevues relatives à une interruption volontaire de grossesse (IVG). Bref, ce sont là quelques rares expériences de travail plus spécifique auprès des hommes et la réponse semble avoir été positive.&lt;br /&gt;Par ailleurs, l’intérêt porté à l’éducation des filles est nettement en progression. Ainsi, en 2004, si le taux d’alphabétisation chez les 15 ans et plus est de 79,6% chez les femmes et nettement plus élevé chez les hommes (95,3%), l’écart est beaucoup moindre entre les deux sexes chez les jeunes de 15 à 24 ans, soit 93,3% chez les filles comparativement à 95% chez les garçons. De plus, les filles forment maintenant 41,2% des étudiants à l’université (Sancar &amp;amp; Bulut, 2006). À l’Anadolu University que nous avons visitée, elles sont en majorité.&lt;br /&gt;Cela donne une bonne image de la progression récente et des efforts gouvernementaux depuis les années 2000. Il faut dire que ce n’est que depuis 2002 que le Code civil a été amendé pour abolir suprématie du mari et reconnaître la pleine égalité des conjoints (Sancar &amp;amp; Bulut, 2006). C’est aussi à partir des années 2000, surtout en 2004, que des mesures ont été prises en matière de violence conjugale. Ainsi, une recherche effectuée en 1996 à Ankara rapportait que très peu de femmes faisaient appel à la police (1% seulement) en cas de violence conjugale parce qu’elles n’avaient pas confiance qu’elles pourraient être aidées. La recherche notait que, malheureusement, leur présupposé à cet égard était vrai (Ilkkracan, 1996). Lors d’un récent colloque sur la violence conjugale en Turquie, une conférencière notait que cette violence trouve certaines assises dans la culture turque alors que la ministre responsable indiquait que son gouvernement mettrait en place des programmes pour sensibiliser les hommes dans les mosquées et l’armée (Akyol, 2007). Il semble aussi que l’utilisation de joueurs de football pour dénoncer la violence faite aux femmes ait eu un impact (UNFPA, 2007). Il faut dire aussi qu’au cours des années 2000, le gouvernement a pris différentes positions pour interdire les « meurtres d’honneur », cette vieille pratique qui voulait qu’une femme puisse être tuée pour son comportement jugé « immoral ». Cela pouvait être d’avoir eu des relations extraconjugales, d’avoir refusé de se plier à un mariage arrangé, d’avoir demandé le divorce, ou simplement d’avoir « fleurté » avec des hommes, ou même, selon les paroles utilisées, de « s’être adonnée » (!) au viol, etc. Le meurtre était alors perpétré par un membre de la famille pour soit disant « sauver la famille de la honte » (Sancar &amp;amp; Bulut, 2006). Cela montre bien que la Turquie part de loin en matière d’égalité de droits entre les genres. Cependant, des groupes de défense de droits considèrent que les efforts du gouvernement demeurent limités puisque les amendements de 2004 au Code criminel permettent quand même d’invoquer le « crime d’honneur » pour obtenir une réduction de sentence, ce qui représente, bien entendu, une violation importante des droits humains, nommément ceux des femmes. Dénonçant cette situation, un regroupement de 26 ONG rapportait de plus qu’au cours de la première moitié de l’année 2004, plus de sept dossiers de « crimes d’honneur » se sont déroulés en Turquie (WWHR, 2004). Le même regroupement dénonce aussi le fait que toutes les mesures légales n’ont pas été prises pour empêcher de procéder à un « test de virginité » de telle sorte que cela peut se pratiquer (et se pratique encore semble-t-il) dans des cabinets médicaux à la demande des familles, sans le consentement explicite des femmes concernées. Cela montre aussi la pression très forte exercée sur les filles pour ne pas qu’elles aient de relations sexuelles avant le mariage. Plusieurs nous ont dit cependant que ces pratiques ont fortement tendance à changer et que les filles sont plus émancipées maintenant.&lt;br /&gt;En 2005, l’espérance de vie des hommes à la naissance était de 67,3 ans, soit plus de dix ans de moins que celle des femmes établie à 77,9 ans (Sancar &amp;amp; Bulut, 2006). Il faut dire que c’est le pays où on a observé le plus grand nombre de fumeurs, et ce sont presque essentiellement des hommes qui fument, l’usage de la cigarette étant mal vu pour une femme. Par ailleurs, un peu comme on observe dans les pays occidentaux, les hommes sont plus réfractaires à demander de l’aide lorsqu’ils en ont besoin (Turkum, 2005).&lt;br /&gt;Par ailleurs, toutes les personnes avec lesquelles nous en avons discuté nous ont dit que l’homosexualité est très cachée en Turquie. Le fait que les hommes sont très chaleureux entre eux, se prennent bras dessous bras dessous ou partagent facilement un logement ou même le lit, ne permet pas de distinguer facilement si deux hommes sont homosexuels ou hétérosexuels. D’ailleurs, un homme nous a dit que les Turcs sont beaucoup moins homophobes que les Occidentaux, mais plus hétérosexistes. Aussi, ceux qui sont homosexuels restent, nous dit-on, très discrets car l’homosexualité demeure mal vue. Une recherche réalisée à l’Université d’Istamboul rapporte que les gays dans cette ville intègrent de plus en plus une identité gaie comparable à ce qui se vit dans les pays occidentaux. On retrouve notamment une association de défense de droits, Lambda Istambul et quelques bars. Les Turcs distinguent, rapporte cette recherche, deux types d’hommes homosexuels : le type « ibne », plutôt passif et efféminé, sujet aux railleries, à la stigmatisation et au « gay bashing », et le type « kulampara », plutôt actif et masculin. Bien sûr, ce deuxième type passe plus inaperçu. Il n’en demeure pas moins que la Turquie, sur cette question comme sur d’autres d’ailleurs, se distingue des autres pays à forte concentration musulmane avec une certaine tolérance à l’homosexualité (Taylor-Martin, 2003). À ce propos, Taylor-Martin rappelle que l’un des chanteurs les plus populaires de Turquie, Bulent Ersoy, est un transsexuel et qu’un écrivain très populaire, Murathan Morgan est connu pour être homosexuel. Elle rapporte aussi un militant qui considère que les relations sexuelles entre hommes sont aussi liées au fait que les relations sexuelles avec les femmes ne sont permises, bien que cela a tendance à changer, que dans le cadre du mariage seulement. Bref, sur ce plan aussi, la Turquie se situe à cheval entre l’Occident et l’Orient : un mouvement gai émergeant en ville et une réprobation encore présente de l’homosexualité.&lt;br /&gt;Plus que partout ailleurs, les hommes Turcs semblent en recherche. Lorsque nous les questionnions sur les réalités masculines, très rapidement ils nous adressaient les questions du type : Comment sont les hommes ailleurs ? Comment situez-vous les hommes Turcs ? Comme un besoin de se situer entre les deux mondes (occidental et oriental) autour desquels ils gravitent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous reste à remercier très sincèrement toutes les personnes qui nous ont accueillis généreusement et nous ont permis de saisir toute l’hospitalité typique des hommes et des femmes de la Turquie. D’abord ma collègue Sibel Turkum de l’Anadolu University d’Eskisehir et l’équipe de son département ainsi que Mithak Bilik et Firat Derin du Bureau international. Les familles Servas qui nous ont reçus : Jaki, Sercan, leur ami Gadas, et les amis en visite; de même que Tugrul et Osge, son frère, son père et son cousin.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jVngEKalI/AAAAAAAAAss/tuYkn0VAmPM/s1600-h/ciel+Istanbul.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186129845516134994" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jVngEKalI/AAAAAAAAAss/tuYkn0VAmPM/s200/ciel+Istanbul.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Références&lt;br /&gt;Akyol, M. (2007). Men, not women, should be ashamed of domestic violence. Turkish Daily News, December 8, 2007.&lt;br /&gt;Blaney, C.L. (1997). Involving men after pregnancy. Network,17 (4). Family Health International.&lt;br /&gt;The British Council – Cultural studies courses (1996). Gay identities, communities and places in the 1990s in Istambul. Istambul University. FDisponible sur Internet à www.gayidentities.html.&lt;br /&gt;Ilkkaracan, P. (1996). Domestic violence and family life as experienced by Turkish immigrant women in Germany. Istambul. Women for women’s human rights reports no. 3. Disponible sur Internet.&lt;br /&gt;Poyraz Dogan, Y. (2008). Male executives, female staff dominate Turkish financial scene. Sunday’s Zaman. 03-02-2008. Disponible sur Internet.&lt;br /&gt;Sahip, Y. &amp;amp; Molzan Turan, J. (?). Education for expectant fathers in workplaces in Turkey. Journal of Biosocial Science.&lt;br /&gt;Sancar, S. &amp;amp; Bulut, A. (2006). Turkey: Country Gender Profile. Disponible sur Internet&lt;br /&gt;Ustungad, N. (2001). A review of the 1-3 grade school books in Turkey accordoing to the human rights and gender equality criteria. Istambul: Human Rights Resource Centre, Women for women’s human rights reports. Disponible sur Internet.&lt;br /&gt;Taylor-Martin, S. (2003). Floridian: A city comes out. St-Petersburg Times, January 17, 2003.&lt;br /&gt;Turkum, A.S. (2005). Who seeks help? Examining the differences in attitude of Turkish university students toward seeking psychological help by gender, gender roles, and help seeking experiences. The Journal of Men’s Studies., 13 (3) 389-401.&lt;br /&gt;Women for Women’s Human Rights (WWHR) (2004). Shadow NGO Report on Turkey’s Fourth and Fifth combined Periodic Report to the Committee on the Elimination of Discrimination against Women. Istambul: Human Rights Resource Centre, Women for women’s human rights reports. Disponible sur Internet.&lt;br /&gt;UNFPA (2007). It Takes a Country: Turkey’s Concerted Efforts to Stop Violence Against Women. Available on Internet at UNFPA News.mht.? (2008). Urban young people are exposed to violence in the family. Turkish Daily News. February 14, 2008.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8507802020714847873-788175107220264554?l=gtjmdenvoyage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gtjmdenvoyage.blogspot.com/feeds/788175107220264554/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8507802020714847873&amp;postID=788175107220264554' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8507802020714847873/posts/default/788175107220264554'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8507802020714847873/posts/default/788175107220264554'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gtjmdenvoyage.blogspot.com/2008/04/la-turquie.html' title='La Turquie'/><author><name>Gilles Tremblay et Jeanne-Mance Dallaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01334462351712757340</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmnpkAa85I/AAAAAAAAA1A/qa--lgIvXcc/S220/GTjmd+Taj1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R_jeuwEKa4I/AAAAAAAAAvE/0AviHiixctc/s72-c/pont+Asie+Europe+1Istambul.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8507802020714847873.post-1874338178523859502</id><published>2008-03-06T15:02:00.081-05:00</published><updated>2008-03-10T13:16:40.179-04:00</updated><title type='text'>21e envoi : L’Afrique du Sud</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt; &lt;strong&gt;21e envoi : L'Afrique du Sud&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;De Shanghai, nous avons pris l’avion avec une escale de neuf heures à Hong Kong pour arriver le lendemain à Johannesbourg après presque 13 heures de vol pour une autre escale et enfin Cape Town. Bref, un long périple. Heureusement, nous avions profité du « lounge » à Hong Kong avec salle de repos, massage, Internet, buffet à volonté.&lt;br /&gt;L’Afrique du Sud est un pays très complexe tant par sa diversité culturelle, sa population et sa situation politique. Il nous apparaît donc important d’exposer quelques éléments de l’histoire de ce pays sans pour autant en donner un cours exhaustif. Ces quelques notions d’histoire permettront de mieux saisir ce que nous décrirons dans ce blog. L’Afrique du Sud est un pays fondé par les Hollandais vers le milieu du 17e siècle afin de servir d’escale dans les voyages en Inde. Cela prenait trois mois pour arriver d’Europe puis trois autres mois pour se rendre en Inde. L’arrêt en Afrique du sud, notamment à Cape Town, permettait le ravitaillement en nourriture e&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VK3ohxkvI/AAAAAAAAAnU/YxM2XgaYC6Y/s1600-h/femme+bebe+dos+Jburg.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176125666364592882" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VK3ohxkvI/AAAAAAAAAnU/YxM2XgaYC6Y/s200/femme+bebe+dos+Jburg.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;t en eau potable. Les Hollandais ont importé plusieurs esclaves à partir des Philippines, de Malaisie et de d’autres pays. Ces esclaves n’avaient aucune langue commune, pas plus qu’ils ne parlaient Hollandais comme leurs maîtres. Au fil des ans, ils ont inventé un langage afin de communiquer entre eux soit l’Africaan, fortement issu du Hollandais, mais quand même différent. Cette langue demeure l’une des langues officielles du pays, elle est parlée principalement par les Sud-Africains d’origine hollandaise et certains « Coloureds ». Lors de l’Apartheid, c’était la langue imposée à tous. En fait, aujourd’hui, c’est la 3e langue en importance dans le pays, parmi les 11 langues officielles. Par la suite, les Anglais se sont imposés, notamment avec la Guerre des Boers, de telle sorte que, à l’époque, les Afrikaaners (Hollandais) se sont retranchés vers le centre et le nord du pays, notamment dans ce qui est aujourd’hui la province appelée Free State. Les autres Européens (Français, Portugais, Espagnols, Allemands) qui sont venus s’installer par la suite se sont surtout intégrés à ceux qui parlent Anglais. L’Anglais est actuellement la 4e langue en importance au pays. Ainsi, ceux qu’on nomme les « Whites » sont regroupés principalement en deux sous-groupes les « Englishs » et les « Afrikaaners ». Ils forment environ 9,2 %de la population de l’Afrique du Sud, selon l’estimé pour 2006 (Wikipedia); la plus forte proportion se retrouve dans la province du « Western Cape ». De plus, les « Whites » ont aussi importé une main d’œuvre de l’Inde, notamment parce que les Indiens étaient réputés pour leurs qualités dans le travail des plantations de canes à sucre. Ce n’est donc pas pour rien que c’est en Afrique du Sud, notamment à Durban, que l’on retrouve la plus importante communauté indienne en dehors de l’Inde. Les Indiens forment environ 2,5% de la population totale (Wikipedia). Plus encore, au fil des ans, les Européens venus s’installer en Afrique du Sud ont peu à peu formé des mariages mixtes avec des anciens esclaves ou encore avec des Indiens, de telle sorte que cette population mixte représente aujourd’hui environ 8.9% de la population totale (Wikipedia). Ils forment ce qu’on appelle ici les « Coloureds ». Puis il y a la majorité issue de populations venant plus au nord, originant notamment des Ngunis. Cette population noire, dite « Blacks », forme 79,5% de la population (Wikipedia). Elle est elle-même divisée principalement en neuf ethnies qui possèdent chacune sa culture bien à elle. Ces ethnies ont des langues diverses, mais relativement semblables de telle sorte que sans parler la langue de l’autre ethnie, les gens nous disent qu’ils peuvent comprendre. Cependant, il semble y avoir certaines frictions entre les diverses ethnies. Nous avons été en contact surtout avec des Xhosas (il faut prononcer le Xh comme un K en tapant la langue) et des Zulus. Les Zulus forment 21% de la population, les Xhosas, 17% et les Sothos 15%, tandis que les autres ethnies (Tswana, Venda, Ndebele, Swasi, Pedi et autres) sont en plus faible nombre (Wikipedia). Tout le monde apprend l’Anglais à l’école. De telle sorte que nous n’avons eu aucune difficulté à comprendre, à nous faire servir et répondre en anglais. Cela était nettement plus facile pour nous qu’en Chine et qu’au Japon à cet égard.&lt;br /&gt;Sur le plan politique, on ne peut parler de l’Afrique du Sud sans mentionner l’&lt;strong&gt;Apartheid&lt;/strong&gt; et nous en avons beaucoup entendu parler tant par les « Whites » que par les « Blacks ». L’Apartheid a existé de 1948 à 1994, soit au moment où Nelson Mandala a pris le pouvoir (à certains endroits on parle de 1990 puisque dès 1990, le gouvernement « White » au pouvoir a dû concéder bien&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VPa4hxk8I/AAAAAAAAAo4/2gn2v-3Y4QI/s1600-h/passeport+noir+Jburg.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176130670001492930" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VPa4hxk8I/AAAAAAAAAo4/2gn2v-3Y4QI/s200/passeport+noir+Jburg.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; des choses et peu à peu le régime s’est effrité jusqu’à la victoire de l’ANC). Le mot « Apartheid » vient de l’Africaan et signifie « vivre à part ». Ce régime politique établissait les droits civils, économiques et politiques en fonction de la couleur de la peau. Notamment, le droit de choisir le gouvernement, soit un droit des plus élémentaires et des plus importants que nous puissions avoir, était essentiellement réservé aux « Whites ». Plus la couleur de la peau était foncée et moins la personne avait de droits. Juste pour vous donner l’ampleur de ce régime, nous vous donnons quelques exemples de discrimination qu’ont vécue les « Non-Whites ». Par exemple, une loi spécifiait le territoire alloué à chaque groupe de population (« Whites », « Blacks », « Coloureds » et « Indians ») avec des contrôles d’entrée et de sortie. Ainsi, les Townships sont des territoires qui ont été créés pour forcer (le mot n’est pas trop fort) les « non-Whites » à quitter les endroits occupés par les « Whites ». Entassés dans des logements trop petits et de très mauvaise qualité, sans service, souvent sans toilette ni douche, ces townships sont devenus (et sont toujours) des zones de pauvreté extrême où les gens doivent affronter plusieurs problèmes sociaux comme la violence, l’alcoolisme, la drogue, le SIDA/VIH. Par exemple, le taux global pour le pays de personnes séropositives atteint, selon les données de 2000, 20% de la population, les femmes étant davantage touchées de telle sorte que 31% des femmes enceintes sont porteuses du VIH (Wikipedia). L’Afrique du Sud occupe le 2e rang sur le plan international en matière de d’assaut sur la personne, de meurtres et de viols. On s’en doute, la situation est pire dans les townships. Les quelques « Blacks » qui ont résisté à l’expulsion ont tout simplement été tués. Nous avons visité deux townships, soit &lt;strong&gt;Langa&lt;/strong&gt;, le plus ancien township de l’Afrique du Sud, et &lt;strong&gt;Soweto&lt;/strong&gt;, le plus populeux. Ces divisions selon la couleur de la peau portaient sur toutes les sphères de la vie. Par exemple, un chauffeur de taxi nous racontait qu’il n’avait pas le droit de faire monter une personne blanche et s’il se faisait prendre à le faire (ce n’était que des étrangers qui acceptaient d’embarquer dans un taxi conduit par un « Black »), on le punissait sévèrement. Des « Coloured » nous ont raconté que les places étaient identifiées dans les autobus, quelle personne pouvait s’asseoir où, en fonction de la couleur de sa peau. Bref, un régime de discrimination systématique de toutes les personnes « Non-Whites », mais qui établissait aussi des niveaux de discrimination différents, selon que la peau était plus ou moins foncée, histoire de mieux diviser pour régner.&lt;br /&gt;Les traces de l’Apartheid sont énormes même si aujourd’hui tout le monde a les mêmes droits. Par exemple, même si la division territoriale a été abolie, dans les faits, bien des gens n’ont pas déménagé de lieu de résidence pour autant. Ainsi les quartiers demeurent largement avec des concentrations très spécifiques selon la couleur de la peau. Par exemple, comme le revenu moyen demeure encore beaucoup lié à la couleur de la peau, le lieu de résidence va de même. Ce n’est donc pas étonnant que l’on ait vu des écoles fréquentées exclusivement par des enfants « Whites » compte tenu que ce sont presque toutes des familles de « Whites » qui demeu&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9Qwh4hxkeI/AAAAAAAAAlU/co23h7z3d3w/s1600-h/gens+attendent+nourriture+Durban.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5175815230423405026" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9Qwh4hxkeI/AAAAAAAAAlU/co23h7z3d3w/s200/gens+attendent+nourriture+Durban.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;rent dans ce quartier. De plus, le taux de chômage est très élevé en Afrique du Sud, soit autour de 39,5%, selon plusieurs personnes qu’on a rencontrées, mais au sein de la population « blanche », il n’est, semble-t-il, que de 7 %, soit un taux comparable à celui au Canada. Nous avons vu quelque chose que nous n’avions jamais vu auparavant : des « Blacks » assis sur le trottoir alignés et attendre qu’on leur offre un emploi soit pour la journée ou la semaine ou qu’un organisme de charité leur donne à manger.&lt;br /&gt;On comprend que même si tout le monde est bien content de la fin de l’Apartheid, il reste encore beaucoup d’amertume. Un Xhosa nous disait : (nous traduisons en nos mots) « Nous avons obtenu l’égalité politique mais avant d’obtenir l’égalité économique, cela prendra encore plusieurs générations ». Lorsque nous avons questionné un Zulu à ce sujet, il nous a répondu (nous traduisons en nos mots) « On ne peut leur en vouloir car ce sont eux qui nous font travailler, qui contrôle l’économie et ont l’argent. On n’a pas le choix ». En fait, le développement de l’économie a beaucoup été réalisé à partir d’entreprises dirigées par des « Whites ». Encore aujourd’hui, ce sont eux qui possèdent la richesse, qui sont propriétaires des grandes entreprises, des restaurants, et donc &lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9RMdohxkmI/AAAAAAAAAmQ/gGs1cc5R9bk/s1600-h/maison+bord+de+mer+Cape+Town.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5175845943734538850" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9RMdohxkmI/AAAAAAAAAmQ/gGs1cc5R9bk/s200/maison+bord+de+mer+Cape+Town.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;qui ont la possibilité de vivre dans les plus beaux quartiers, d’avoir les plus belles maisons, que leurs enfants aillent dans des écoles privées, etc. Par ailleurs, un Afrikaaner nous a beaucoup émus quand il a dit (encore une fois c’est une traduction bien libre) « Quand j’étais petit garçon, mes parents me disaient de ne pas aimer les « Blacks », je ne savais pas ce que cela voulait dire. Maintenant, je peux mesurer l’impact de ce régime et comment il a nui au développement du pays ». Pour tous les gens que nous avons rencontrés, Nelson Mandala fait l’unanimité, peu importe la couleur de la peau. Les gens nous ont dit : « Nelson Mandala a fait un travail magnifique », « Nelson Mandala est le plus grand homme que je n’ai jamais rencontré », « Nelson Mandala nous a donné la liberté ». Cet homme demeure impressionnant : malgré 27 ans en prison, il est demeuré centré sur son objectif : travailler à la construction d’un pays sans discrimination au sein de lequel tous travaillent ensemble, le tout sans jamais laisser voir de rancœur malgré tout ce qu’il avait pu endurer. Quel homme! La période qui suit, l’après-Mandela, celle dans laquelle nous sommes maintenant, semble plus difficile. Certains commentaires des dirigeants actuels laissent bien des « Whites » perplexes et avec un sentiment que la discrimination s’inverse maintenant. Par exemple, lors de notre visite, le journal rapportait qu’un journaliste « White » avait été expulsé d’une rencontre que le Premier Ministre avait avec un groupes de journalistes « Blacks ». On nous a rapporté aussi que des « Whites » occupant des postes de direction sont fortement invités à prendre une retraite anticipée pour laisser la place à des dirigeants « Blacks » sans égard aux qualifica&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VIgohxkqI/AAAAAAAAAmw/eim5rKe3QtQ/s1600-h/belles+maisons+riches+Snady+Beach.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176123072204346018" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VIgohxkqI/AAAAAAAAAmw/eim5rKe3QtQ/s200/belles+maisons+riches+Snady+Beach.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;tions nécessaires, la couleur de la peau devenant à nouveau le critère de sélection. Ainsi, on comprend que certains « Whites » que nous avons rencontrés se sentent floués d’autant plus ceux qu’ils s’étaient battus contre l’Apartheid. Par ailleurs, des « Non-Whites » réagissent à ces commentaires sur le « racisme inversé » en disant que les « Whites » ont encore bien des difficultés à accepter de partager le pouvoir. Notamment, on nous a rapporté que récemment un jeune homme « White » de 17 ans aurait tiré à bout avec une arme à feu portant sur des personnes « Non-Whites » dans le Free State, exprimant ainsi de manière extrême la haine raciale qu’il porte. Le 2 mars, le journal rapportait divers incidents raciaux dont des gestes haineux envers les « Blacks » : deux étudiants « Whites » qui travaillaient à la cafétéria d’une résidence de l’University of the Free State qui se sont amusés à uriner dans le pot de thé avant de le servir à des étudiants « Blacks » (Govender, 2008), un directeur d’école « White » qui a traité des enseignantes « Blacks » de « babouins » (Mthethwa, 2008), bref des actes très offensants, parfois inimaginables. Les tensions demeurent toujours et il est sans doute difficile d’en arriver à un équilibre qui permette à la fois aux « Blacks » d’avoir une réelle place au soleil au même titre que les autres sans que les autres se sentent discriminés à leur tour. Ces quatre groupes (« Blacks », « Coloureds », « Indians », « Whites »), même s’ils font partie d’un seul et unique pays, demeurent profondément divisés. Ainsi, rarement, dans les villes visitées, nous avons vu un « White » avec un « Black » ni un « Coloured » avec un « White » ou un « Black ». Des chercheurs rencontrés insistaient sur le fait que la question raciale demeure un sujet de premier plan qui doit continuer d’être regardé de près. Bref, cela prendra sans doute encore quelques générations et aussi de bons leaders politiques pour réussir à recréer l’unité. D’ici là, on a parfois l’impression qu’il y a plusieurs « Afriques » du Sud, plusieurs pays en un. La phrase d’Oliver Tambo qui apparaît sur une grande affiche à l’aéroport de Johannesbourg demeure sans aucun doute d’actualité : « It is our responsability to break down the barriers of division and create a country where there will be neither Whites nor Blacks, just SouthAfricans, free and united in diversity”. Malheureusement, l’Afrique du Sud est donc encore loin de l’idéal de Nelson Mandela et d’Oliver Tambo.&lt;br /&gt;Encore une fois, nous voulons préciser que nous avons une vision partielle de l’Afrique du Sud par les trois grandes villes visitées : Cape Town (2,9 M d’habitants), Durban (2,5 M) et Johannesburg (3,2 M).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Cape Town&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Cape town, capitale législative, est une grande ville. Notre premier contact avec le pays a été Céline Dion. À l’aérop&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9BSZ8fwUBI/AAAAAAAAAjk/I7BgGJ2lY2M/s1600-h/affiche+1+Celine+Dion.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5174726577538224146" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9BSZ8fwUBI/AAAAAAAAAjk/I7BgGJ2lY2M/s200/affiche+1+Celine+Dion.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ort, de grandes affiches de Céline Dion qui commence sa tournée mondiale en Afrique du Sud. On la voyait partout. Même si elle n’est pas notre idole, voir Céline Dion en Afrique aurait été un événement. Malheureusement, nous n’avons pu avoir de billets. Il faut dire que sa tournée ne correspondait pas tout à fait à la nôtre. Elle arrivait dans une ville alors qu’on en sortait ou à quelque jours de différence. Elle a rencontré Nelson Mandela.&lt;br /&gt;Nous avons pris un tour organisé pour visite la ville. Nous avons particulièrement apprécié notre guide Garth Angus. C’est un Afrikaaner qui a sa propre entreprise de tourisme. C’est un homme d’une grande générosité qui nous a livré sa vision de l’Apartheid et qui nous a parlé de lui et de sa famille. C’est lors de cette tournée du centre-ville à pied que nous avons visité le musée consacré au &lt;strong&gt;District 6.&lt;/strong&gt; Il s’agit d’un quartier où vivait une très grande proportion de « Noirs ». Lors de l’Apartheid, le gouvernement a passé une loi exigeant que tous les « Noirs » quittent le quartier car dorénavant, comme tous les autres quartiers centraux, il serait réservé aux « Blancs ». On leur donnait un mois. Après un mois, les pelles mécaniques sont arrivées et ont rasé le &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9QtbYhxkYI/AAAAAAAAAks/xim4nFi2830/s1600-h/musee+pancarte+reservee+blancs.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5175811820219371906" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9QtbYhxkYI/AAAAAAAAAks/xim4nFi2830/s200/musee+pancarte+reservee+blancs.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;quartier. Le Musée du district 6 rappelle cet événement. Il est situé dans une église. Quand on y entre, on se sent obligée de garder un silence presque religieux tellement l’émotion est grande, de regarder les photos, de lire les témoignages. Il y a une grande toile où les gens qui habitaient ce quartier sont venus signer leur nom, l’adresse de leur maison et l’année. &lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9RB0ohxkgI/AAAAAAAAAlk/et0kQtJOOXM/s1600-h/musee+tapisserie+sigantures+Cape+Town.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5175834244243624450" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9RB0ohxkgI/AAAAAAAAAlk/et0kQtJOOXM/s200/musee+tapisserie+sigantures+Cape+Town.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;C’était en 1961, pas si loin quand même. Nous avons vu aussi la galerie à partir de laquelle Nelson Mandala a fait son premier discours devant des centaines de milliers de personnes à sa sortie de prison, le même message qu’il avait livré lors de sa condamnation 27 ans plus tôt. Nous vous livrons l’essentiel de son message :&lt;br /&gt;“I have fought against the White domination and I have fought against the Black domination. I have cherished the ideal of a democratic and free society in which all persons &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9QsqIhxkXI/AAAAAAAAAkk/0QaqhIGc5hQ/s1600-h/galerie+discours+Nelson+Cape+Town.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5175810974110814578" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9QsqIhxkXI/AAAAAAAAAkk/0QaqhIGc5hQ/s200/galerie+discours+Nelson+Cape+Town.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;live together in harmony and with equal opportunities. It is an ideal which I hope to live for and to achieve. But if needs be, it is an ideal for which I am prepared to die.” Nelson Mandala, 11 février 1990.&lt;br /&gt;Quand on lit ces lignes et que nous voyons comment évolue ce pays maintenant, on peut facilement conclure que l’Afrique du Sud est loin de cet idéal.&lt;br /&gt;Dans l’après-midi, nous nous sommes rendus au &lt;strong&gt;township Langua&lt;/strong&gt;, le plus vieux township d’Afrique du sud, avec un collègue de Garth. Ce collègue, Khonaye, a vécu dans ce township. La partie la plus importante du township est occupée par des maisons de type « townhouse », ce qu’on appelle en bon français des maisons de ville. Ce sont de petites maisons avec deux petites pièces. Une dame nous a fait visiter sa maison où elle demeure avec ses enfants et deux petits-&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9QvFohxkaI/AAAAAAAAAk8/9QeFtzD4yj8/s1600-h/township+madame+Langua.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5175813645580472738" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9QvFohxkaI/AAAAAAAAAk8/9QeFtzD4yj8/s200/township+madame+Langua.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;enfants : une pièce pour une chambre où ils couchent trois personnes et l’autre qui sert de cuisine, salon et chambre pour les trois autres personnes. Pas de salle de bain, l’eau courante vient d’un robinet dans la cours extérieure. Il s’agit d’une relativement bonne maison puisque bien d’autres familles vivent dans des conditions plus difficiles. Plusieurs maisons avaient été construites pour servir d’auberges (« hostels ») à des hommes des villages qui venaient travailler en ville. Cependant, faute de logements disponibles, ces « hostels » sont maintenant habités par des familles. Par exemple, nous avons vu une maison pas très grande habitée par 64 personnes. Notamment, trois familles se partageaient une chambre (environ 10’x10’) avec trois lits simples. Chaque famille (parfois de 3 ou 4 personnes) couchait dans un lit simple. Une cuisine commune est utilisée par ces 64 personnes. Nous sommes sortis de là en se disant « comment peut-on maintenir des êtres humains à ce niveau de pauvreté et de discrimination ? ». D’autres familles occupent un bidonville à la sortie du township. Il y a un projet de construction de 700 unités pour les familles. Cela ne comble pas les besoins. On nous a raconté que des familles brûlent leur maison pour se retrouver en haut de la liste des familles qui auront une unité. Chose aussi surprenante, le long de l’autoroute, les maisons que l’on voit sont relativement belles. Elles cachent les maisons de piètre qualité dont on a parlé de telle sorte que de l’extérieur, tout parait bien. De plus, en allouant des privilèges à certaines personnes, cela permettait de diviser les gens. Bref, cette visite, fort instructive certes, a remués nos cœurs de travailleurs sociaux.&lt;br /&gt;Nous avons aussi &lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VNPohxk0I/AAAAAAAAAn8/lTEtpk734Lo/s1600-h/jmd+jOHAN+cAPE+TOWN.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176128277704708930" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VNPohxk0I/AAAAAAAAAn8/lTEtpk734Lo/s200/jmd+jOHAN+cAPE+TOWN.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;fait la rencontre d’un guide touristique que j’avais (Jeanne-Mance) connu lors d’un cours de cuisine en Thaïlande. À ce moment-là, je lui avais demandé si je po&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9Qt7ohxkZI/AAAAAAAAAk0/89mHnokhYQc/s1600-h/poingouins+Cape+Town.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5175812374270153106" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9Qt7ohxkZI/AAAAAAAAAk0/89mHnokhYQc/s200/poingouins+Cape+Town.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;uvais le contacter lorsque nous serions en Afrique du Sud, et il n’avait pas hésité à me dire oui. Nous avons donc passé deux jours avec lui. Quel homme! Un homme qui nous a fait découvrir &lt;strong&gt;Cape Town&lt;/strong&gt; et les alentours dans ses plus beaux coins. Mais aussi qui nous a permis de le connaître avec ses belles qualités. Avec lui, nous avons visité notamment « Cape Point », la pointe la plus au sud-ouest du contient africain. Il s’agit de l’endroit où l’Océan Atlantique rejoint l’Océan Indien et où aussi les deux couran&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VLe4hxkxI/AAAAAAAAAnk/7E8oUL_k87I/s1600-h/gtjmd+pancarte+Cape+Town.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176126340674458386" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VLe4hxkxI/AAAAAAAAAnk/7E8oUL_k87I/s200/gtjmd+pancarte+Cape+Town.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ts se croisent, le Benguela qui est un courant froid et le &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9QoLYhxkPI/AAAAAAAAAjs/Tca9Wx0rKjI/s1600-h/coucher+soleil+avec+lumieres+Capetown.JPG"&gt;&lt;/a&gt;courant des Anguilles qui est un courant chaud. Johan nous a aussi permis de rencontrer un guide touristique Xhosa qui a bien voulu nous parler de sa culture. Il était passionnant à écouter : pendant plus d’une heure et demie, nous étions toute ouïe. Nous l’aurions écouté davantage mais nous devions partir. Johan nous a fait voir un parc où se retrouvent des milliers de pingouins. En route, nous avons la chance de voir des autruches à l’état sauvage, un élan et des antilopes. Pour finir la journée et le remercier, nous l’avons invité dans un chic restaurant semblable au Concorde à Québec avec vue sur la ville de Cape Town (pianiste, bonne bouffe et dessert flambé). Nous avons goûté a deux plats soit le springbuk et le kudu, tous les deux dans la famille des antilopes. &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VJt4hxktI/AAAAAAAAAnE/QQ0OMRSPOpY/s1600-h/dessert+flamb%C3%A9.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176124399349240530" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VJt4hxktI/AAAAAAAAAnE/QQ0OMRSPOpY/s200/dessert+flamb%C3%A9.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Délicieux! Je profite de ce moment pour vous dire que j’ai mangé du crocodile, aussi délicieux.&lt;br /&gt;Pendant notre séjour à &lt;strong&gt;Cape Town&lt;/strong&gt;, nous avons eu la chance de vivre dans deux familles servas.&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VHNIhxknI/AAAAAAAAAmY/agbUeyiAQQM/s1600-h/Anotinette+famille+Cape+Town.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176121637685269106" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VHNIhxknI/AAAAAAAAAmY/agbUeyiAQQM/s200/Anotinette+famille+Cape+Town.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; D’abord chez Antoinette et Clive qui sont très impliqués, de même que leur fille et son copain Joel, dans le cirque Zipzap. C’est un bébé du Cirque du soleil volant maintenant de ses propres ailes. Un peu comme pour d’autres projets semblables en Afrique, Zipzap a tout un volet social. Cette école de cirque recrute notamment des jeunes de la rue de même que des jeunes atteints du VIH. Ce projet fait des merveilles avec ces jeunes. Ils y apprennent des valeurs fondamentales : espoir, coopération, soutien, etc. Ils nous ont présenté un DVD réalisé lors du passage de la gouverneure générale du Canada, Michaelle Jean, quelques semaines auparavant. Ces jeunes sont vraiment fantastiques sur scène. Il semble que Michaelle Jean en avait les larmes aux yeux et sans doute avec raison. Ce cirque est né en 1992, soit avant l’entrée au pouvoir de Mandela, avant que les projets de collaborations entre « Whites » et « Blacks » soient bienvenus en Afrique du Sud. Ces gens sont des visionnaires. Clive entre autres nous disait que ce projet représente pour lui ce que doit être l’avenir de l’Afrique du Sud où les jeunes apprennent à collaborer entre « Blacks » et « Whites », indépendamment de la couleur de leur peau, pour construire un pays. C’est un idéal qui n’est sans doute pas si facile que cela à construire mais quel bel idéal! Nous voulons ici vous donner un exemple du travail magnifique qu’ils font. Le fils de Clive, Erin, alors qu’il était en sixième année dit a son père que dans sa classe il y a un jeune « noir » qui est très bon en gymnastique et qu’il devrait être dans le cirque ZIP ZAP. Alors son père dit demande lui son numéro de téléphone et je vais appeler ses parents afin qu’ils puissent venir dimanche voir le spectacle. Les parents et le jeune se rendent au spectacle et depuis ce temps ce jeune est dans le cirque. Ce qu’il faut ajouter, c’est qu’il vivait d’énormes difficultés scolaires : manque de motivation, difficultés d’apprentissage, etc. Maintenant à l’école, sa situation s’est beaucoup améliorée. C’est une belle histoire qui prouve encore que quand un jeune trouve sa voie, le reste vient tout seul.&lt;br /&gt;Puis nous sommes allés chez Recoice qui travaille à la Fondation Rhodes Mandela qui aide des jeunes à poursuivre des études universitaires sous la forme de bourses. Elle était professeure à l’Université à Durban. Voulant relever un autre défi, elle a pris ce nouveau poste. De son appartement, nous pouvions admirer les splendeurs de la ville et de la montagne, et aussi sentir la force des vents. Il faut dire qu’il vente souvent beaucoup à Cape Town, et des vents parfois très forts. La blague veut d’ailleurs que Cape Town peut connaître les quatre saisons en une seule journée. Cela indique jusqu’à quel point le temps peut changer rapidement.&lt;br /&gt;Nous avons visité le « Sonke Gender Justice Network », un groupe qui travaille à impliquer les hommes dans &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9QvrYhxkbI/AAAAAAAAAlE/O7L1xYwQn04/s1600-h/groupe+Sonke+gender+Cape+Town.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5175814294120534450" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9QvrYhxkbI/AAAAAAAAAlE/O7L1xYwQn04/s200/groupe+Sonke+gender+Cape+Town.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;la recherche d’égalité entre les hommes et les femmes. Ils ont développé du matériel très bien fait pour mobiliser les hommes sous le slogan « One man can ». Ils offrent divers ateliers et des campagnes de promotion portant sur l’engagement paternel, le partage des tâches domestiques, la prévention du VIH et la santé sexuelle, la violence envers les femmes, etc. Ils ont trois projets principaux : un avec les détenus, un autre avec les immigrants et le plus important, dans un township nommé Nyanga. Nous avons eu aussi la chance d’assister à un groupe de discussion qui avait lieu pour soutenir le travail d’un réalisateur qui prépare un vidéo-clip en prévention du VIH en faisant le lien avec la consommation d’alcool.&lt;br /&gt;J’ (Gilles) ai aussi eu la chance de rencontrer à Cape Town deux autres personnes pour mes recherches sur les masculinités. D’abord, Suren Pillay, un professeur-chercheur en sciences politiques dont les recherches portent sur la violence et la criminalité chez les jeunes hommes. Ses recherches mettent en évidence comment la violence devient un exutoire pour des jeunes qui n’ont pas d’espoir dans la vie : ils ont de piètres résultats scolaires, se retrouvent en chômage, vivent dans des conditions de logement lamentables, souvent les familles sont désorganisées, puis il y a une forte consommation d’alcool et voilà! Tous les ingrédients sont là pour que la violence éclate. Selon lui, il y a tout un travail à faire pour créer les conditions nécessaires pour que ces jeunes aient de l’espoir dans l’avenir. L’autre personne est Éli, un psychologue qui est aussi membre d’un même réseau que moi, la Society for the Psychological Study of Men and Masculinity, par le biais de lequel je suis entré en contact avec lui. Il m’a donné son point de vue de professionnel sur le terrain, aussi de quelqu’un intéressé au sujet depuis quelques années.&lt;br /&gt;Cape Town est entouré d’une montagne appelée la Table Mountain. Cette montagne magnifique est nommée ainsi parce que le somment est très plat comme une table. On la voi&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9QqRIhxkSI/AAAAAAAAAkE/6TAVZHyAL94/s1600-h/table+mountain+beaux+nuages.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5175808345590829346" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9QqRIhxkSI/AAAAAAAAAkE/6TAVZHyAL94/s200/table+mountain+beaux+nuages.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;t de partout peu importe où l’on se trouve. Ce qu’il y a de particulier de cette montagne, ce sont les nuages que l’on appelle la nappe. Une légende africaaner explique le phénomène en disant qu’un homme tentait d’entrer en compétition avec le diable en essayant de sortir de sa pipe plus de fumée que le diable en serait capable. Soyons sérieux maintenant. Les météorologues expliquent autrement ce phénomène. Le vent du sud-est attrape l’humidité à son passage lorsqu’il croise des courants avoisinants. Quand il frappe la Table Mountain à son sommet, il atteint un air frais dès qu’il atteint 900m au-dessus du niveau de la mer, alors cette humidité se condense sous la forme de nuages blancs. Alors les nuages se promènent sur le plateau et descendent de l’autre côté vers la ville pour se dissoudre dans la chaleur de l’air à environ 900 m. Comme vous pouvez voir la photo, ce n’est pas de la neige…sur la montagne mais des nuages qui descendent comme uen nappe.J’étais (Jeanne-Mance) avec une femme au pied de cette montagne et nous nous disions que nous n’avions jamais vu ce genre de phénomène auparavant. Avec les vents très forts, les nuages sont d’une telle vitesse.&lt;br /&gt;Nous avons dû faire quelques deuils ; Gilles et moi avions chacun une visite que nous voulions faire. Pour Gilles, c’était de monter sur la Table Mountain en téléphérique. Pour moi, je voulais aller visiter Robeen Island, là où Nelson Mendala a été emprisonné pendant 19 ans. Ni l’un ni l’autre n’avons pu réaliser nos projets. &lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9Q_VohxkfI/AAAAAAAAAlc/7paLadm4ttI/s1600-h/Robbenn+Island+loin+Cape+Town.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5175831512644424178" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9Q_VohxkfI/AAAAAAAAAlc/7paLadm4ttI/s200/Robbenn+Island+loin+Cape+Town.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le matin où nous nous sommes rendus afin que Gilles prenne le téléphérique, il était fermé à cause des vents très forts.&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9RFdIhxkhI/AAAAAAAAAls/oygbp1-CNbs/s1600-h/table+mountain+telepherique+Cape+Town.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5175838238563209746" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9RFdIhxkhI/AAAAAAAAAls/oygbp1-CNbs/s200/table+mountain+telepherique+Cape+Town.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Moi, je n’ai pu avoir de billets pour me rendre sur l’île qui est très en demande. Dommage ! Quand même, tout n’a pas été perdu puisque nous sommes allés à la plage. Dans la même journée, nous avons vu six dauphins, à moins de 15 pieds de nous, qui jouaient dans les vagues, une baleine, ce qui, parait-il, à ce moment-ci de l’année, est très rare, et pour finir, un magnifique coucher de soleil (pour celles et ceux qui nous suivent, vous connaissez ma (Jeanne-Mance) passion pour les levers et couchers de soleil). &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9QsRIhxkWI/AAAAAAAAAkc/OufPWAlysOU/s1600-h/jmd+coucher+soleil+sandy+beach.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5175810544614084962" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9QsRIhxkWI/AAAAAAAAAkc/OufPWAlysOU/s200/jmd+coucher+soleil+sandy+beach.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Enfin, nous avons rencontré aussi Fanuel Fish, un immigrant d’un pays plus au nord qui vend des sculptures en pierre de savon. Nous avons eu beaucoup de plaisir avec lui, cela se voit d’ailleurs sur la photo. Je n’ai pu résister à m’acheter un éléphant en pierre.&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9QrSYhxkUI/AAAAAAAAAkQ/iLJc1lIK_nw/s1600-h/gtjmd+vendeur+elephant+pierre+Cape+Town.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5175809466577293634" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9QrSYhxkUI/AAAAAAAAAkQ/iLJc1lIK_nw/s200/gtjmd+vendeur+elephant+pierre+Cape+Town.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Une brève rencontre d’une quinzaine de minutes mais combien agréable! Il faut dire que tous les vendeurs et vendeuses dans les petites boutiques sur St-Georges Mall et au marché de Longmarket sont tous des immigrants et des immigrantes de d’autres pays africains : Congo, Zimbabwe, Malawi, Rwanda, etc. Certains et certaines d’entre eux et elles parlent un excellent Français puisque c’est la langue de leur pays. D’ailleurs, à cet égard, il nous est arrivé une anecdote. Nous étions dans une boutique sur la rue. Nous regardions une chemise. La vendeuse nous dit en Anglais « Please, I will give you a good price; you are my first customers ». Entre nous, Gilles et moi nous disons que c’est toujours la même histoire, nous sommes toujours leurs premiers clients. La vendeuse nous répond cette fois-ci en Français, « Ah oui! c’est toujours la même histoire? ». Nous étions un peu gênés et un peu mal à l’aise de notre commentaire. Nous avons eu notre leçon pour les prochaines fois. Les productions artisanales qu’ils et elles vendent viennent de d’autres pays africains et non pas de l’Afrique du Sud. Certains nous ont parlé que leur intégration en Afrique du Sud n’est pas très facile. On peut sans doute comprendre quand on sait que le taux de chômage est très élevé, surtout chez les « Blacks ». Ces immigrants sont perçus comme étant en compétition pour un marché du travail fort limité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Durban&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Nous avons pris l’avion (un autre) pour nous rendre à &lt;strong&gt;Durban&lt;/strong&gt; à partir de Cap&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VOOohxk4I/AAAAAAAAAoY/7HRb_rEL14A/s1600-h/mer+vue+hotel+Durban.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176129360036467586" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VOOohxk4I/AAAAAAAAAoY/7HRb_rEL14A/s200/mer+vue+hotel+Durban.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;e Town. Nous avions réservé une chambre dans une auberge de jeunesse. L’auberge était propre, bien décorée à l’africaine, avec un bar-terrasse mais un peu loin du centre-ville, dans un quartier peu agréable. Nous devions prendre un taxi à chaque fois que nous voulions sortir du quartier. Nous faisons nos réservations à partir d’Internet. Vous comprendrez que c’est souvent difficile de choisir un hébergement qui correspond à nos besoins quand nous ne connaissons pas la ville. Mais à ceux et celles qui voyagent dans ce type d’hébergement, une bonne façon d’avoir une idée plus juste c’est de lire les commentaires des personnes qui ont utilisé les services de l’auberge en question. Bref, nous avons préféré changer d’endroit et chercher un hébergement mieux situé. Mais alors là, nous avons trouvé un très bel endroit : le Durban Spa. De type « timesharing », juste en face de la plage, il s’agit d’un petit appartement où nous pouvions faire la cuisine et nous mangions à la fenêtre devant l’océan Indien. Pas si mal n’est-ce pas? Je me levais à 5 heures pour admirer le lever du soleil sur l’océan. &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VUpIhxlJI/AAAAAAAAAqU/Yg2VwVJwj5U/s1600-h/soleil+debut+1+Durban.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176136412372767890" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VUpIhxlJI/AAAAAAAAAqU/Yg2VwVJwj5U/s200/soleil+debut+1+Durban.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176136867639301282" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VVDohxlKI/AAAAAAAAAqc/oW3ge0qFxSE/s200/soleil+debut+Durban.JPG" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VVzYhxlMI/AAAAAAAAAqs/A7hzgVIbu3s/s1600-h/soleil+mi+chemin+Durban.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176137687978054850" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VVzYhxlMI/AAAAAAAAAqs/A7hzgVIbu3s/s200/soleil+mi+chemin+Durban.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176138053050275026" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VWIohxlNI/AAAAAAAAAq0/hvNy2bhtL-4/s200/soleil+moitie+Dur+ban.JPG" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VsKYhxlTI/AAAAAAAAArk/bd8HCwERYNA/s1600-h/soleil+rond+1+Durban.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176162272370857266" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VsKYhxlTI/AAAAAAAAArk/bd8HCwERYNA/s200/soleil+rond+1+Durban.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VVzYhxlMI/AAAAAAAAAqs/A7hzgVIbu3s/s1600-h/soleil+mi+chemin+Durban.JPG"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le tout pour un prix d’un B&amp;amp;B et à peine plus que l’auberge de jeunesse. Nous avons beaucoup apprécié de demeurer plusieurs jours au même hôtel. Les gens viennent à nous connaître, à nous donner des conseils, à prendre soin de nous. À chaque fois que cela est arrivé, c’est comme-ci nous faisions partie du quartier. À la réception, on me (Jeanne-Mance) demandait comment j’allais, où était mon mari, ce que je faisais aujourd’hui. Par exemple, je (Jeanne-Mance) m’apprêtais à sortir avec mon cellulaire accroché à ma sacoche. Le type à la réception m’a dit que cela était plus prudent de le mettre dans mon sac. Plusieurs autres personnes nous ont signifié d’être prudents. Une journée, je devais aller à la banque. Je m’informe pour prendre un taxi. Le réceptionniste me dit : « Non, vous devriez prendre le transport public, il en vous coûtera 0.10$ au lieu de 7.00 $. Il m’explique avec la carte tout le trajet à faire. Finalement, je dis : « Ok je vais y aller en autobus et revenir en taxi ». Il répond : « Non, vous reviendrez en autobus, c’est facile et ne dites pas que vous allez essayer mais le faire ». En plus, le préposé aux bagages m’offre de venir me reconduire à l’arrêt de l’autobus et informe le chauffeur de ma destination. Ces autobus sont un peu particuliers. Ce sont des minibus bondés de personnes de couleur. Il y a le chauffeur et une autre personne qui interpelle le monde sur la rue pour les inviter à monter dans l’autobus. Comme il y a une grande compétition liée à ce genre de transport, on en a vus qui sifflaient, d’autres qui criaient, certains allant jusqu’à descendre de l’autobus et venir nous chercher. Le tout s’est bien déroulé autant l’aller que le retour dans cet autobus. Arrivée à l’hôtel, le réceptionniste était bien fier de moi. J’en profite pour mentionner qu’en aucun moment, je n’ai eu peur, ou sentie mal à l’aise sur le plan de ma sécurité. Je me promenais seule dans la ville sans aucune crainte en étant, bien sûr, très prudente et à des heures sécuritaires.&lt;br /&gt;Durban a la réputation d’être une ville dangereuse. Le premier soir que nous sommes arrivés dans cette ville, nous nous promenions à 20 heures sur le bord de la plage. Un poli&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VIOYhxkpI/AAAAAAAAAmo/bh-wS5yYAIc/s1600-h/barbel%C3%A9s+1+Jburg.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176122758671733394" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VIOYhxkpI/AAAAAAAAAmo/bh-wS5yYAIc/s200/barbel%C3%A9s+1+Jburg.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;cier nous a arrêtés en nous disant qu’il était dangereux de se promener à cette heure-ci. Il nous a gentiment offert de nous reconduire à notre hôtel à l’arrière de son véhicule, genre camionnette, arrière qui constitue… le panier à salade ! Nous n’avons pas eu de problème car nous étions super vigilants. Nous en reparlerons plus loin dans la section sur les hommes, certes le taux de criminalité est très élevé en Afrique du Sud, mais cela crée aussi une certaine paranoïa. La plupart des gens, comme ailleurs dans le monde, sont très gentils et nous n’avons pas senti cette violence puisque nous n’avons pas été témoins de quelque échauffourée ou bagarre ou vol que ce soit. En fait, ce qui est marquant, c’est que, dans les trois villes visitées d’ailleurs, les services et les maisons sont souvent barricadés. Les écoles sont entourées de barbelés, souvent on doit sonner pour entrer dans un commerce pour qu’on nous ouvre la porte grillagée, les entrées des cours des maisons sont grillagées et barrées en tout temps et souvent on voit des annonces (dans l&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VSI4hxlEI/AAAAAAAAAp0/IAtE0c94FcI/s1600-h/ruban+Sida.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176133659298731074" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VSI4hxlEI/AAAAAAAAAp0/IAtE0c94FcI/s200/ruban+Sida.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;es hôtels, les restaurants, etc.) sur les mesures de sécurité. Le centre d’information touristique de Durban a aussi une grande affiche et un dépliant sur cet aspect. Mais encore une fois, tout s’est très bien déroulé pour nous et, au contraire, chauffeurs de taxi, d’autobus, piétons à qui nous demandions des informations, les gens ont toujours été corrects et même souvent très gentils.&lt;br /&gt;À Durban, Gilles a travaillé beaucoup, en fait presqu’à tous les jours il avait soit une personne ou un groupe à rencontrer. Pendant ce temps, je faisais les petites boutiques, les petites courses à l’épicerie, repérer le bureau de poste. J’ai visité le petit &lt;strong&gt;musée de l’Apartheid&lt;/strong&gt;. J’ai aussi visité un parc ouvert le 1er décembre 2000 en l’honneur de Gugu Dlamini qui a été l’un des premiers à parler ou&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VQr4hxk_I/AAAAAAAAApM/x3C_2DZh8N4/s1600-h/Robert+Morrel+Durban.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176132061570896882" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VQr4hxk_I/AAAAAAAAApM/x3C_2DZh8N4/s200/Robert+Morrel+Durban.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;vertement de son infection au VIH. On y trouve dans ce parc l’énorme ruban symbole international du SIDA/VIH.&lt;br /&gt;La visite à Durban a été très productive sur le plan du travail. Je (Gilles) crois bien qu’on y retrouve le principal bassin de chercheurs et chercheuses sur les réalités masculines d’Afrique. J’ai d’abord rencontré Robert Morrell, professeur en éducation, sans doute le chercheur d’Afrique le plus connu sur le sujet. Robert a publié plusieurs textes sur le sujet, notamment pour l’Unesco. Il est en lien avec plusieurs des chercheurs connus comme Jeff Hern et Raywyn Connell. Il m’a aussi introduit à divers groupes dont Hope dont je parlerai plus loin, un centre de recherche avec lequel il contribue, notamment Victoria Hosegood que j’ai revue par la suite et un projet sur la paternité qui malheureusement est actuellement en période de &lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VR4ohxlDI/AAAAAAAAAps/1yAKG68yu74/s1600-h/Rob+Pattman+Durban.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176133380125856818" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VR4ohxlDI/AAAAAAAAAps/1yAKG68yu74/s200/Rob+Pattman+Durban.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;latence faute de fonds. Puis le lendemain, j’ai rencontré Rob Pattman, professeur en sociologie, qui collabore beaucoup avec Robert Morrell et il y avait aussi Deevia Bhana (éducation) qui fait partie de la même équipe de recherche que les deux Robert. Les échanges ont été fort constructifs. Il faut voir que Rob Pattman est particulièrement productif et qu’il travaille fort pour produire des textes qui sont adaptés aux réalités de l’Afrique su Sud sans toujours devoir se référer aux textes provenant des États-Unis ou encore du Royaume Uni. De plus, il soutient très fort la production de textes écrits par des chercheurs « Blacks » en particulier qui ont moins souvent la chance de voir leurs textes publiés. Deevia et Rob ont beaucoup insisté pour dire que la question de la race demeure un enjeu très important en Afrique du Sud qui ne doit pas être masqué. Cela est pour eux d’autant plus important que les conditions sociales des « Blacks » demeurent encore très difficiles même si l’Apartheid est complètement terminé depuis 14 ans.&lt;br /&gt;La rencontre avec la section de Hope Worldwide de Durban, prend la forme d’un groupe qui travaille auprès des hommes dans le cadre du programme « Men as partners ». Le groupe changera de nom sous peu pour s’appeler « Abalingani Gender Program », abalingani étant un mot Zulu qui signifie « égalité/amis ». À plusieurs égards, le groupe ressemble à ce que fait Sonke à Cape Town dont nous avons déjà parlé. D’ailleurs, ils utilisent en bonne&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VM64hxkzI/AAAAAAAAAn0/GquVwMwacp4/s1600-h/Hope+Durban.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176127921222423346" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VM64hxkzI/AAAAAAAAAn0/GquVwMwacp4/s200/Hope+Durban.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; partie le même matériel (trousse « One man can »). Cependant, l’échange a permis d’approfondir certains aspects plus spécifiques compte tenu que je connaissais déjà l’approche. Nous avons plus discuté de la réception du message. Les trois intervenants ont noté comment le message n’est pas si facile et que souvent les hommes rencontrés trouvent cela « un peu étrange ». Cela exige beaucoup de courage à ces hommes pour faire ce travail de sensibilisation dans un milieu où les rôles de genre sont très séparés et les pressions pour se conformer sont très fortes.&lt;br /&gt;Dans le même sens, la rencontre avec Victoria Hosegood du Human Science Research Centre a été tout aussi enrichissante. Vicky m’a particulièrement parlé de recherches que son équipe a menées auprès des familles de milieu rural touchées par le VIH/SIDA, particulièrement pour comprendre comment les pères interviennent dans ces situations, d’autant plus que les données démontrent que plus de femmes sont atteintes que d’hommes. C’est donc dire que dans certaines familles, c’est l’homme qui doit veiller aux tâches domestiques et les soins des enfants en plus de ses tâches usuelles parce que sa conjointe est trop malade. Bref, une condition qui oblige de changer les rôles prescrits par la culture.&lt;br /&gt;Enfin, nous avons aussi visité le &lt;strong&gt;Gay and Lesbian Community Health Centre de Durban&lt;/strong&gt;. Il s’agit d’un centre axé sur la santé sexuelle, surtout en matière de prévention du VIH/SIDA. Plusieurs de leurs activités s’adressent aux jeunes en général et dans les écoles en particulier. Ils les abordent en parlant de santé sexuelle et au cours des ateliers, ils traitent des réalités gaies et lesbiennes. Nous reparlerons plus loin sur ces réalités, réalités qui ne semblent pas si faciles d’ailleurs, en utilisant un contenu provenant de diverses sources. De plus, ce centre offre un service de counselling individuel sous la forme d’entrevues en face à face, au téléphone ou encore, et même beaucoup, par Internet. Il faut dire que la situation à Durban est très différente sur ce plan que celle de Cape Town. Cape Town est reconnue comme une destination touristique prisée par la communauté gaie internationale. À Durban, les conceptions à cet égard sont, selon plusieurs personnes, plus homophobes.&lt;br /&gt;Sous le conseil de Johan (notre ami de Cape Town), c’est à Durban que nous avon&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VOg4hxk5I/AAAAAAAAAog/Wy5MdJbh4yE/s1600-h/mrSopatis.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176129673569080210" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VOg4hxk5I/AAAAAAAAAog/Wy5MdJbh4yE/s200/mrSopatis.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;s pris un tour pour faire un &lt;strong&gt;safari&lt;/strong&gt;. On ne pouvait passer par l’Afrique du Sud sans faire de safari. C&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VLz4hxkyI/AAAAAAAAAns/UMjTx5V7oOY/s1600-h/hippopotames.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176126701451711266" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VLz4hxkyI/AAAAAAAAAns/UMjTx5V7oOY/s200/hippopotames.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;omme Gilles était beaucoup occupé, nous avons dû limiter le tour à une seule journée, donc une réserve plus proche de Durban. Un peu décevant ce tour! Les hippopotames et les éléphants n’étaient pas au rendez-vous. Les lions n’étaient pas dans le «wild life», ils avaient l’air à être dans un zoo. Nous avons cherché longtemps les girafes mais, quelle belle surprise, elles étaient six bien assises sur leurs pattes de derrière! Durant ce safari, nous avons visité un parc d’oiseaux prédateurs où nous avons eu droit à un spectacle. Sans en connaître la réputation, nous avions choisi a&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VNrohxk2I/AAAAAAAAAoI/_eh-IXbqPJs/s1600-h/lions.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176128758741046114" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VNrohxk2I/AAAAAAAAAoI/_eh-IXbqPJs/s200/lions.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;u hasard un opérateur de tour, le 1st Zulu Safaris (http://www.1stzulusafaris.co.za). Un type d’origine grecque, super sympathique. Il nous a offert un breuvage à son restaurant et croyez-le ou non, il m’a (Jeanne-Mance) prêté sa caméra Nikon au long zoom, outil indispensable lors d’un safari. Le lendemain, il nous a remis un CD avec les photos de la veille en plus de venir nous reconduire à l’aéroport. Une autre rencontre agréable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Johannesbourg&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;C’est la métropole de l’Afrique du Sud. Elle est souvent appelée de manière abrégée « Joburg ». Nous avons logé dans une petite auberge de jeunesse qui est en fait l’ancienne maison familiale du propriétaire. Cette auberge est bien tenue mais un loin de tout.&lt;br /&gt;Puis, le samedi, nous avons rencontré un membre servas, Vaughan,&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VKlYhxkuI/AAAAAAAAAnM/q-3q4-gouVw/s1600-h/famille+Vaughan+Jburg.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176125352831980258" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VKlYhxkuI/AAAAAAAAAnM/q-3q4-gouVw/s200/famille+Vaughan+Jburg.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; qui recevait aussi ses parents en visite de Cape Town. Ils nous ont amené visiter &lt;strong&gt;Soweto&lt;/strong&gt;. Soweto est non seulement le plus grand township de l’Afrique du Sud (4 M d’habitants), mais il a surtout été le centre de la résistance contre l’Apartheid. Nelson Mandela et Desmond Tutu y ont demeuré. Nous sommes arrêtés surtout au musée dédié aux évènements du 16 juin 1976. Les étudiants de tous les niveaux et les travailleurs ont manifesté pacifiquement contre l’utilisation exclusive de l’Afrikaan comme langue d’instruction malgré une répression très dure de la police. Tous les élèves se sont présentés à l’école en uniforme comme d’habitude et à 10h00 exactement, au lieu de prononcer la prière usuelle, ils et elles ont entonné un chant de libération et se sont regroupés pour une marche p&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VQNYhxk-I/AAAAAAAAApE/4W1efvWiwPk/s1600-h/photo+Hp+et+soeur+Soweto.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176131537584886754" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VQNYhxk-I/AAAAAAAAApE/4W1efvWiwPk/s200/photo+Hp+et+soeur+Soweto.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;acifiste. On revoit la célèbre image de Hector Pieterson, ce jeune étudiant de 13 ans abattu par les balles des policiers lors de cette manifestation pacifiste. Ce jeune garçon est dans les bras de MBuyisa Makubo, un étudiant de 18 ans.Cet homme est disparu à la suite de cet événement et personne ne sait où il est. Sa mère est décédée il y a trois ans seulement. Pendant toutes ces années, elle participait aux tours organisés en parlant de son fils. C’était donc un témoignage vivant de cette réalité. Elle en parlait en disant « MBuyisa est ou était mon fils ». Cette photo avait fait le tour du monde. On avait parlé alors partout dans le monde de l’Apartheid et de ce que cela représentait pour les « Non-Whites » d’Afrique du Sud. C’est à cette époque, on se souvient, que nous avions participé à diverses manifestations au Québec contre l’Apartheid . Ces évènements, qui ont fait le tour de la planète, ont été le point tournant de la longue bataille de la libération de ce régime raciste en amenant la communauté internationale à réagir. C’est impressionnant comment une photo peut avoir de l’impact. Lorsque nous étions au Viet Nam, nous avions revu la photo de cette jeune enfant courant dans la rue le corps brûlé par le napalm des bombes de l’armée américaine, photo qui avait alerté toute la communauté internationale et qui avait soulevé tout un mouvement d’opposition à cette guerre et cela même au sein des États-Unis. Ici, cela nous a mis en contact comment des jeunes ont été très actifs dans la lutte contre l’Apartheid, des jeunes universitaires mais aussi du secondaire et même du primaire. Quel courage ces enfants ont eu! Lorsque nous sommes sortis du musée, j’ai (Jeanne-Mance) demandé à Vera comment elle avait trouvé le musée. Elle m’a répondu les larmes aux yeux : « J’aimerais pouvoir retourner en arrière et refaire l’histoire ». D’un geste sur le ventre, elle ne pouvait plus parler. On s’est prises par les épaules et on a marché ensemble. Par la suite, nous sommes promenés dans les rues. Il faut dire que, &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VN84hxk3I/AAAAAAAAAoQ/sJLowSBAoIk/s1600-h/maison+pauvre+Soweto.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176129055093789554" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VN84hxk3I/AAAAAAAAAoQ/sJLowSBAoIk/s200/maison+pauvre+Soweto.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;contrairement à la plupart des townships des « Whites » y demeurent, surtout dans la plus belle section de Soweto appelée par le gens « Beverly Hill ». Cependant, 40% de la population de Soweto vit dans des conditions de grande pauvreté, comme par exemple, 9 000 personnes se partagent 90 toilettes et seulement cinq robinets d’eau fraîche, le tout sans électricité. On comprend qu’un résident, Walter Sisulu, ait pu dire que l’histoire de l’Afrique du Sud ne peut être comprise en dehors de l’histoire de Soweto (Richmond, Murphy, Wildman &amp;amp; Burke, 2002). Nous avons mangé dans un restaurant sur place qui offre un buffet avec des mets traditionnels zulus. L’expérience gastronomique était intéressante mais la discussion autour de la table l’était encore plus. En fait, nous avions eu l’occasion de parler avec des « Blacks », des « Whites », des « Indians » mais c’était notre premier échange avec des « Coloureds ». Ce sont des gens qui ont un grand sens de la justice sociale et qui s’opposent, avec raison, à toute différenciation sur la base de la couleur de la peau. On leur a demandé de nous parler de cette période de l’Apartheid, comment ils ont été victimes de la discrimination. Vera m’a répondu : « Nous ne sommes pas des victimes, nous sommes des survivants ». Je (Jeanne-M&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VIzohxkrI/AAAAAAAAAm4/AuyGWXLkcxo/s1600-h/Beverhill+Soweto.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176123398621860530" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VIzohxkrI/AAAAAAAAAm4/AuyGWXLkcxo/s200/Beverhill+Soweto.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ance) me suis excusée de mon vocabulaire avec un très grand respect. Et le père de Vaughan, Leonard, à son tour de dire : « Vous ne pouvez pas savoir ce que c’est que d’entrer dans un autobus et de voir à côté de vous un écriteau SIEGES RÉSERVÉS AUX BLANCS. Quelle belle rencontre, à la fois instructive, chaleureuse et émouvante!&lt;br /&gt;Le dimanche a été pour Gilles une journée de travail intense alors que Jeanne-Mance est retournée à Soweto avec un tour organisé déjà prévu pour un couple de Montréal qui s’est retrouvé à la même auberge de jeunesse que nous. Le tour prévoyait une visite du Musée de l’Apartheid, un superbe grand musée réputé à travers le pays. Il décrit avec des vidéos, des photos, des textes et des témoignages, la bataille contre l’Apartheid et le courage que cette dure bataille a exigé. Les dernières images de ce musée sont celles du jour du vote en 1994, le jour où Nelson Mandela a été élu président.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Notes sur les réalités masculines en Afrique du Sud&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;De tous les pays visités à ce jour, deux pays se démarquent quant aux recherches sur les réalités masculines : bien sûr l’Australie mais aussi l’Afrique su Sud. On ne retrouve pas un très grand nombre de chercheurs sur le sujet, mais ils et elles sont suffisamment nombreux et aussi très productifs de telle sorte que cela apporte beaucoup plus de matériel. De plus, comme la plupart des gens parlent Anglais, il n’y avait plus cet obstacle de la langue que nous avions eu dans plusieurs pays. Enfin, les Sud-Africains, peu importe leur race, parlent facilement d’eux, de ce qu’ils pensent, ils sont simples et très faciles de contact. Ils aiment parler de leur culture respective. Bref, cela nous a permis de ramasser beaucoup de matériel. Malgré tout, nous tenons à demeurer &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VRW4hxlBI/AAAAAAAAApc/6hmrm02S7mA/s1600-h/poster+One+man+can+1+Cape+Town.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176132800305271826" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VRW4hxlBI/AAAAAAAAApc/6hmrm02S7mA/s200/poster+One+man+can+1+Cape+Town.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;prudents car notre compréhension demeure celle d’étrangers et notre temps d’immersion est demeuré très court (deux semaines) et essentiellement dans les grandes villes. Bref, cela demeure toujours une vision parcellaire et subjective d’une réalité fort complexe.&lt;br /&gt;Sans aucun doute, l’idée de mettre un « s » à masculinités s’applique particulièrement ici. De manière générale, plusieurs nous ont dit que la société sud-africaine demeurait une société « macho ». Morrell (2001, dans Pattman &amp;amp; Chege, 2003) considère que les hommes sud-africains se sentent menacés par le taux de chômage alarmant et la montée des idées féministes et ils auraient, selon lui, tendance à se retrancher derrière une masculinité « macho » stéréotypée. Un fois cela dit, plusieurs personnes précisaient que cela diffère quand même beaucoup selon les groupes et sous-groupes. Ainsi, chez les « Whites », les réalités des « Englishs » ressembleraient de beaucoup à ce que l’on connaît dans les pays industrialisés. À plusieurs égards, ces hommes regarderaient ce qui se passe au Royaume Uni et aux États-Unis et tenteraient de rejoindre ces représentations de la masculinité qui leur apparaissent comme plus « modernes ». Plusieurs nous ont dit que les « Afrikaaners » ont des conceptions plus traditionnelles, surtout en milieu rural. Par ailleurs, les jeunes « Whites », de manière générale, ont des aspirations plus élevées, notamment d’aller à l’université et regardent la possibilité d’immigrer ensuite au Royaume Uni (Pattman &amp;amp; Bhana, 2006). Cela correspond, on comprend bien, à la classe sociale, puisque ce sont surtout des « Whites » qui sont propriétaires des entreprises et plus présents dans les milieux professionnels. &lt;a href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9RKkohxkjI/AAAAAAAAAl8/CYnuPGBIMLs/s1600-h/Sonke+gender+Justice+Cape+Town.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5175843864970367538" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9RKkohxkjI/AAAAAAAAAl8/CYnuPGBIMLs/s200/Sonke+gender+Justice+Cape+Town.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cela diffère des aspirations des jeunes « Blacks » qui aimeraient bien aller à l’université mais qui sentent bien que leurs possibilités sont plus limitées et en ce sens, ils aspirent devenir chauffeurs de taxi ou un autre emploi technique (Pattman &amp;amp; Bhana, 2006). Encore une fois, cela va aussi avec la classe sociale, alors que le taux de pauvreté est très élevé au sein des populations « Blacks ». Nous parlons ici davantage des réalités masculines chez les « Blacks » parce qu’ils constituent la majorité et que les problèmes qu’ils affrontent se distinguent davantage des réalités masculines que l’on connaît et auxquelles il est possible d’associer, jusqu’à un certain point, les réalités masculines des « Whites ».&lt;br /&gt;Tout le monde est unanime à dire que, de manière générale, les « Blacks » conservent des traditions très fortes au sein desquelles les rôles masculins et féminins sont très séparés. Cela serait d’autant plus vrai à la campagne et, par ailleurs, ces conceptions auraient tendance à changer en ville. Selon ce modèle, l’homme doit &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VRGIhxlAI/AAAAAAAAApU/_1EilsfFKOY/s1600-h/poster+Father+hood+Durban.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176132512542462978" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VRGIhxlAI/AAAAAAAAApU/_1EilsfFKOY/s200/poster+Father+hood+Durban.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;être le pourvoyeur, celui qui apporte l’argent à la maison et la femme doit s’occuper des tâches domestiques et des soins des enfants. Cette responsabilité de se préparer à devenir pourvoyeur représente une source de stress pour les jeunes hommes dans un contexte où ils sont nombreux à éprouver des difficultés scolaires et que le taux de chômage est très élevé (près de 40%) (Morrell, 2001 dans Pattman &amp;amp; Chege, 2003). Cette vision des rôles de genre est très hiérarchique au sein de laquelle l’homme domine et la femme est dominée et elle doit suivre son mari qui est considéré comme le chef de famille. Cette vision du père chef de famille amène certains à parler des « Donuts Family » devant le nombre élevé de familles dont le père est parti, ces hommes qui divorcent non seulement de leurs conjointes, mais aussi de leurs enfants (Naidoo, 2008).&lt;br /&gt;Les enseignants interrogés par Pattman et Chege (2003) rapportent qu’ils et elles espèrent que les garçons obtiennent de bons succès sur les plans matériel et sexuel dans leurs relations avec les filles et qu’ils soient forts et solides dans leurs relations avec les autres garçons. Alors que, selon eux, les filles veulent devenir des objets du désir sexuel des garçons. Ils et elles considèrent qu’elles doivent être protégées des prédateurs sexuels potentiels. L’image de masculinité la plus souvent rapportée par les filles et les garçons est celle du directeur de l’école : « tough and bossy ». En fait, il y aurait très peu de modèles de masculinité empathique et « caring » disponibles pour les garçons à l’école (Pattman &amp;amp; Chege, 2003). Plus encore, les jeun&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VThohxlHI/AAAAAAAAAqI/qbjzKgQAf6w/s1600-h/tres+belle+vague+Sandy+Beach.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176135184012121202" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VThohxlHI/AAAAAAAAAqI/qbjzKgQAf6w/s200/tres+belle+vague+Sandy+Beach.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;es filles rapportent plusieurs problèmes de harcèlement sexuel par des enseignants masculins et des directeurs d’école (Pattman &amp;amp; Chege, 2003), ce qui renforce la vision des hommes comme des prédateurs sexuels éventuels. En fait, les garçons et les hommes, selon les perceptions des jeunes, auraient des instincts sexuels insatiables.&lt;br /&gt;Des Zulus ont rapporté que, dans la vision traditionnelle, un « vrai » homme doit avoir plusieurs partenaires sexuelles et même être marié à plus d’une femme (note : la polygamie est légale pour certaines ethnies en Afrique du Sud, dont les Zulus). Ainsi, un homme qui a de nombreuses partenaires sexuelles est un appelé « soka », et ce qui est bien vu. Par ailleurs, un homme qui est perçu comme ayant peur des femmes et qui évite les relations sexuelles est appelé « iseshimane » et est, selon eux, stigmatisé et ridiculisé. De même, une femme qui a plusieurs partenaires sexuels est appelée « isifebe » et elle est très mal vue. Un homme peut avoir plusieurs femmes s’il a les capacités de les faire vivre. En pratique, en milieu rural, cela se calcule à la grosseur de son cheptel. Dans la plupart des ethnies, la famille du futur mari doit payer une « lobola », sorte de dot, aux parents de la future mariée. Lorsque deux jeunes adultes désirent se marier, ils doivent en discuter avec leurs parents. Par la suite, il y a une rencontre entre les hommes des deux familles (pères et oncles) et les familles s’entendent sur le montant de la « lobola ». Celle-ci est, nous a-t-n rapporté, établie selon l’éducation de la jeune femme. Chez les Zulus, on parle de l’équivalent de 11 vaches en milieu rural et d’une somme équivalente en ville, soit autour de 8 000 Rands. Cela serait un peu moins chez les Xhosas. Il faut dire que la grosseur d’un troupeau est identifiée comme signe de la richesse qu’un homme possède. Ainsi, les hommes évitent de tuer une vache pour la manger puisqu’elle symbolise sa richesse aux yeux de la communauté. Il semble que de plus en plus de couples ne se marient plus faute d’avoir en main la somme nécessaire pour la « lobola » et la noce qui suit. Après le mariage, la femme porte le nom de son mari, déménage chez sa belle-famille et est considérée comme appartenant maintenant à cette famille. C’est elle qui doit s’occuper de préparer les repas, faire la lessive, s’occuper des enfants et faire la bière… que le mari la boit en regardant sa femme travailler, selon quelques personnes. Lorsque j’ai questionné un Zulu s’il lui arrivait de participer à la préparation des repas, il m’a répondu « I am not allowed to do that ». Un peu comme dans la recherche de Pattman et Chege (2003) alors que cela semblait inimaginable pour les jeunes garçons de penser effectuer ces tâches dites « féminines » qu’ils considéraient comme étant « sales ». Les jeunes de cette recherche rapportaient d’ailleurs que les garçons sont beaucoup plus libres à la maison alors que les parents confient, selon eux, de nombreuses tâches à leurs filles, ce qui leur laisserait d’ailleurs peu de temps pour les travaux scolaires et encore moins pour les loisirs. Dans les discussions avec des hommes (Zulus et Xhosas), ils étaient étonnés d’ap&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VoZ4hxlRI/AAAAAAAAArU/-1sH_VKu8p8/s1600-h/danseurs+Zulu+Durban.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176158140612318482" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VoZ4hxlRI/AAAAAAAAArU/-1sH_VKu8p8/s200/danseurs+Zulu+Durban.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;prendre que j’étais présent à la naissance de ma fille alors qu’ils n’ont pas le droit d’assister à la naissance de leurs enfants. Pourtant, certains participent aux tâches lorsque leurs femmes travaillent. Mais ils rapportent que, dès que quelqu’un d’autre se pointe à la maison, ils ne participent plus. Ils sentent la pression des pairs trop forte. Dans une recherche sur les familles affectées par le VIH/SIDA (Hosegood, discussion personnelle 2008), les chercheures ont observé que les conjoints de femmes lourdement atteintes effectuaient souvent les tâches domestiques et prenaient soins des enfants mais n’en parlaient pas et se sauvaient de la maison à l’arrivée d’un étranger comme pour présenter que leurs femmes avaient fait les tâches en question. Un pasteur Zulu me disait que les pressions de conformité aux normes traditionnelles sont très fortes de telle sorte que les hommes ont de la difficulté à partager les tâches domestiques. Selon lui, cela exigera encore beaucoup d’enseignement pour changer la situation.&lt;br /&gt;Les Xhosas ont aussi d’autres traditions que les Zulus et la plupart des autres ethnies n’adhèrent pas (ou plus maintenant). Par exemple, vers 16 ans, la tradition veut que les jeunes garçons et filles participent à une cérémonie appelée « umtshotsho » au cours de laquelle les futurs couples se forment. C’est comme un grand party pour apparier les célibataires. Après, les couples ont le droit de coucher ensemble, se caresser, mais sans qu’il y ait pénétration, ce qui est perçu à cette étape comme tabou. S’il y a pénétration, il y a punition par la communauté. Dans les faits, cela se voit surtout s’il y a grossesse. Alors les hommes des deux familles et les deux jeunes se rencontrent et établissent le coût de la punition (nombre de vaches ou argent). Il semble que de nos jours, dans les villes, les couples se forment souvent à l’école sans qu’il y ait de « umtshotsho ».&lt;br /&gt;Chez les Xhosas, il y a aussi un rite de passage important pour les garçons, une initiation, qui a lieu vers 18 ans. Selon ce qu’on nous a rapporté, les garçons sont appelés à aller dans la forêt sous la direction d’un aîné, choisi par la communauté pour diriger cette initiation. Les garçons doivent se dévêtir complètement une fois entrés dans la forêt. Leurs vêtements auparavant étaient brûlés, aujourd’hui ils sont davantage donnés à d’autres jeunes garçons, mais le fait de s’en débarrasser représente un signe que l’enfance est maintenant terminée et que le jeune accepte dorénavant de plonger dans la vie adulte avec les responsabilités dévolues à un homme. Pendant trois semaines, auparavant trois mois, ils doivent « se purifier ». Les femmes et les filles leur préparent des aliments spéciaux (à base de mais et de pain) et ils doivent survivre dans la forêt. L’aîné leur enseigne ce que doit être, selon la tradition, un homme ainsi qu’un langage spécial que seuls les initiés connaissent et qui n’est révélé à aucune autre personne. Puis au cours du processus, il y a la circoncision par l’aîné avec un canif. À la fin du rituel, les jeunes doivent porter un nouveau costume pendant un mois qui les identifie clairement comme nouveaux initiés. Ils ont dorénavant le droit de s’asseoir avec les hommes lors des cérémonies et des fêtes, droit qui ne leur était pas octroyé avant. De plus, ils ne doivent plus s’adresser aux garçons non-initiés. Dans les cérémonies et les fêtes traditionnelles, les groupes non-mixtes se forment selon le temps depuis l’initiation. Les plats circulent en commençant par les hommes plus âgés vers les hommes plus jeunes, puis les femmes et les enfants. Selon cette vision, un homme non circoncis demeure un garçon même s’il est d’âge mature ou très âgé. Dans ce cas, sa parole ne compte pas, elle n’a pas de valeur. On nous a rapporté que si les autres ne sont pas sûrs qu’un homme a effectivement été initié, ils lui demandent d’uriner devant eux ou encore baissent son pantalon pour vérifier s’il est circoncis.&lt;br /&gt;Cela crée certaines tensions, semble-t-il, entre les ethnies. Les hommes des autres ethnies n’apprécient pa&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VnwohxlQI/AAAAAAAAArM/CEv5gZG1ORc/s1600-h/gt+guide+tour+Durban.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176157431942714626" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VnwohxlQI/AAAAAAAAArM/CEv5gZG1ORc/s200/gt+guide+tour+Durban.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;s être considérés comme des garçons parce qu’ils ne sont pas circoncis et qu’ils n’adhèrent pas à ce genre de pratique. Entre autres, dans les vestiaires des centres sportifs ou encore dans les « hostels », plusieurs refuseraient d’aller dans les douches communes. Plus encore, il semble aussi qu’il y ait plusieurs jeunes qui décèdent à la suite de ce genre de pratique effectuée selon des méthodes souvent discutables. Cela est aussi un point soulevé par quelques personnes pour ne pas avoir de mariages interethniques ou interraciaux, de peur que l’un des conjoints ne veule pas que son fils participe à ce genre de rituel alors que l’autre y tiendrait mordicus.&lt;br /&gt;Plusieurs nous ont dit et des recherches aussi le démontrent (Pattman &amp;amp; Chege, 2003), boire de la bière représente un marqueur de masculinité dans la plupart des ethnies. Dans un bar, lorsqu’une femme accepte qu’un homme lui paie une bière, cela signifie pour lui qu’elle est consentante à avoir une relation sexuelle avec lui. Souvent cette relation sexuelle a lieu dans la toilette attenante au bar alors que la femme demande à l’homme de l’accompagner (protéger). L’alcool est identifié par plusieurs comme l’un des grands problèmes surtout dans les townships.&lt;br /&gt;Les garçons et les filles de l’étude de Pattman et Chege (2003) présentent leurs pères comme étant émotionnellement et physiquement distants, souvent occupés et préoccupés par d’autres engagements. En milieu rural, la mère ferait souvent le pont entre le père et les enfants. Les jeunes disent discuter de questions relatives au rôle de pourvoyeur avec le père, souvent les questions de frais de scolarité, mais pas les questions qui touchent les amis, les plaisirs, les anxiétés, les relations, etc. Par ailleurs, une recherche rapportée par Naidoo (2008) révèle que chez les jeunes « Blacks » (29%), aussi bien que chez les jeunes « Whites » (25%), la mère représente le modèle nommé en premier tant par les garçons que par les filles. Les pères arrivent en deuxième place chez les jeunes « Whites » (15%) mais seulement en quatrième place chez les jeunes « Blacks » (7%) après les chanteurs – surtout Madiba (17%) et les politiciens (8%). De plus, plusieurs jeunes ont parlé ouvertement qu’ils sont abusés dans leurs familles, notamment par leurs beaux-pères qui leur feraient sentir qu’ils n’ont plus de place à la maison (Pattman &amp;amp; Chege, 2003). Les quelques projets sur l’engagement paternel qui ont eu lieu ont éprouvé des difficultés à convaincre les pères de l’importance de leur rôle auprès des enfants, tant chez les « Whites » que chez les « Blacks », semble-t-il.&lt;br /&gt;Pour ce qui est des réalités gaies, l’Afrique du Sud présente deux images différentes. D’un côté, l’égalité de droits est reconnue pour les gais et bisexuels. Par exemple, le mariage entre conjoints du même sexe est légal, du moins l’union civile. La ville de Cape Town est en compétition pour obtenir les prochains jeux gais. Cette ville est reconnue comme une excellente destination touristique pour les GLB et elle possède une infrastructure sur ce plan assez bien diversifiée. Johannesbourg est aussi, nous dit-on, de plus en plus organisée sur ce plan, même si cela demeure plus discret. D’un autre côté, les visions très centrées sur la famille exercent des pressions très grandes sur les personnes qui ne sont pas mariées. Cela est vrai semble-t-il chez les Afrikaaners, et aussi chez les « Blacks ». L’homophobie demeure très présente. Plusieurs nous ont exprimé qu’il est très difficile pour un homme d’afficher son homosexualité. Le harcèlement serait très fort – Pattman et Chege (2003) parlent de réactions hostiles - et certains nous ont dit que cela peut même aller jusqu’à la mort. Pour certains « Blacks », un peu comme on retrouve chez les Afro-Américains, l’homosexualité est considérée comme quelque chose de « western », liés aux « Whites ». Ainsi, un « Black » qui se considère « gay » aurait tendance, selon un homme gai que j’ai rencontré, à se définir comme féminin et à adopter un style plus efféminé et choisirait alors essentiellement des partenaires dits « straights », qui se présentent comme « hypermasculins » et ont souvent une partenaire ou sont mariés. En fait, on peut aussi penser que plusieurs activités sexuelles entre hommes ont lieu, notamment dans les « hostels » alors que les hommes doivent souvent partager le même lit (simple), sans pour autant que ces hommes se considèrent homosexuels.&lt;br /&gt;Par ailleurs, sur ce plan comme pour plusieurs, les temps changent : les jeunes utilisent de plus en plus Internet, ils ont accès à des postes de télévision venant d’ailleurs, bref, il y a de plus en plus une ouverture vers ce qui est considéré comme étant la « modernité ». Il faut dire aussi que le modèle « western », dit « moderne » est perçu comme un modèle gagnant en matière de prospérité.&lt;br /&gt;Nous avons parlé que pour plusieurs ethnies, le nombre de partenaires sexuelles représente un marqueur de masculinité. Cela bien sûr, a un effet direct sur la transmission du VIH/SIDA. L’Afrique du Sud, rappelons-le, présente un taux élevé de personnes atteintes (on parle d’une personne sur cinq). Les hommes seraient très craintifs, particulièrement dans les communautés « Blacks », de passer un test de dépistage. Plusieurs, semble-t-il, envoient plutôt leurs conjointes passer le test, croyant que si le test est séronégatif pour elles, ils ne sont pas eux-mêmes atteints. On comprend que cela représente une fausse croyance, mais elle semble très présente. On retrouve des distributrices de condoms un peu partout cependant, certains disent ne pas avoir confiance dans les « condoms gouvernementaux » prétextant qu’ils ne sont pas fiables. Ils préfèrent alors ne pas en mettre, nous dit-on. Les campagnes de prévention contre le VIH/SIDA auraient aussi des effets néfastes à quelques égards. Par exemple, Pattman et Chege (2003) rapportent que le fait de rapporter que les statistiques qui veulent que plus de femmes sont atteintes laisse croire aux jeunes garçons que ce sont les femmes qui sont responsables de la maladie, qu’elles en sont les porteuses. D’autres critiquent la vision qui identifie les hommes comme les grands responsables de l’épidémie, vision porteuse d’un jugement moral et d’une condamnation sociale qui provoque une réaction de défense chez bien des hommes selon eux. Par ailleurs, l’épidémie soulève un sentiment de terreur chez plusieurs hommes (Pattman. 2008, discussion personnelle) mais aussi une opportunité pour les couple de discuter davantage à propos de leur sexualité et de négocier (notamment le port du condom) (Morrell, 2008, discussion personnelle). En fait, cibler un groupe comme étant responsable de l’épidémie et le stigmatiser ne représente certes pas une solution.&lt;br /&gt;Cependant, le travail de prévention apparaît complexe. Des groupes travaillent très forts auprès des hommes (notamment Sonke et Hope que nous avons visités) en tentant d’adapter le matériel. La perspective de partir du positif (« One man can ») et de lier la campagne de prévention du VIH/SIDA aux relations des hommes envers les femmes, notamment à l’égalité des genres s’avère une dimension clé de ce travail. Les groupes parlent aussi de la paternité et de l’importance de représenter un bon modèle pour ses enfants. Cela représente une bonne porte d’entrée puisque cela permet de toucher le sens de la responsabilité. Mais la tâche apparaît lourde. Il faut en quelque sorte changer la culture, toute la représentation de la masculinité, notamment qui associe masculinité avec alcool et prouesses sexuelles et l’écarte d’un réel partage avec les femmes et les autres hommes. Un membre d’un groupe disait de la réaction des hommes dans les townships : « They find it strange ». Sans doute, cela exige des hommes convaincus et convaincants pour y arriver. On peut penser que ces messages, aussi importants qu’ils soient, demeurent nouveaux, tellement différents de la culture traditionnelle, qu’ils sont difficiles à intégrer sinon pour ceux qui déjà se sont ouverts à la « modernité ». Néanmoins, le temps de sa durée (2003-2007) le Fatherhood Project a quand même rejoint 10 000 pères (Holtzhaisen, 2008). .&lt;br /&gt;On ne peut passer sous silence le problème de la violence. L’Afrique du Sud occupe la deuxième place parmi les pays où on retrouve le plus de crimes, notamment les assauts sur la personne, les meurtres et le viol. Tout le monde en parle ici. Les maisons et les commerces, les écoles, partout d’importants dispositifs de protection sont installés de telle sorte qu’on a parfois l’impression de se retrouver emprisonnés. Les jeunes hommes « Blacks » sont particulièrement pointés du doigt. Cela est devenu tel qu’on en vient à voir tout jeune homme « Black » comme un danger potentiel. Ce groupe est en quelque sorte stigmatisé. Pattman et Bhana (2006) ont à cet effet écrit un excellent texte pour déconstruire cette image surfaite des « bad Black boys ». Quand ils en ont rencontrés en entrevues, ces jeunes étaient au contraire chaleureux, polis, attentionnés, concentrés. Bref, loin de l’image surfaite. Pillay (conversation personnelle, 2008) abonde aussi en ce sens. Les mesures prises sont souvent d’ordre de la répression mais en fait il faut se poser la question de ce qui est offert à ces jeunes. Issus de milieu de grande pauvreté – n’oublions pas qu’environ 61% des familles « Blacks » vivent sous le seuil de la pauvreté (May, 2000 dans Bhana, 2005c), fréquentant des écoles de piètre qualité, affrontant un haut taux de chômage, avec peu d’espoir de trouver un emploi convenable, habitant des logements surpeuplés, souvent dans des conditions lamentables, ces jeunes se retrouvent sans espoir. En même temps, ils voient bien que d’autres vivent dans des conditions nettement supérieures. Comme je (Gilles) le disais dans ma conférence sur le « Complexe John Wayne », ils donnent un sens à leur vie par la violence. En fait, Pillay le disait très bien, la question est beaucoup plus de l’ordre de comment créer de l’espoir chez ces jeunes et donc des mesures sociales à mettre en place pour les soutenir. Il faut dire aussi que très jeunes, les garçons apprennent vite à chercher à dominer, notamment les filles, alors que souvent les interventions des parents et des enseignants renforcent ces attitudes ou encore ils ne savent pas comment les contrer (Bhana, 2005a; Pattman &amp;amp; Bhana, 2006; Pattman &amp;amp; Chege, 2003). Plus encore, les garçons en particulier sont souvent victimes de corrections physiques à l’école (Pattman &amp;amp; Chege, 2003). La violence est aussi un moyen, il faut le dire, appris dès l’enfance pour se procurer de quoi manger. En ce sens, la violence s’apprend en très bas âge, elle n’est pas exclusive aux garçons, mais rapidement les garçons dominent (Bhana, 2005b; Morrell, 2001 dans Bhana, 2005b). Plus encore, rapidement, les garçons comme les filles apprennent à voir les garçons et les hommes comme ayant de fortes pulsions sexuelles et représentant des potentiels prédateurs sexuels (Bhana &amp;amp; Epstein, 2007; Pattman &amp;amp; Chege, 2003).&lt;br /&gt;Il n’en demeure pas moins que plusieurs hommes se questionnent et désirent que les choses changent et se comportent différemment. Par exemple, nous avons rencontré plusieurs hommes, de divers groupes ethniques, qui s’impliquent et travaillent à ces changements. Par exemple, la recherche de Montgomery, Hosegood, Busza et Timaeus (2006) dans un village zulu montre que les conjoints de femmes infectées par le VIH, contrairement aux prescriptions de genre liées à la tradition, s’impliquent activement dans les soins à leurs conjointes et toutes les autres tâches qu’elles faisaient auparavant (tâches ménagères, soins des enfants, préparation des repas, etc.). Ce sont des choses qui passent inaperçues, souvent cachées. De même, l’enquête réalisée par Sonke Gender Justice Network à Johannesbourg en 2006 auprès de 946 hommes, 50,1% des hommes interrogées considèrent que les hommes doivent s’impliquer davantage pour mettre fin à la violence faite aux femmes (Sonke, 2007). Bref, il y a certaines prises de conscience qui se font et des groupes travaillent fort en ce sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous reste à remercier très sincèrement tous ceux et celles qui nous ont accompagnés au cours de cette portion de voyage. D’abord les collègues chercheurs, notamment Robert Morrell qui rapidement après mon premier contact m’a répondu avec beaucoup d’enthousiasme. Merci aussi à Robert Pattman, Suren Pillay, Deevia Bhana et Victoria Hosegood qui font un travail extraordinaire et permettent que tout un corpus se construise pour mieux saisir les masculinités en Afrique du Sud, souvent avec peu de moyens. Merci à notre ami Johan Nel, une amitié qui s’est créée en cours de route, un homme de cœur que nous avons beaucoup apprécié. Merci aux familles servas qui nous ont chaleureusement accueillis : Antoinette et Clive de même que Recoice à Cape Town et Vaughan et ses parents Leonard et Vera à Johannesbourg. Merci aux groupes d’hommes qui nous ont accueillis, qui ont pris de leur précieux temps pour nous informer sur leur travail et répondre à nos multiples questions : l’équipe du Sonke Gender Justice Network de Cape Town, celle du Hope Worlwide South Africa de Durban et Sbongisni Mikhwanazi du Gay and Lesbian Community Health Centre de Durban. Merci aussi à Eli, Loyiso, Garth, Jabulani, Khonaye, Clifford et d’autres hommes rencontrées au passage qui nous ont livré plein d’informations pertinentes. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176160657463153954" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VqsYhxlSI/AAAAAAAAArc/5W0-LE07hbo/s200/gtjmd+amour+Jburg.JPG" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Références&lt;br /&gt;Bhana, D. (2005a). « I’m the best in maths. Boys rule girls drool.” Masculinities, mathematics and primary schooling. Perspectives in Education, 23 (3) 1-10.&lt;br /&gt;Bhana, D. (2005b). What matters to girls and boys in black primary school in South Africa. Early Child Development and Care, 175 (2) 99-111.&lt;br /&gt;Bhana, D. (2005c). Violence and the gendered negotiation of masculinity among young black school boys in South Africa.&lt;br /&gt;Bhana, D. &amp;amp; Epstein, D. (2007). “I don’t want to catch it”. Boys, girls and sexualities in HIV/AIDS environment. Gender and Education, 19 (1) 109-125.&lt;br /&gt;Govender, P. (2008). Second video emerges at hostel. Dans Sunday Times, Sunday, March 2nd, p.5.&lt;br /&gt;Holtzhaisen, E. (2008). Activism for No Violence Against Women and Children – Enough is enough. SAPS Journal, November 2007.&lt;br /&gt;Mthethwa, B. (2008). Warring teachers won’t take a break together. Dans Sunday Times, Sunday, March 2nd, p.5.&lt;br /&gt;Montgomery, C.M., Hosegood, V., Busza, J. &amp;amp; Timaeus, I.M. (2006). Men’s involvement in the South African family: Engerdering change in the AIDS era. Social Science &amp;amp; Medecine, 62 (10) 2411-2419. Disponible en ligne&lt;br /&gt;Naidoo, S. (2008). Mum’s the word when it comes to role-models – Break down of traditonal family means fathers are often out of the picture. Sunday Times, Sunday, March 2nd, p.6.&lt;br /&gt;Pattman, R. &amp;amp; Bhana, D. (2006). Black Boys with Bad Reputation. In Kan, S. &amp;amp; Pattman, R. (Ed.). Alternation (252-272). Durban: CSSALL.&lt;br /&gt;Pattman, R. &amp;amp; Chege, F. (2003). Finding our voices – Gendered &amp;amp; sexual identities and HIV/AIDS in education. Nairobi : UNICEF.&lt;br /&gt;Richmond, S., Murphy, A., Wildman, K. &amp;amp; Burke, A. (2002). South Africa, Lesotho &amp;amp; Swaziland. Melbourne, Oakland, London &amp;amp; Paris: The Lonely Planet.&lt;br /&gt;Sonke Gender Justice Network (2007). Annual Report 2006-2007. Johannesbourg &amp;amp; Cape Town: Sonke.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8507802020714847873-1874338178523859502?l=gtjmdenvoyage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gtjmdenvoyage.blogspot.com/feeds/1874338178523859502/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8507802020714847873&amp;postID=1874338178523859502' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8507802020714847873/posts/default/1874338178523859502'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8507802020714847873/posts/default/1874338178523859502'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gtjmdenvoyage.blogspot.com/2008/03/21e-envoi-lafrique-du-sud.html' title='21e envoi : L’Afrique du Sud'/><author><name>Gilles Tremblay et Jeanne-Mance Dallaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01334462351712757340</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/SAmnpkAa85I/AAAAAAAAA1A/qa--lgIvXcc/S220/GTjmd+Taj1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R9VK3ohxkvI/AAAAAAAAAnU/YxM2XgaYC6Y/s72-c/femme+bebe+dos+Jburg.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8507802020714847873.post-4333721388287171157</id><published>2008-02-22T04:02:00.039-05:00</published><updated>2008-02-22T05:10:39.532-05:00</updated><title type='text'>20e envoi : La Chine</title><content type='html'>&lt;b style=""&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;20&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; envoi : La Chine&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;La Chine, originellement, n’était pas sur notre itinéraire. Gilles n’avait pas de contact dans ce pays. Cependant deux r&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;aisons motivaient un séjour en Chine. D’abord j’(Jeanne-Mance) avais le goût de revoir la Chine après un voyage, en 1977, d’une durée d’un mois et demi, histoire de voir ce qu’est devenue la Chine. Ensuite, nous voulions voir une amie qui vit en Chine depuis presque 4 ans. Nous devions arrivés en Chine le 29 janvier, cependant la Chine était en pleine tempête de neige et le vol a été reporté au lendemain, tempête que la Chine n’avait pas connue depuis 40 ans. Nous nous sommes donc retrouvés au Holiday Inn juste à côté de l’aéroport Narita de Tokyo jusqu’au lendemain matin. Donc un peu de repos et un temps pour travailler sur la section du blog sur le Japon. Nous sommes arrivés le 30 janvier après quelques jours de tempête de neige et de froid comme la Chine n’avait pas connu depuis longtemps, semble-t-il. Bien sûr, cela demeure relatif quand on connaît nos hivers québécois. Mais lorsque le déblayage des rues se fai&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R76ZFkVfBQI/AAAAAAAAAiU/p2VwLGB8Uv0/s1600-h/jour+de+pelletage+Shanghai.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R76ZFkVfBQI/AAAAAAAAAiU/p2VwLGB8Uv0/s200/jour+de+pelletage+Shanghai.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5169737743200093442" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;t à la pelle par des brigades d’hommes et de femmes et que les maisons ne sont pas ou du moins mal isolées, cela devient plus problématique. Il faut aussi dire que la région de Shanghai où nous étions était beaucoup moins affectée que d’autres régions de la Chine qui, dans certains cas, ont connu une tempête de verglas du même type qu’on a déjà connu au Québec il y a déjà quelques années. Dès le lendemain de notre arrivée, nous avons dû magasiner des vêtements un peu plus chauds, histoire d’affronter des températures de 2 à 5 degrés sous zéro. C’est ainsi qu’on a pu voir ce que veut dire le « made in China » si populaire un peu partout dans le monde. En fait, les vêtements vendus par de nombreuses grandes marques connues sont fabriqués en Chine et sont disponibles ici à des prix nettement inférieurs à ce qu’on connaît chez nous. Juste pour vous donner une idée par exemple, les vêtements &lt;i style=""&gt;North face&lt;/i&gt; vendus à 250 ou 300 $ au Québec, ici se vendent dans les 40 $.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;Quelques données générales sur la Chine&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;C’est bien connu, la Chine est le pays le plus populeux de la terre avec 1,28 billions d’habitants (Jie &amp;amp; Kanji, 2003). Hormis Hong Kong qui a réintégré la Chine depuis quelques années, la plus grande ville demeure Shanghai avec 12,5 millions d’habitants. En superficie, c’est le troisième pays le plus grand, juste après la Russie et le Canada (Jie &amp;amp; Kanji, 2003). C’est aussi un pays très diversifié avec 56 ethnies différentes, même si les Hans représentent 92% de la population (Harper et al., 2005). En pratique, la plupart des ethnies se retrouvent dans des régions spécifiques où nous ne sommes pas allés. Environ 70% des gens vivent dans les campagnes (Jie &amp;amp; Kanji, 2003). Je (Gilles) pensais que nous ressentirions davantage la pression exercée par le très grand nombre de personnes concentrées en ville. Bien sûr, nous arrivions de Tokyo et nous y avions expérimenté les trains bondés aux heures de pointe. La situation à Shanghai sur ce plan ressemble beaucoup à ce que nous avions connu et les rues ne sont pas plus bondées. Il faut dire aussi que nous étions en plein hiver, qu’il faisait un froid inhabituel, donc que les gens sortaient sans doute moins et que nous sommes arrivés en plein Nouvel An. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;Rappelons que la Chine, contrairement à chez nous, a une politique de dénatalité pour aider au développement du pays et diminuer la pression reliée au nombre très élevé de personnes. C’est la politique d’un seul enfant par ménage. Le &lt;i style=""&gt;Lonely Planet&lt;/i&gt; rapporte qu’en pratique, cela prendra encore 30 ans avant d’en arriver à une croissance 0 de la population. &lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R76dCkVfBWI/AAAAAAAAAjE/as8ZMjStb84/s1600-h/linge+sur+cordes+Shanghai.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R76dCkVfBWI/AAAAAAAAAjE/as8ZMjStb84/s200/linge+sur+cordes+Shanghai.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5169742089706997090" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;Les logements sont petits, souvent surpeuplés. Selon un Chinois rencontré, l’architecture des maisons est telle que six logements se partagent la cuisine et la salle de bain. Il rapportait aussi que le logement est très cher à Shanghai alors que le revenu moyen demeure limité, soit 2 500 Yuans par mois (environ 370 $). Il y a donc, là aussi, des bains publics un peu comme on a pu voir au Japon. On comprend aussi que le rapport à l’intimité est fort différent de chez nous alors que nous sommes habitués à de grandes maisons. Par exemple, j’ (Jeanne-Mance) étais très surprise alors que nous étions aux bains qu’une femme soit venue partager la douche où j’étais, ce qui semble un fait usuel ici. De plus, c’est une population qui, comme en Inde et dans le Sud-est asiatique, est relativement jeune. En 2003, 10% de la population avait plus de 60 ans (Harper et al., 2005). Je (Gilles) m’attendais à ce que l’effet du nombre ait aussi des conséquences sur la propreté. Certes, nous sommes loin de la très grande propreté du Japon, mais les endroits publics étaient généralement &lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R76aDkVfBRI/AAAAAAAAAic/9wUROOjZPIU/s1600-h/station+metro+1Shanghai.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R76aDkVfBRI/AAAAAAAAAic/9wUROOjZPIU/s200/station+metro+1Shanghai.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5169738808351982866" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;propres, particulièrement le métro, avec des poubelles un peu partout, vidées régulièrement et les planchers lavés plus souvent encore que dans le métro de Montréal. Bien sûr, cela n’empêche pas d’observer certains comportements moins agréables : des déchets laissés par terre dans le train dont une couche souillée, un homme sur son balcon qui se mouche et jette son mouchoir souillé vers la rue, mais surtout des gens qui crachent sur le plancher un peu partout (magasin, aéroport, train, etc.). Même s’il y a un règlement adopté par la ville qui dit que si une personne est prise à cracher par terre, elle doit payer une amende, les gens font fi de ce règlement. Ce sont aussi des gens « affirmatifs », qui sont habitués de se faufiler pour prendre leur place. Par exemple, lorsqu’un taxi se vide, d’autres personnes entrent rapidement en même temps que les&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;personnes sortent, histoire de ne pas se faire « voler » le taxi par quelqu’un d’autre. Vous comprendrez qu’au début de notre séjour, cela nous est arrivé quelques fois d’attendre que le taxi se libère et que pendant ce temps d’autres personnes entraient de l’autre côté…et voilà, il faut alors attendre le suivant. Nous avons vite compris le système. De même, à quelques occasions, nous avons dû aviser des gens qui passaient clairement devant nous au guichet du train ou à la poste et de leur faire voir que nous étions là avant eux. Disons que cela nous a aidés à aiguiser notre affirmation de soi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;Nous voulions passer quelques temps à Beijing, cependant nous avons dû réviser nos plans compte tenu que nous nous retrouvions en plein dans la tempête de neige dont vous avez entendue et vue à la télévision au Québec et en pleine période du congé du Nouvel an chinois. Donc il n’y avait pas de place sur le train et les billets d’avion qui restaient étaient beaucoup trop chers. Nous nous sommes donc contentés de visiter Shanghai et quelques villes autour.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;Shanghai&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;La Chine connaît une modernisation très rapide, particulièrement depuis les années ’90. Ceci n’a rien à voir avec la Chine que j’ai (Jeanne-Mance) connue en 1977. Par exemple, le train qui relie l’aéroport de Shanghai à la ville est un train magnétique qui atteint les 300 km/heure en quelques minutes à peine. Shanghai a aussi un réseau de métro ultramoderne. Certaines stations ont été ouvertes pendant notre séjour et l’ensemble du réseau date de 2000. Il faut dire que Shanghai se prépare à recevoir l’exposition universelle en 2010 (un peu comme celle de 1967 à Montréal), elle doit se faire belle. On y retrouve plein de grands édifices, &lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R76VmkVfBNI/AAAAAAAAAh8/Nvmz8t0O0BI/s1600-h/gtjmd+tour+pearl+Shanghai.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R76VmkVfBNI/AAAAAAAAAh8/Nvmz8t0O0BI/s200/gtjmd+tour+pearl+Shanghai.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5169733912089265362" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;les feux de circulation affichent des chronomètres digitaux, à divers endroits on constate l’utilisation d’une technologie de pointe&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R76RQEVfBFI/AAAAAAAAAg8/rdw820uA1GE/s1600-h/bateau+publicitaire+Shanghai.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R76RQEVfBFI/AAAAAAAAAg8/rdw820uA1GE/s200/bateau+publicitaire+Shanghai.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5169729127495697490" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;. Cela a amené une amélioration considérable du niveau de vie au cours des dernières années. Le taux de pauvreté selon l’indice international (au moins 1$US par jour) est passé de 80% en 1978 à 18,5% en 2001 (Jie &amp;amp; Kanji, 2003). C’est énorme comme changement! De plus, il semble bien révolu le temps où tout le monde se promenait en veste Mao bleu royal. On retrouve plein de boutiques de mode affichant entre autres les grandes marques de vêtements que l’on connaît bien : Prada, Gucci, Chanel, etc. Plusieurs de ces boutiques exigent d’avoir un portefeuille bien garni (trop pour nous) et on y retrouvait toute une classe de Chinois et de Chinoises qui semb&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;lent vivre bien à l’aise. Bref, on peut constater le développement d’une classe moyenne importante, du moins à Shanghai. L’automobile a aussi remplacé le vélo, quoiqu’il en reste encore quelques&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R76UXEVfBKI/AAAAAAAAAhk/ZBwzLxQEQhw/s1600-h/femme+pyjama+Qibao.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_FHyHwmkzVb0/R76UXEVfBKI/AAAAAAAAAhk/ZBwzLxQEQhw/s200/femme+pyjama+Qibao.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5169732546289665186" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt; vestiges mais beaucoup moins. Le &lt;i style=""&gt;Lonely Planet&lt;/i&gt; note cependant que la campagne profite beaucoup moins de cette modernisation et que l’écart entre les riches et les pauvres s’agrandit de manière considérable au point d’être devenu l’un des pires au monde (Harper et al., 2005).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;Notre amie Cristina et l’école internationale de Shanghai&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;Nous sommes atterris à Shanghai où nous attendait Cristina Pelaez, une amie d’Isabelle notre nièce, que nous avions rencontrée à quelques reprises à Sherbrooke. Nous avions eu la chance aussi de rencontrer toute sa famille quelques mois après leur arrivée au Québec. Pendant notre séjour à Shanghai, nous sommes demeurés chez elle. Elle demeure à un hôtel qui est à la fois un lieu de location de chambres et d’appartements. Nous étions donc très bien dans son appartement qui comporte deux chambres, cuisine, salon et deux salles de bain. J’ai (Jeanne-Mance) donc pu cuisiner quelques plats et faire une réserve de sauce à spaghetti pour notre amie. J’ai (Jeanne-Mance) aussi participé à la messe avec elle, histoire de voir comment se déroule et quelle 
